PRURIT GÉNÉRALISÉ
Symptomatologie. — Dans le prurit généralisé, plus rare que le prurit partiel, le malade ressent d'abord en un
PRURIT SÉMLE.
point quelconque du tégument une sensation de le'ger chatouillement plutôt qu'une véritable démangeaison à laquelle il peut tout d'abord résister, puis il se trouve forcé de la combattre soit par imo sorte décompression manuelle, soit par un grattage modéré jusqu'à ce qu'enfin la démangeaison, devenant de plus en plus violente et insupportable, oblige le patient à se gratter furieusement non seulement avec les ongles, mais encore avec les objets quelconques qu'il trouve à sa portée. Le prurit ne se calme que lorsque la peau est liyperhémiée, excoriée, saignante, mais ces traces de grattage sont peu persistantes et bien souvent même le grattage ne détermine sur le tégument qu'une sécheresse et un état rugueux tout particuliers.
Pronostic. — On conçoit facilement que de pareils symptômes, se prolongeant indéfiniment pendant des mois et des années, puissent conduire à l'amaigrissement, aux troubles nerveux, quelquefois même à la folie et au suicide, d'oii un pronostic grave.
Étiologie. — Le prurit généralisé semble s'observer plus particulièrement chez les arthritiques.
Deux variétés bien spéciales de prurit généralisé ont été étudiées séparément par les auteurs, ce sont :
1° Le prurit sénile ;
2° Le prurit de Duhring ou pruritus hiemalis.