SAIGNÉE DE LA JUGULAIRE
Fig. 2. ANATOMIE.
La jugulaire externe tantôt unique, tantôt double à son origine, ein alors naissant par deux branches qui se réunissent en un tronc corn- , mun à la partie moyenne du cou , s’étend de l’angle de la mâchoin inférieure au milieu de la clavicule. Obliquement dirigée d’avant en arrière, elle croise la direction du sterno-cléido-mastoïdien, elleestap- B puyée sur ce muscle et recouverte dans tout son trajet par le peau» et la peau. Vers sa partie supérieure, elle est en rapport avec quelques filets nerveux.
PROCÉDÉ OPÉRATOIRE
Le malade étant assis ou mieux couché, on interrompt la circule tion veineuse à l’aide d’une compression établie sur le vaisseau, ml peu au-dessus de la clavicule. On fait usage , à cet effet , d’une cou- \ presse épaisse que maintient une bande , A, qui vient se nouer son l’aisselle opposée. Une simple ficelle un peu serrée au lieu de banda J dispenserait de la compresse , parce qu’elle s’imprime dans la peau et aplatit exactement la veine dans le point qu’elle comprime, la B vaisseau étant convenablement gonflé, le chirurgien l’assujettit ai B moyen de son index et en opère la ponction , B. L’ouverture de la veine , qui se pratique dans la région moyenne du cou , doit te assez large et dirigée dans un sens opposé à la direction des fita du peaucier, parce que celles-ci , étant coupées en travers , se retraitent et maintiennent la plaie ouverte. Très-souvent il arrive quel! sang coule en bavant, et on est alors obligé de le diriger clans le vase au moyen d’une petite gouttière de carton.
On arrête l’écoulement du sang en enlevant le bandage complet- .
seul-, en même temps qu’on appuie sur la plaie avec le doigt pour empêcher l’introduction de l’air.
Le pansement se fait en recouvrant la piqûre , dont on essuie et rapproche les bords avec un peu de sparadrap ou du taffetas d’Angleterre. Quelquefois ces moyens ou même un bandage circulaire ne sont pas suffisants pour empêcher le sang de couler; alors M. Magistel propose un point de suture .
ARTÉRIOTOMIE.
A, ponctué du trajet de Varlere temporale; b', division de la peau; c', compresses en pyramides destinées à la compression de l’artère.
L 'artère temporale, née de la oarotide externe, au niveau du condyle de la mâchoire inférieure, se porte verticalement en haut derrière l’arcade zygomatique. Arrivée au milieu de la région temporale, elle se bifurque en deux branches : l’une, postérieure, se porte en arrière, l’autre , antérieure ou frontale , sillonne le front d’arrière en avant. Cette dernière repose sur l’aponévrose épiorânienne et n’est recouverte que par la peau : position et rapport favorables pour l’artériotomie.
PROCÉDÉ OPÉRATOIRE
Le malade étant assis ou couché, on cherche & découvrir la direction de l’artère temporale par ses battements , après quoi on la fixe avec le pouce et l’index gauches, qui ont encore pour but de tendre la peau. Alors, au moyen d’un bistouri droit, tenu en troisième position, le chirurgien opère une courte incision , dirigée de manière à couper l’artère en travers. Le sang sort quelquefois par jet, et le plus souvent en bavant ; pour l’arrêter , on comprime l’artère sur les deux côtés de la plaie, au moyen de compresses en pyramides c, d , qu’on maintient avec le bandage appelé nœud d’emballeur.
LIGATURE DES ARTERES.