LÉSIONS DES ARTÈRES INTERCOSTALES
Les plaies qui siègent' dans le tiers postérieur de la poitrine peuvent seules compromettre d’une manière sérieuse les artères intercostales. Quand l’artère blessée est visible au fond de la plaie, il faut la lier. Les procédés opératoires, autres que la ligature pour arrêter ces hémorrhagies, sont plus nombreux que les observations recueillies des blessures de l’intercostale. Avant de recourir à un moyen quelconque, il faut d’abord reconnaître la véritable source de l’hémorrliagie. On a proposé d’introduire dans la plaie une carte recourbée en gouttière. Si le sang s’échappe sous la carte, il provient d’une lésion du poumon; s’il coule sur la carte, une artère intercostale en est la source.
Dans le cas où la blessure de l’artère serait bien reconnue , il faudrait introduire dans la plaie le doigt recouvert d’une compresse 6ne faisant doigt de gant ; puis on bourre ce cul-de-sac de charpie afin qu’il forme une espèce de pelote dans la plèvre. En retirant ensuite au dehors le petit appareil, on comprimera non-seulement les bords de la plaie, mais aussi l’artère intercostale contre la gouttière de la côte.
Nous ne décrirons point ici les divers instruments imaginés pour atteindre au même but. Tous ces procédés ont l’inconvénient d’être peu ou point applicables et toujours irritants pour la plèvre.