‹ Précis iconographique de médecine opératoire et d'anatomie chirurgicaleChapitre 72 sur 142 · BEC DE LIÈVRE COMPLIQUÉ · texte numérisé non relu

BEC DE LIÈVRE COMPLIQUÉ

Les complications les plus ordinaires du bec de lièvre sont : 1° la présence de dents saillantes en avant; 2° la saillie trop considérable de l'os incisif; 3o l’insertion vicieuse du tubercule médian, et l’irrégularité du bord labial; 4° la division de la voûte pa-

1° Les dents saillantes seront refoulées en arrière et maintenues autant que possible dans leur direction normale par des fils fixés aux dents voisines; si leur redressement ne peut être opéré, il faut pratiquer leur évulsion.

2» La saillie trop considérable de Vos incisif est une complication à laquelle on peut remédier par différens procédés. Si l’os est mobile, on le repousse en arrière ; s’il est solide, on le résèque.

Desault refoulait en arrière le tubercule osseux au moyen d’un bandage fortement serré, passant sur la partie saillante et venant s’attacher derrière la tête. Le malade £arde ce bandage jusqu’à ce que la réduction permette de faire régulièrement l’opération. M. Gensoul a corrigé la disposition vicieuse de l’os intermaxillaire en le brisant, pour lui donner une direction verticale. Quel que soit le procédé, l’opération ne doit se faire qu’après le redressement plus ou moins complet de l’os incisif.

Blandin excisait avec de forts ciseaux un morceau triangulaire à base inférieure de la cloison des fosses nasales. Les os intermaxillaires, ainsi privés de point d’appui, étaient ensuite refoulés en arrière.

3« L’insertion vicieuse du tubercule labial au bout du nez. tient souvent à la saillie du tubercule osseux qui le supporte. Dans ce cas, on peut utiliser le tubercule labial pour former la sous-cloison du nez. Dupwytren divisait avec un bistouri les adhérences qui unissaient le tubercule labial au tubercule osseux ; il réséquait ensuite de ce dernier toute la partie saillante dépassant les os maxillaires; puis, le tubercule cutané étant avivé sur ses bords, ainsi que les bords des divisions latérales, il procédait à la réunion comme pour le bec de lièvre simple. Le tubercule cutané était en • suite replié en haut sous le nez, et maintenu à la place de la sous cloison par des points de suture.

40. Division de la voûte palatine. Procédé de M. Phillips. — Dans les cas d’écartement des os, M. Phillips traverse le nez àsabase, derrière les ailerons, avec un fil d’argent armé d’une pointe d’acier; deux petites plaques de carton ou de liège ont été préalablement appliquées sur les ailes du nez, et se trouvent aussi traversées par le fil d’argent. Le fil est alors replié sur les plaques qui lui servent de point d’appui, et le nez se trouve ainsi placé entre deux boutons qui rapprochent les parties dont l’écartement s’opposait à la réunion.

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