‹ Précis iconographique de médecine opératoire et d'anatomie chirurgicale [electronic resource]Chapitre 60 sur 172 · DE L’ŒIL · texte numérisé non relu

DE L’ŒIL

Fig. 1. Coupe antéro-postérieure verticale de l'orbite, découvrant les muscles de l'œil droit; face externe. — a, globe de l’œil; b, muscle releveur de la paupière supérieure; c, muscle droit supérieur; d, muscle droit externe; e, muscle droit inférieur; f, muscle petit oblique; g , insertion fixe des muscles de l’œil.

Fig. 2. Elle représente les gaines aponévrotiques constituées par l’aponévrose orbitaire. — a, globe de l’œil ; b , gaine du muscle reîeveur de la paupière supérieure; c, gaine du muscle droit supérieur; d , gaine du muscle droit externe ; e , gaine du muscle droit inférieur; f, gaine du muscle petit oblique.

Fig. 3. Disposition des muscles et de leur insertion mobile sur la sclérotique , l’œil est vu de face et les muscles sont ramenés d’arrière en avant. — a, muscle droit supérieur; b, muscle droit externe; d , muscle droit interne ; c , muscle droit inférieur; f, muscle grand oblique sortant de la poulie de réflexion , e.

Fig. 4. Opération du strabisme. — Procédé de M. Sédillot. — Les paupières sont écartées par un blépliareetome , a ; b , érigne confiée à un aide; c , pinces soulevant un pli de la conjonctive ; d , ciseaux incisant le pli pour mettre le muscle à nu.

Fig. 5. Un crochet mousse , a, est passé sous le muscle , b.

Fig. 6. a, crochet mousse; b, ciseaux incisant le muscle droit interne.

Les mouvements du globe oculaire s’exécutent autour des trois axes antéro-postérieur, transverse et vertical. Ces mouvements sont déterminés par six muscles : quatre droits et deux obliques.

Les quatre muscles droits prennent un point d’insertion fixe en arrière du globe autour du trou optique; partis de ce point, ils s’appliquent sur le globe et s’enroulent sur lui d’arrière en avant pour prendre leur point d’insertion mobile sous son hémisphère antérieur, à trois ou quatre millimètres en arrière de la circonférence de la cornée transparente , disposition favorable pour les mouve-

ments de rotation qu ils doivent déterminer. Ces quatre muscles

sont :

lü Le droit supérieur, situé à la partie supérieure de l’orbite, sous le releveur de la paupière; il élève la pupille en faisant tourner l’œil sur son axe transverse ;

2" Le droit inferieur, diamétralement opposé au précédent , meut également le globe sur son axe transverse, mais en abaissant la pupille. Il passe entre le globe et le petit oblique qui s’insère au-dessus de son bord externe ;

3° Le droit interne, situé sur la paroi interne de l’orbite, meut l'œil autour de son axe vertical et porte la pupille en dedans ;

4° Le droit externe, situé sur la paroi externe de l’orbite, est antagoniste au précédent ; son insertion sur la sclérotique est un peu plus rapprochée de la cornée que celle des autres muscles droits.

Les deux muscles obliques meuvent le globe oculaire autour de son axe antéro-postérieur.

1° Le grand oblique, prend son insertion fixe autour du trou optique; de là il se porte en avant et en dedans jusqu’à l’apophyse orbitaire interne du coronal , où il est reçu dans un anneau fibreux faisant poulie de réflexion. Au sortir de cet anneau , il se dirige de dedans en dehors, passe sous le droit supérieur et vient s’insérer sur l’hémisphère postérieur du globe; en se contractant, il porte la pupille un peu en bas et en dehors.

2° L e petit oblique prend son insertion fixe sur l’extrémité interne du bord de l’orbite; il contourne en bas le globe oculaire de dedans en dehors , pour aller s’insérer par un tendon assez large sur son hémisphère postérieur au-dessous de l’insertion du grand oblique. Par son action il est antagoniste du grand oblique.

Trois nerfs différents se rendent dans ces muscles : le moteur oculaire commun , qui fournit des filets aux droits supérieur, interne et inférieur; le pathétique, exclusivement destiné au grand oblique, et le moteur oculaire externe au droit externe.

Aponévrose orbitaire. — Le globe de l’œil est maintenu au milieu de l’orbite par l’aponévrose orbitaire. Suspendu dans cette coque fibreuse, il peut exécuter avec rapidité ses mouvements de rotation sans subir des déplacements généraux qui détruiraient dans les deux globes la simultanéité d’action nécessaire à la netteté de la vision. Cette aponévrose, après avoir tapissé l’orbite et fourni les ligaments palpébraux, se replie sur le globe, l’enveloppe dans ses deux tiers postérieurs, fournit des gaines à ses muscles, et vient se terminer en arrière sur le nevrilème du nerf optique. Elle contracte des adhérences avec la portion antérieure des muscles, au moment où ceux-ci

l'abandonnent pour s’insérer à la sclérotique ; cette disposition ne permet pas toujours à chaque muscle d’agir isolément; elle rend compte des mouvements qui persistent après la section du muscle lui-même, puisque le globe oculaire se trouve ainsi sous la dépendance des mouvements de l’aponévrose orbitaire.

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