PERFORATION DES CELLULES MASTOÏDIENNES
La communication qui existe entre les cellules mastoïdiennes et ia caisse du tympan a inspiré aux chirurgiens la pensée d’ouvrir
un passage artificiel à l’air extérieur, en perforant l’apophyse mastoïde.
Cette opération peut se pratiquer, soit avec un petit trépan, soit avec un trocart ou un perforateur. Le lieu d’élection le plus favorable est un peu en avant de l’apophyse mastoïde, à 15 ou 18 millimètres au-dessus de son sommet (Malgaigne).
La perforation des cellules mastoïdiennes n’est pas seulement indiquée dans certaines surdités ; on peut aussi l’utiliser pour donner issue au pus ou aux liquides contenus dans les cellules et i’oreille moyenne , à la suite d’abcès ou de lésions organiques de l’apophyse.
Cette opération ne tient pas toujours les résultats qu’elle promet; elle n’est pas exemple de dangers, et dans quelques cas elle a été suivie de mort Ces considérations, jointes à celle-ci, qudles cellules sont souvent atrophiées, ce qui rend l’opération inutile, devront inspirer aux chirurgiens une sage réserve.
CATHÉTÉRISME DE LA TROMPE d’eUSTACHE. (PL. 38, FIG. 1
et pl. 34, fig. 1.)
Rappelons ici que la trompe d’Eustache est un conduit long de 4 à 5 centimètres, présentant une ouverture, c, pl. 43, fig regardant en bas, en dedans et en avant: ouverture située en arrière du méat et du cornet inférieur, a. On peut donc atteindre cet orifice de la trompe soit par la bouche, soit par les fosses nasales. La fig. 1, pl 38. représente une sonde de M. Deleau.d, couchée sur le plancher des fosses nasales etintroduite en e, dansl'orifiee pharyngien de la trompe d’Eustaehe.
Le cathéiérisme de la trompe a pour but de la désobstruer. On obfiçnt ce résultat par des injections d’air ou de liquides médicamenteux.
Méthode de Guyot. — En 1724, Guyot, maître de poste à Versailles, tenta le premier avec succès le cathétérisme de la trompe d’Eustache. Il introduisait une sonde dans la trompe en passant par la bouche. Ce procédé eut d’abord de nombreux partisans, mais en 1741, Cléland fit le cathéiérisme parle nez, et le procédé de Guyot fut, dès-lors, généralement abandonné.
Méthode de Cléland. — Procédé ordinaire. — On le pratique avec une algalie en argent, assez fine et ayant la courbure d’une sonde de femme ( voy. instrum., pl. X, fig 8). Le ma'ade étant assis, la tête légèrement renversée en arrière, et maintenue immobile par un aide placé derrière lui, l’opérateur saisit de la main droite
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