‹ Précis iconographique de médecine opératoire et danatomie chirurgicaleChapitre 72 sur 86 · ISI · texte numérisé non relu

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Procédé ordinaire. — Attribué à Meïbomius, ce procédé qui ne laisse pas de cicatrice visible, consiste à perforer les alvéoles et à pénétrer ainsi dans le sinus maxillaire par un point déclive, facilement accessible aux instruments.

Toutes les dents molaires répondent au sinus, et c'est par leurs alvéoles que la perforation doit être faite. S'il manque une dent on s'adressera à l'alvéole vide ; si une seule molaire est cariée, c'est cellelà, quelle qu'elle soit, qu'il faut arracher de préférence (Malgaigne). Si toutes les molaires sont saines, il faut extraire la deuxième et pénétrer par son alvéole.

L'opération peut être faite avec un poinçon , ou un trocart ou un petit trépan perforatif. La nature de l'affection qui la réclame indiquera les dimensions qu'on doit donner à l'ouverture. Belloc introduisait dans l'orifice artificiel un bouchon de bois pour empêcher les aliments de pénétrer dans le sinus. D'autres opérateurs ont conseillé de placer une canule à demeure.

Il est assez difficile d'apprécier théoriquement la valeur relative de ces procédés ; mais la perforation des alvéoles est généralement facile et paraît d'ailleurs indiquée par la nature elle-même , puisque dans certains cas les liquides contenus dans le sinus s'échappent souvent par une alvéole que la chute d'une dent a laissée vide.

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