‹ Précis iconographique de médecine opératoire et d'anatomie chirurgicaleChapitre 70 sur 142 · BEC DE LIÈVRE , CHEILOPLASTIE , COARCTATION DE L’ORIFICE BUCCAL · texte numérisé non relu

BEC DE LIÈVRE , CHEILOPLASTIE , COARCTATION DE L’ORIFICE BUCCAL

Fig. 1. Bec de lièvre simple.

Fig. 2. Le même après l'opération. Trois points de suture entortillée réunissent les bords de la plaie.

Fig. 3. Bec de lièvre double.

Fig. 4. Le même après l'opération.

Fig. 5. Cheiloplastie. La portion cancéreuse, a c da, est comprise entre deui incisions ace, a de. Les commissures sont prolongées par deux incisions ab, ab; les deux bords, a de. et, ace, seront tffrontés et réunis sur la ligne médiane par des points de suture.

■jUt. 6. Procédé de Chopart. Deux incisions, ae et df, déterminent un lambeau quadrilatère, aefd, dont on retranche la portion malade suivant une incision, i> c; le lambeau, b e cf, doit être remonté par glissement au niveau des commissures, a et d.

SUITE DU BEC DE LIÈVRE, etc.

Fig. 1 et 2. Opération du bec de lièvre. Procédé de M. Malgaigne.

Fig. 1. Deux incisions, a et b, détachent deux petits lambeaux à base inférieure qu'on affrontera par leur surface saignante pour corriger la petite encoehure qui persiste après l’opération faite par le procédé ordinaire.

Fig. 2. Les deux lambeaux a et b renversés avant la réunion.

Fig. 3 et 4. Procédé de M. Mirault, d'Angers. Un seul lambeau a est conservé sur l’un des bords de la division. Ce petit lambeau est destiné à combler l’encochure (voyez fig. 4).

Fig. 5 et 6. Coarctation de l'orifice buccal. Procédé de Dieffenbach. Deux incisions à mi-épaisseur a b et c d, déterminent un lambeau triangulaire dont la base répond à l’orifice rétréci et le sommet à-la commissure labiale.

Fig. 6. Le lambeau est enlevé; la muqueuse a, est seule conservée et tapisse le fond de la plaie.

Fig. 7. La muqueuse est divisée horizontalement ; les deux lambeaux membraneux a et b, recouvriront la plaie saignante et formeront la muqueuse des lèvres nouvelles.

Fig. 8. Elle représente une coupe de la paroi buccale afin de montrer la disposition des fils a b et c d placés avant la division de la muqueuse pour pratiquer ultérieurement les points de suture.

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T.g3 Fig 4

RETABLISSEMENT DE L’ORIFICE BUCCAÎu

Cette opération se pratique dans les cas d'adhérence anormale des lèvres ou de coarctation de l'orifice buccal. Si l’adhérence anormale est congénitale et complète sur lin enfant nouveau-né, il faut de suite rétablir l'oüverture de la boüche en incisant la membrane qui l’oblitère. Pour cela, Une ponction Sera faite avec un biëtouri étroit sur l’un des points qui correspondent aux cbmmissüfes des lèvresi une sonde cannelée sera introduite par cette Ouverture pour guider l’instrument tranchant (bistouri ou ciseaux) <JUi doit rétablir l’ouverture de la bouche. Les dëüx lèvres sanglantes Seront ensuite enveloppées d’un petit linge cératé, afin d’ërripêchef' tout contact entre les dettx plaies pendant la cicatrisation.

Quand la coarctation de l’orifice buccal est produite par des cicatrices vicieuses; suites de brûlures ou d’ulcères, le succès dé I’dpératibn est plus difficile à obtenir que dàiis les cas d'adhérence anormale. Le travail de la cicatrisation ramène toujours des adhérences nouvelles qui rétablissent la coarctation: C’est pouf empêcher le tissu inodulaire de reproduire la diflormité qu’ont été imaginés les procédés que nous allons décrire.

• Procédé dé Boyér. — L’orifibë buccal étant rétabli par deux incisions prolongées autant que possible, mais s’arrêtant toutefois eh dedans des artères labiales, oit tire ëh dehors les deux cblnthissitres, au moyen de deux crdchelü mOuSses ëh argent, agissant eh sens Contraire. Uh bahdagë eonvëfiablë immobilise les deux croëliels qui maifitieririeht ainsi leS dimensions de là boüchë pendant (jbëles lèvres se Cicatrisent. Ce procédé à compté quelques subcès.

On a aussi proposé de faire une pdhclion avëc uh froëart du. niveau des commissures, puis de passer par ces ouvertures artificielles un fil de plomb dont les deux extrémités Sont ensuite réunies et tordues, afin de couper les chairs au moyen du fil qu’on resserre chaque jour de plus en plus. Mais les tissus divisés se cicatrisent et se réunissent de nouveau derrière le fil.

Procédé de Knigèn-Hansen. — Le fil de plomb n’est pas destiné à cduper les cliait'3; oh le laisse sur place SdnS ie fessèfrer, ët quand les deux petits trous qu’il traverse sont cicatrisés et convertis en ouvertures permanentes, on rétablit l'orifice buccal avec un bistouri ; les deux perforations cicatrisées forment les commissures labiales. Par ce procédé les effets de la cicatrisation sont moins h redouter que par le précédent. Au lieu du fil dè plomb, on pourrait placer une petite canule en argent, ou un clou de

plomb de Searpa (voy. instrum., pl. VIII, fig, 13), dont la grosse extrémité serait dans la cavité buccale et la pointe tordue à l'extérieur sur la peau.

Procédé de Dieffenbach (voy. pl. 44 bis, fig. 5 et 6). — Afin d’empêcher le recollement des bords de la plaie, Dieffenback imagina un procédé dans lequel la muqueuse buccale est réservée de manière h pouvoir recouvrir le bord sanglant des lèvres nouvellement formées.

L’opérateur introduit dans la bouche du malade l’indicateur de la main qui ne tient pas l’instrument, afin de tendre la paroi buccale; l’autre main, armée d'une paire de ciseaux bien pointus, ou mieux, d’un bistouri étroit et très aigu, enfonce obliquement la pointe de l’instrument un peu au-dessus du point où doit être placée la commissure labiale; la lame ne doit point traverser l’épaisseur de la joue, mais elle doit être conduite de dehors en dedans, à mi-épaisseur des tissus, jusqu’à l’orifice buccal contracté. Une fois que la pointe de l’instrument est dégagée, il faut tourner la lame, le tranchant en avant, et diviser d’un seul coup d'arrière en avant toute la moitié superficielle des tissus. Une seconde incision est faite de la même manière au-dessous de la première, et ces deux incisions sont réunies dans le point où existera la commissure nouvelle par une petite incision semi-lunaire. Il ne reste plus qu'à exciser le petit lambeau triangulaire abc d compris entre les incisions, en ayant soin de ménager la muqueuse qui tapisse le fond de la plaie.

Le second temps de l’opération consisle à utiliser la muqueuse réservée. Pour cela, elle est isolée des autres tissus aulant que possible, puis on la divise horizontalement, jusqu’à six ou septmillimèlres de la commissure. Les deux lambeaux flottans en haut et en bas servent à recouvrir la plaie saignante, et on les unit à la peau par des points de suture.

Procédé de M. Velpeau. — Avant de diviser horizontalement la muqueuse, M. Velpeau passe les fils destinés à la réunion. Chaque fil, armé d’une aiguille , traverse de dedans en dehors la muqueuse et la peau. Une rangée de fil est ainsi passée pour la lèvre supérieure et une pour la lèvre inférieure; c'est entre les deux rangées de fil que l'incision de la muqueuse est pratiquée; en nouant les fils on opère la réunion (voy. pl. 44 bis , fig. 6).

Procédé de M. Serre, de Montpellier. — M. Serre divise peau et muqueuse au même niveau, puis il affronte et réunit ces deux membranes par des points de suture. Ce procédé est plus simple que les précédens, mais il n'offre pas les mêmes chances de solidité.

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