POLYPES DO CONDUIT AUDITIF
Les polypes du conduit auditif peuvent être enlevés ou détruits surplace par la ligature; l’excision, l'arrachement et la cautérisation. La nature du polype, sa forme et son volume fourniront au chirurgien les indications nécessaires pour le choix du procédé à
La ligature peut se faire immédiatement ou à l'aide du serrenœud de Desault (voy. instrum. pl. XII, fig. 8) en glissant un nœud coulant autour d’un polype pédiculé.
— IdS -
L'arrachement convient dans presque tous les cas. On le pratique avec des tenettes en acier (voy. instmm.pl. X, fig.4 etpl. XII, fig. 1 I e sang qui s’écoule souvent en abondance après UHilchbmenl peut être arrêté par la càtitérlsatiorl. Oh emplbië jjfiricijialement Je nitrate d’argent ou la pâle de Vienne. Il faudra surveiller avec soin l’action du caustique et pour en préserver la membrane du tympan, il sera prudent d'inirodüiïe une petite boule de coton au fond du conduit auditif.
ABSENCE ET OBSTRUCTION Dt CONDUIT AUDITIF.
L’absence congéniale du conduit auditif produite par le rapprochement des parois osseuses du canal , est au-dessus des ressources de l’art. Mais quand une membrane plus ou moins épaisse, siluée plus ou moins profondément oblitère le conduit auditif, la ponction, l'incision et la cautérisation peuvent être employées avec succès. '
Il seratoujoursprudentde commenceruneponction exploratrice, afin de constater laprésence du vide derrière la membrane; si, par cette ponction , l’ouïe est rendue plus facile, on peut alors tenter une incision cruciale sur la membrane , et réséquer les lambeaux. Un corps dilatant quelconque sera ensuite introduit dans l’ouverture artificielle pour la maintenir et empêcher son oblitération pendant là cicatrisation de la plaie .
itard et Bonafond ont employé avec succès la cautérisation par ie nitrate d’argent, pour détruire des membranes profondément placées, (voy. le porte- caustique de M. Bonafond, instrum. pl. X, % !4). .
L'oblitération du conduit, reconnaissant pour cause 1 épaississement des parois molles, peut être guérie par des corps dilatans tels que la corde à boyau , l’éponge préparée , etc., qu'on remplace ensuite par une petite canule d’or ou d’ivoire destinée à maintenir la dila ation.
Quel que soit le procédé employé, l'opérateur doit agir avec ménagement et redouter les lésiüns dé l'Oleitlfe moyenne.
OPERATIONS QUI SE PRATIQUENT SUR L’OREILLE MOYENNE, (pl. 38, fig. 1, et pl. 43, fig. 1 et 4.)