‹ Précis iconographique de médecine opératoire et d'anatomie chirurgicaleChapitre 25 sur 142 · EFFETS DE LA LIGATURE SUR LES ARTÈRES · texte numérisé non relu

EFFETS DE LA LIGATURE SUR LES ARTÈRES

Fig. 1. Les artères sont formées de trois membranes superposées, appelées tuniques : a, tunique externe, la plus vivante, souple et très-résistante ; b, tunique moyenne , jaune , élastique, formée de fibres circulaires , offre peu de résistance dans le sens longitudinal , possède uno vitalité obscure; c, tunique interne, mince, lisse, transparente, trèsfriable, sans vitalité, est considérée comme analogue aux produits épidermoïdes.

. Fig. 2. Lorsqu’on applique une ligature, a, sur une artère , les deux tuniques interne êt moyenne, b, e, sont brisées par le fil et se rebroussent de façon que les parois c, d, de la tunique externe, la seule qui résisté a la ligature , se trouvent mises en contact par leur face interne. ' ''

Fig. 3. Après la ligature d’une artère , la collatérale, a, située andessus se dilate ; dans l’espace compris entre la ligature et la naissance de cette première collatérale, le sang stagne et il s’y forme par suite un caillot, b, qui oblitérera l’artère après la chute de la ligature.

Fig. 4 et 5 '. La torsion, a, produit sur les tuniques artérielles un effet analogue à-la ligature , à savoir qu'elle brise les deux tuniques interne et moyenne b, b, qui sont refoulées en haut et en bas , tandis que la tunique externe, c, seule résiste et se tortille pour oblitérer le calibre de l’artère.

Fig. 6. Après que le cours du sang a été interrompu dans une artère ; par une ligature ou par une autre circonstance, la circulation se rétablit au-dessous au moyen de la dilatation des anastomosesentre les collatérales inférieures et supérieures. La figure 6, empruntée, an Musée Dupuytren, représente un anévrysme, a, de l’artère poplitée , guéri par l’emploi de la glace. On voit la dilatation considérable des rameaux articulaires b, b, b, b, qui ont rétabli la circulation dans la partie inférieure du membre.

l'ig. 7. a, artère dans un moignon, saisie ou plutôt accrochée par la pointe, b, du tenaeulum; c, c1, ligatures destinées à lier l'artère saisie par l’instrument.

1 Empruntées au traité des ligatures de M. Manec.

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