CHAIR DE POULE
Synonymie. — Cutis anserina. (Peau ansérine.)
Définition. — Symptomatologie , etc. — L'état particulier de la peau connu sous le nom de chair de poule consiste dans l'érection des follicules pileux sous forme de petites élevures, dures, pointues, observées surtout aux membres, du côté de l'extension, et au tronc.
C'est un phénomène physiologique transitoire, dû à la contraction des fibres lisses des follicules, provoquée par
GHÉLOIDE.
une irritation directe ou indirecte du système nerveux de la peau (changement de température, frayeur, etc.).
La même désignation s'applique à l'aspect de la peau dans les degrés les plus légers de l'ichthyose.
CHÉLOIDE
Synonymie. — Dartre de graisse (Retz). — Kéloïde. — Cancroïde. — Tubercules durs. — Cancelli. — Cancroma. — Cancre blanc. — Le crabe (Alibert). — Chéloide rouge (Bazin). — Cancer tubéreus (Fuchs).
Définition. — La chéloïde est une tumeur cutanée plus ou moins saillante, ferme et rénitente comme du tissvi de cicatrice, de forme plus ou moins irrégulière, se développant dans ]c derme et essentiellement récidivante.
Suivant que cette tumeur se développe spontanément ou consécutivement à une cicatrice, la chéloïde est dite spontanée, vraie [kelis genuina d'AuBERT) ou miawx primitive^ ou cicatricielle (Velpeau), [fausse chéloïde, kelis spuria d'AuBERT, tumeur verruqueuse des cicatrices de G. Hawrins, végétations des cicatrices deFoLLiN), celle-ci distinguée parfois encore de la cicatrice hypertrophique.
Symptomatologie. — Dans tous les cas, la chéloïde se présente sous l'aspect d'une tumeur pouvant s'élever de un à cinq ou six millimètres au-dessus du niveau du tégument, presque toujours bien limitée par des bords plus ou moins nets; sa consistance est un peu ferme et élastique, sa forme variable, allongée et cylindrique, ou arrondie, ovale ou carrée, munie presque toujours de prolongements cra-
CHÉLOIDE.
biformes. La coloration varie aussi : elle est tantôt d'un blanc mat, tantôt rose ou violacée, tantôt de la couleur normale de la peau, surtout lorsqu'elle est ancienne; souvent on y remarque de fines traînées de vascularisation.
La surface de la tumeur est unie et lisse, ou bien inégale, avec des bosselures plus ou moins nettes; elle est complètement glabre ou parsemée de quelques poils isolés.
Indolente dans certains cas, la chéloïde est, dans d'autres, très sensible à la pression; parfois même elle peut être très douloureuse spontanément,
Il peut n'exister qu'une seule tumeur comme il peut s'en développer plusieurs.
Siège. — On rencontre les chéloïdes par ordre de fréquence plus particulièrement sur le thorax, à la région sternale, au cou, au dos, à la nuque, au menton, aux oreilles, à la partie inférieure des joues, plus rarement sur les membres.
Marche. — La tumeur commence ordinairement par de petits tubercules indurés qui se développent très lentement pour rester stationnaires lorsqu'ils ont acquis leur entier développement et persister ensuite le plus souvent indéfiniment. Parfois les tumeurs disparaissent graduêllement, comme cela arrive surtout dans les chéloïdes cicatricielles consécutives aux plaies , aux lupus , etc. Cette terminaison heureuse est rare dans les cas de chéloïde spontanée.
Pronostic. — Le pronostic est donc ici d'autant plus sévère que, si la chéloïde est moins une maladie qu'une difformité, il faut savoir que, chez certains sujets [sujets
CHÉLOIDE.
chéloïdiem) , les chéloïdes peuvent se développer avec une grande facilité.
Diagnostic. — La chéloïde dont le diagnostic est en général facile pourrait néanmoins être confondue avec les iirxm dont elle n'a pas la coloration intense, ou avec certaines tumeurs de la peau A' origine tuberculeuse, scrofuleuse, syphilitique ; le diagnostic se fera ici grâce au développement particulier de la tumeur chéloïdienne, à sa persistance et à l'absence de phénomènes inllammatoires et ulcératifs.
La chéloïde pourrait parfois être prise pour de la sclérodermie en plaques, dans laquelle la forme généralement arrondie de la lésion, l'absence des saillies, la perversion de la sensibilité feront faire le diagnostic.
Étiologie. — ■ Les chéloïdes s'observent à tous les âges et dans tous les sexes; chez certains individus (sujets chéloïdiens) en raison d'une' idiosyncrasie particulière, une irritation, un traumatisme insignifiants peuvent en être le point de départ.
Anatomie pathologique. — L'anatomie pathologique qui affirme la séparation des deux espèces de chéloïdes, les différencie surtout par ce fait que, dans la chéloïde spontanée on constate l'état normal de l'épiderme, du corps muqueux et des papilles recouvrant « une masse de tissu blanchâtre formée de fibres épaisses disposées parallèlement à l'axe longitudinal de la tumeur et à la surface de la peau, enchâssée; dans le chorion... La présence des papilles et des prolongements du réseau muqueux montre d'une manière toute spéciale que la chéloïde, contrairement au tissu cicatriciel, se produit dans un chorion antérieurement intact et n'est pas, par conséquent, une forma-
CHËLOIDE.
tion destinée à réparer une perte de substance (Kaposi). » Dans la cicatrice hypertrophique , les papilles n'existent plus; en outre, « la cicatrice hypertrophique n'envahit jamais, au delà de l'aire fondamentale de la perte de substance à laquelle elle succède, la peau avoisinante, et elle ne dépasse le niveau de celle-ci qu'en dedans de la base qu'elle ne peut dépasser (Kaposi). »
Enfin, dit le même auteur, « dans la chéloïde cicatricielle, les papilles manquent au centre; puis sous une mince couche d'épiderme on trouve les entrelacements irréguliers du tissu cellulaire de la cicatrice qui entourent la chéloïde reconnaissable à ses faisceaux serrés de fibres, disposés d'une manière délicate et aux papilles de la surface. Il y a donc, incontestablement, une combinaison de cicatrice et de chéloïde. »
Traitement. — Le traitement général ne donne aucun résultat.
Le traitement local consiste en scarifications (E. Vidal) profondes intéressant la tumeur dans toute sa hauteur, dans l'emploi de l'électrolyse (W.-A. Hardaway et L. Brocq), et, comme moyens secondaires et adjuvants, en applications de l'emplâtre de Vigo, en douches sulfureuses chaudes (Quinquaud).
L'ichthyol aurait réussi entre les mains de Unna.
Pour les tumeurs volumineuses, on pourrait suivre le conseil de Le Dentu qui propose l'extirpation chirurgicale et les scarifications linéaires dès les premiers symptômes de récidive.
A. -G. Browning dit avoir obtenu des guérisons au moyen d'applications répétées de trois à six fois d'une couche épaisse de collodion au bichlorure de mercure à la dose de 1/30 ou de 1/20.
CHLOASMA.
CHLOASMA
(Voir la Planche III.)
Synonymie. — Chloasma utérin. — Cliloasma hépatique cI'Alibert.
Masque.
Définition. — Le terme de chloasma doit être réservé aux macules pigmentaires, de forme plus ou moins irrdgulière, développées ordinairement sur le visage.
Symptomatologie. — Le chloasma est constitué par des taches plus ou moins grandes, à contours déchiquetés, à bords nets ou diffus; la teinte de ces taches est variable : elles sont tantôt brunes, noirâtres, tantôt grises, tantôt jaunâtres.
Siège. — Elles siègent habituellement sur le front où elles sont disposées sous forme de traînées, sur les tempes, les joues; on peut les rencontrer au sein et sur différents points de l'abdomen.
Étiologie. — Le chloasma est surtout fréquent dans la grossesse et dans les affections utérines [chloasma uterinum).
Traitement. — En dehors du traitement général de l'état avec lequel le chloasma peut coïncider, on le traite
CHLOASMA.
localement surtout au moyen de lotions et d'applications de solutions de sublimé dosées de 1 p. 100 à 1 p. oOO, maintenues sur les parties hyperpigmentées pendant plusieurs heures (quatre en moyenne).
Use produit une phlycténisation à la suite de laquelle il est bon de saupoudrer avec une poudre inerte quelconque : poudre d'oxyde de zinc, de talc, etc.
L. Buoc(j conseille de frictionner matin et soir les parties malades avec une solution de sublimé à 1 p. 500 ou à l p. 300 si l'on peut la supporter, puis d'appliquer pendant la nuit un morceau d'emplâtre de Vigo; le lendemain matin on l'enlève et l'on applique soit une pommade à l'oxyde de zinc ou au sous-nitrate de bismuth, soit le fard suivant :
Kaolin
Vaseline
Glycérine
Carbonate de magnésie Oxyde de zinc
On peut aussi toucher chaque tache deux fois par jour avec :
Chlorhydrate d'ammoniaque. )
Acide chlorhydrique dilué. . } '^^
Glycérine 30 grammes.
Lait virginal (1) 60 —
A. Lanz, de Moscou, a fait rapidement disparaître des taches pigmentées consécutives à la syphilis par des attouchements avec une solution concentrée d'acide trichloracétique.
On pourrait peut-être essayer, comme l'a fait Ch. Allen,
4 grammes.
aa 2
(1) Mixture, j Peinture de benjoin 1 partie.
( Eau de roses 4 —
CHROMIDROSE.
de New- York, les applications de pyrozone (solution à 50 p. 100 de bioxyde d'hydrogène dans l'éther sulfurique).
CHROMIDROSE (Le Roy de Méricourt)
Synonymie. — Chromocrinie cutanée (Le Roy de Méricourt et Féréol).
Définition. — On désigne sous ce nom la coloration de la sueur en noir [stearrhœa nigricans de Neligan, Erasmus WiLSON, B.ERENSPRUNG, mélcistéarrhée de Gintrac, blepJiaromelcena^ de Law) ; en bleu [cijanopathle cutanée àe Billard, cyanidrose d'E. Besnier et A. Doyon); en jaune, en violet, en vert, en rouge [érythridrose, d'E. Besnier et A. Doyon).
Siège. — Ce phénomène s'observe surtout aux paupières, principalement à l'inférieure , à toute la face , sauf les oreilles, plus rarement au cou, à la poitrine, à l'abdomen, aux mains et aux pieds, dans la coloration noire ou bleue ; aux aisselles, dans la coloration rouge.
Étiologie. — Il se montre surtout chez les femmes nerveuses, chloro-anémiques, quelquefois sans causes directes.
Pathogénie. — Ce serait pour Parrot « une névrose sudoripare, de nature hystérique; « une idradénonévrose hystérique », disent E. Besnier et A. Doyon.
La genèse de ce phénomène pourrait peut-être être éclairée par la remarque faite par Hkrmann, que les cel-
GOLLOIDOME MILIAIRE.
Iules sudoripares du cheval contiennent des granulations pigmentaires pouvant, dans certains cas, se mélanger avec le produit de la sécrétion glandulaire.
La sueur rouge des aisselles coïncide fréquemment avec de petits grains colorés, jaunes ou rouges, appendus aux poils et formés, d'après Babes, F. Balzer, Barthélémy, etc., par des micrococci divers.
Cette forme, que l'on observe surtout chez les individus blonds ou roux, s'accompagne souvent de prurit.
Diagnostic. — L'erreur contre laquelle il faut se mettre en garde est celle qui consisterait à prendre pour de la chromidrose des colorations de la peau dues à la décoloration par la sueur des vêtements de flanelle ou autres diversement colorés.
Traitement. — Le traitement est celui de l'hyperidrose et des éphidroses (voir ces mots).
GOLLOIDOME MILIAIRE
(E. Besnier et a. Dovon)
Synonymie. — CoUoïd milium (E. Wagner). — Dégénérescence colloïde du derme (Balzer, Feulard, Robert Lieveing). — Dégénérescence colloïde nodulo-miliaire du derme (H. Leloir). — Hyalome cutané (H. Le- LOIR et E. Vidal).
Définition. — C'est une dégénérescence colloïde du tissu dermique.
COLLOIDOME MILIAIRE.
Symptomatologie. — Cette affection, très rare, se présente sous l'aspect de petits nodules arrondis ou inégaux, transparents, brillants, de couleur jaune citron « vésiculoïdes », disent E. Besnier et A. Doyon.
Les saillies sont solides et résistantes, comme enchâssées dans la peau ; leur volume varie de celui d'une petite tête d'épingle à celui d'un grain de millet.
Parfois les élevures sont isolées; ordinairement elles sont groupées, mais distinctes.
Elles donnent issue, quand on les écrase, à une matière gélatineuse translucide et, à la piqûre, à une gouttelette de sang « qui suffisent à individualiser objectivement cette affection rare » (E. Besnier et A. Doyon).
Leur confluence forme de véritables placards jaunebrunâtre; à leur niveau, la peau est granuleuse et dure.
Il n'existe aucun symptôme subjectif, ni douleur, ni démangeaison.
Siège. — On rencontre le colloïdome miliaire aux joues, aux pommettes, aux ailes du nez, au front, aux tempes, parfois aux oreilles, au cou, aux bras.
Marche. — La marche de l'affection est lente et sa durée très longue.
Analomie pathologique. — E. Besnier a démontré qu'il s'agissait d'une dégénérescence colloïde du tissu conjonctif et des vaisseaux dermiques.
Traitement. — Le traitement consiste purement et simplement dans la rugination des éléments saillants.
COR
COR
Synonymie. — Clavus. — Gcmursa. — Tylosis gompheux cI'Alibert. — Œil-de-perdrix. — [Œil-de-piu.
Définition. — Le cor est un épaississement des couches cornées épidermiques dont la face inférieure est munie d'un prolongement dur et corné qui s'enfonce dans le derme.
Symptomatologie. — Il consiste objectivement en une petite saillie arrondie, de la couleur du tégument ou gris sale, analogue à celle de la callosité; la surface est lisse et unie ordinairement, parfois rugueuse; la partie centrale est plus dure et souvent excavée à sa face supérieure [cor dur). Dans les espaces interdigitaux, le cor est plus mou, les bords sont renflés et détachés [cor interdigital, cor mou., œil-de-perdrix, œil-de-pie).
Le cor est douloureux à la pression, quelquefois spontanément, surtout par un temps humide, en raison du gonflement de l'épiderme qui comprime les parties sousjacentes.
Il peut arriver que les régions voisines s'irritent et s'enflamment, produisant autour du cor une rougeur et un gonflement quelquefois suivis de la production de pus, surtout lorsqu'il existe dans l'hypoderme une petite bourse séreuse qui communique, dans certains cas, avec l'articulation.
COR
Siège. — On le rencontre aux pieds, dans les régions saillantes (faces latérales des orteils, faces dorsales des phalanges, plante du pied, au-dessous du gros orteil, moins souvent au talon).
Souvent il en existe plusieurs parfois très voisins, coniïuents, dont les racines seules sont distinctes.
Étiologie. — Le cor est toujours occasionné par l'usage de chaussures mal faites, trop étroites, trop larges, trop pointues; toutefois on l'a vu se développer spontanément.
Anatomie pathologique. — Le cor est forme par des cellules cornées superposées, au milieu desquelles on rencontre assez souvent de légers foyers hémorrhagiques.
Traitement. — En dehors de la suppression de la cause provocatrice de la lésion, le traitement consiste à enlever les couches épidei'miques, au moyen d'un instrument tranchant.
On peut ramollir les cors avec les emplâtres salicylés, de savon, de Vigo, de diachylon, de gutta-percha, les bains, les fomentations locales, etc.
On peut encore extirper complètement le cor, en le décollant peu à peu à l'aide d'instruments mousses.
Un moyen prophylactique qui nous a souvent réussi consiste à entourer le cor d'un anneau formé de plusieurs rondelles superposées de diachylon et par là assez épais pour empêcher toute pression [com-plaster).
CORNE CUTANÉE
CORNE CUTANÉE
Synonymie. — Corne humaine. — Excroissance cornée. — Tumeur ou production cornée.
Définition. — C'est une lésion rare de la peau ou des muqueuses ressemblant presque complètement aux cornes des animaux.
Symptomatologie. — L'apparition des cornes cutanées est parfois précédée de démangeaisons et même de douleurs plus ou moins violentes.
Les cornes sont plus ou moins dures, plus ou moins coniques, plus ou moins droites, bifurquées à leur pointe, enroulées sur elles-mêmes, etc. ; leur coloration varie : ordinairement grisâtres ou brunâtres, elles peuvent être d'un jaune-rougeàtre ou bien encore diversement colorées à la base et à la pointe, parfois opaques ou translucides; leur surface est lisse, unie, luisante, ou bien inégale, rugueuse, parfois striée longitudinalement ou transversalement; leur longueur varie de quelques millimètres à
10 centimètres en moyenne, parfois elles atteignent 20, 25, 30 centimètres.
La base est plus large que le sommet et adhère d'une manière intime au tégument; elle est séparée de celui-ci par un bourrelet circulaire, « démarcation entre les téguments et la corne, assez semblable à celle que l'on observe à l'insertion du cordon ombilical» (Courtois). En général,
11 n'existe qu'une seule corne; certains sujets en ont toutefois présenté plusieurs, 16 dans le cas de Heschl, de Cra-
CORNE CUTANÉE
covie, exceptionnellement un nombre considérable,! 33 dans le cas de Manssurow, de Moscou.
La corne n'est douloureuse que dans le cas de complications : ulcération de la base à la suite d'un traumatisme, transformation épithéliomateuse.
Siège. — On rencontre les cornes sur la peau : face, cuisses, tronc, et les muqueuses (base du gland et sillon balano-préputial). Lewin en a constaté trois dans la paume de la main.
Marche. — Elles s'accroissent avec plus ou moins de lenteur et peuvent persister indéfiniment, ou tomber d'elles-mêmes, souvent pour se reproduire ensuite.
Pronostic. — La corne cutanée ne constitue pas une affection grave; elle a cependant, par suite des douleurs occasionnées par l'inflammation cutanée due à un grand nombre d'éléments cornés, amené la mort dans le cas rapporté par Fabrice de Hilden.
Ètiologie. — Les cornes se développent généralement à un âge avancé, au-dessus de soixante ans ; elles ont pour point de départ un kyste sébacé, des papilles hypertrophiées, des cicatrices de brûlure, de lupus, etc.
Anatomie pathologique. — Les lésions anatomo-pathologiques diffèrent suivant les points oii l'on pratique l'examen.
A la base, on trouve des papilles dermiques hypertrophiées; vers le sommet, on ne rencontre que des cellules épidermiques cornées analogues au tissu unguéal.
Traitement. — L'ablation totale de la corne et la cautérisation des papilles de la surface d'implantation est l'unique traitement à appliquer.
DERMALGIE
Synonymie. — Dermatalgie.
Définition. — Ce nom désigne une douleur cutanée indépendante de toute lésion appréciable de la peau ou du système nerveux (Beau, Piorry, Valleix, Axenfeld, Monneret).
Symptomatologie. — La dermalgie est caractérisée par une douleur spéciale comparée à une sensation de cuisson, de brûlure ou de froid, de dénudation du corps muqueux par l'application d'un vésicatoire; cette douleur, ordinairement plus intense pendant la nuit, est permanente et spontanée avec des paroxysmes intermittents spontanés ou provoqués par un contact quelconque ; pai'fois la sensibilité tactile est diminuée; il existe de l'ancsthésie.
La peau a un aspect normal : on ne constate aucun changement de température ni de coloration, rarement voit-on une teinte rosée.
On n'observe ordinairement aucun phénomène général.
Siège. — Rarement étendue à tout le tégument, la dermalgie est plus souvent localisée à la tête et aux membres inférieurs, plus particulièrement aux régions pileuses (Valleix), occupant des espaces de deux ou trois, parfois
DERMALGIE.
de dix ou quinze cenlimètres, envahissant quelquefois toute la surface d'un membre.
Marche. — La plupart du temps l'affection n'existe que pendant un ou deux septénaires.
Pronostic. — C'est une maladie de courte durée et disparaissant le plus habituellement d'une façon complète.
Diagnostic. — La dermalgie diffère de la névralgie des nerfs soiis-cutaiiés par sa douleur superficielle n'ayant aucune relation avec les trajets nerveux, et An rhumatisme musculaire par ce fait que, dans ce dernier cas, la douleur existe surtout pendant la contraction du muscle.
Étiologie. — On a distingué la dermalgie idiopathique (indépendante de toute lésion appréciable de la peau ou du système nerveux), de la dermalgie symptomatique du diabète, de la syphilis, de l'hystérie. La première serait souvent consécutive à un refroidissement [dermalgie a frigore) et par conséquent de nature rhumatismale.
Traitement. — En dehors du traitement général s'appliquantà la cause de la dermalgie symptomatique, il faut:
Localement, appliquer des cataplasmes chauds, laudanisés ; faire des onctions avec des liniments calmants : baume tranquille, huile chloroformée; pratiquer des injections hypodermiques morphinées ou cocaïnées.
Donner du sulfate ou du valérianate de quinine (Hardy); les préparations de datura stramonium et de valériane, la poudre de Dower, les pilules de Méglin, l'antipyrine, le salicylate de soude.
Prescrire des bains de vapeur.
Enfin garantir les malades contre le froid et l'humidité.
DERMATITES EX FO LI ATI VES.
DERMATITE BULLEUSE HÉRÉDITAIRE
Synonymie. — Epidermolysebulleuse héréditaire (Kobner). — Pemphigus
héréditaire.
C'est une affection pemphigoïde familiale et héréditaire survenant pendant l'été sous l'influence d'un contact épidermique quelconque.
Traitement. — Le traitement, palliatif, consiste en onctions avec des corps gras et antiseptiques.
DERMATITES EXFOLIATIVES
L. Brocq a isolé sous le titre d' Éruptions généralisées ROLGiis Eï DESQUAMATivES PRIMITIVES quclques-uncs des afl'ections tégumentaires désignées sous le nom à'Èrythrodermies exfoliantes, par E. Besnier et A. Doyon; il décrit sous le titre de dermatites exfoliatives trois types principaux :
1" L'érythème scarlatiniforme desquamatif ou dermatite cxfoliative aiguë bénigne [dermatite scarlatiniforme généralisée récidivante d'E. Vidal) ;
2° La dermatite exfoliative généralisée proprement dite ou subaiguë;
DERMATITES EXFOLIATIVES.
3° La dermatite exfoliative généralisée chronique.
Symptômes. — 1° Dermatite exfoliative aiguiî bénigne. — (( Je désigne sous ce nom, dit L. Brocq, une sorte de pseudo-exantiième caractérisé par un début assez franc, fébrile, simulant celui de la scarlatine ; puis, après un laps de temps variable (deux ou trois jours en moyenne), par une éruption d'un rouge plus ou moins intense, uniforme, parfois piquetée de points purpuriques, surtout aux membres inférieurs, qui tend assez rapidement à devenir généralisée, mais qui ne l'est pas toujours, et qui se localise alors surtout aux grands plis articulaires, au cou, aux parties latérales du tronc, à la paume des mains et à la plante des pieds.
Trois ou quatre jours après l'apparition de cette éruption et alors que la rougeur persiste encore, il se produit une desquamation sèche, lamelleuse, excessivementabondante, composée de squames de grandeurs variables suivant les divers points du corps; elles sont pityriasiques au visage, lamelleuses aux membres; elles forment aux mains des doigts de gant, et aux pieds de véritables sandales.
Parfois il survient une angine érythématcuse légère; la langue peutse dépouiller comme dans lascarlatine.il se produit sur les ongles des rainures plus ou moins profondes, suivant l'intensité de la maladie; on a même vu tomber les ongles des mains et des pieds, plus rarement les cheveux.
La guérison est ordinairement complète en trois à six semaines, deux mois au maximum. Un des caractères les plus curieux de cette dermatose est qu'elle peut récidiver plusieurs fois ; les poussées successives semblent dans ce cas devenir de moins en moins longues et sévères.
Étiologie. — On ne sait rien de précis sur son étiologie.
DERMATITES EXFOLl ATIVES.
Il est certain que la prédisposition individuelle des sujets joue un rôle majeur dans sa pathogénie.
« On a vu des éruptions identiques comme durée et comme aspect survenir à la suite d'ingestion de médicaments, du mercure en particulier. Il est probable que la plupart des cas d'érythèmes scarlatiniformes desquamatifs décrits reconnaissent pour cause l'ingestion d'une substance toxique pour l'individu atteint en raison d'une idiosyncrasie particulière. Cependant ils peuvent se produire aussi en dehors de toute influence médicamenteuse. Cette maladie n'est pas contagieuse, ce qui la différencie de la scarlatine, dont elle diffère d'ailleurs par la longue persistance de la rougeur, par l'abondance de la desquamation, qui commence à se faire avant la disparition de la rougeur, et par l'absence des complications habituelles. Elle diffère des érythèmes scarlatinoïdes par sa durée et par l'intensité des phénomènes éruptifs. »
2° DeRMAI'ITE EXFOLTATIVE GÉNÉRALISÉE PROPREMENT DITE OU SUE AIGUË.
Symptomatologie. — « La dermatite exfoliative généralisée est une maladie générale qui ne paraît pas être contagieuse et qui a une évolution cyclique (périodes d'augment, d'état et de déclin). Elle est fébrile dans ses deux premières périodes avec maximum vespéral et la fièvre y offre le type continu rémittent. Le début est parfois soudain, rapide, plus souvent insidieux; on voit apparaître une ou plusieurs taches rouges prurigineuses, qui s'étendent et se généralisent à tout le corps en deux ou dix jours. A la période d'état, les téguments dans leur totalité ou dans leur presque totalité sont envahis par une rougeur intense; ils sont un neu épaissis, quelquefois
DERMATITES EXFOLI AÏIVES.
même lardacés et comme tendus : quelques jours après l'apparition de la rougeur, l'épiderme s'exfolie et dès lors commence une desquamation en fines lamelles nacrées, sèches, de dimensions très variables, mais qui ont en moyenne de deux à trois centimètres de long sur un centimètre à un centimètre et demi de large; elles se recouvrent parfois comme des tuiles de toit et reposent sur un fond rouge vif.
Les poils tombent presque toujours en totalité ou en partie : il en est souvent de même des ongles, qui sont tout au moins altérés et présentent de profonds sillons transversaux. A certaines périodes de la maladie et en certains points du corps, surtout vers les plis articulaires, il peut se produire un suintement plus ou moins abondant, d'une extrême fétidité, et dès lors l'éruption simule l'eczéma. Quelquefois on voit survenir des bulles pemphigoides, des pustules, des furoncles, de la séborrhée, des cônes circumpilaires. Les démangeaisons sont un phénomène presque constant; il en résulte des excoriations et du suintement. Les malades éprouvent aussi assez souvent une sensation pénible et fort intense de cuisson ou de chaleur; ils ont froid dès qu'on les découvre.
Les muqueuses peuvent être prises. Nous avons noté des conjonctivites, des coryzas, des stomatites, des phénomènes de giossite superficielle. Les ganglions sont souvent tuméfiés.
Comme complications nous signalerons des anthrax, des abcès tubériformes et profonds, de véritables phlegmons, deseschares, de la surdité, de l'iritis, des manifestations articulaires, des complications cardiaques, des paralysies partielles, des paraplégies, de l'obnubilation intellectuelle.
Quand elle est bénigne, la maladie évolue en trois ou quatre mois; quand elle est intense, en cinq ou six mois;
DERMATITES EXFOLI ATIVES.
quand elle est prolongée par des complications graves ou par des poussées successives, elle met de six à dix mois et même un an pour arriver à la guérison complète. Il persiste souvent, pendant longtemps après la disparition de la rougeur et de la desquamation, de la pigmentation marquée des téguments.
La dermatite exfoliative généralisée peut aussi se terminer par la mort vers le troisième ou quatrième mois avec diarrhée, épuisement graduel ou complication grave surtout du côté des poumons.
Les rechutes et les récidives sont possibles.
Anatomie pathologique. — L'anatomie pathologique de la dermatite exfoliative n'est pas encore bien connue : on a surtout décrit des infiltrations de cellules embryonnaires dans le derme, des atrophies du système pilo-sébacé, etc.
Diagnostic. — On voit que Véry thème desqiiamatif scarlatiniformc est l'affection qui se rapproche le plus de la dermatite exfoliative subaiguë : on a pu le considérer avec quelque raison comme une dermatite exfoliative au petit pied et de courte durée. Il existe d'ailleurs des faits d'érythème scarlatiniforme desquamatif prolongé, avec chute des poils et des ongles, qui constituent des faits de passage entre les formes légères de la dermatite exfoliative généralisée proprement dite et les formes communes de l'érythème scarlatiniforme desquamatif (L. Brocq).
3° Dermatite exfoliative généralisée chronique.
Symptomatologie. — « Je crois pouvoir décrire à côté de la forme typique ou subaiguë de la dermatite exfoliative une forme chronique de la même maladie.
DERMATITES EXFOLIATIVES.
Elle est caractérisée : 1° par une période de début fort longue pendant laquelle l'affection simule l'eczéma et s'étend progressivement; 2° une période également très longue d'état, pendant laquelle elle présente les principaux caractères objectifs de la dermatite exfoliative typique, rougeur absolument généralisée et infiltration du derme, desquamation incessante et très abondante en grandes lamelles, chute des poils, lésions et chute des ongles, engorgements ganglionnaires, complications telles qu'abcès, amblyopie, surdité, etc. ; 3" enfin une période de déclin, pendant laquelle la desquamation et la rougeur disparaissent peu à peu en laissant une pigmentation brunâtre, laquelle ne s'efface que fort lentement. La durée est de plusieurs années.
Diagnostic. — Cette dermatose diffère du pityriasis rubra chronique grûve , de Hebra, par l'infiltration et l'épaississement beaucoup plus marqués de la peau, par les altérations beaucoup plus prononcées des phanères et par leur chute, par une desquamation en plus grandes lamelles, par des complications plus fréquentes d'abcès, d'amblyopie, etc., enfin parlaguérison possible. «(L.Brocq.)
Traitement. — Dans les dermaiites exfoliatives, l'expectation est la règle, au point de vue général.
Comme traitement local, on peut employer, suivant les indications, les onctions huileuses, les glycérés d'amidon, tartrique, etc., les bains, les poudres sèches.
DERMATITE HERPÉTIFORME DE DUHRING.
DERMATITE EXFOLIATRICE DES NOUVEAU-NÉS
Von Ritter, Billard, Baer, Hervieux ont signalé une maladie caractérisée par une desquamation soit furfuracée, soit en larges lamelles analogues à celles du pemphigus foliacé avec lequel elle a été confondue (G. Behrend), survenant chez les nouveau-nés pendant les premiers jours ou les premières semaines de la vie.
Parfois, la peau reprend peu à peu son aspect normal et l'enfant guérit; plus fréquemment se produisent des vésicules, des bulles, des croûtes, et les enfants meurent rapidement.
VoN RiTTER pense qu'il s'agit d'un processus pyémique, tandis que Kaposi considère cette affection « comme une aggravation de l'exfoliation physiologique de l'épiderme des nourrissons ».
C'est, dans tous les cas, une affection rare, du moins en France, où les cas observés ne semblent pas pouvoir tous rentrer dans le cadre d'une dermatite exfoliatrice.
DERMATITE HERPÉTIFORME DE DUHRING
Synonymie. — Dermatite polymorphe douloureuse chronique à poussées successives (L. Brocq). — Dermatose herpétiforme récidivante de H.Le- LOiR et E. Vidal.
Définition. — La dermatite herpétiforme de Duhring est
DERMATITE HERPÉTIFORME DE DUHRING.
une affection sui generis, dont l'isolement, comme entité morbide, repose sur :
1° La polymorphie absolue de l'éruption;
2° Les phénomènes douloureux presque constants (1) ;
3° La longue durée de cette maladie à poussées successives ;
4" Le bon état général du malade.
Symptomatologie. — 1° La polymorphie absolue de l'éruption est constituée par ce fait que, chez un même sujet, on peut constater soit simultanément, soit alternativement toutes les lésions élémentaires connues : érythème, vésicules, bulles, papules, squames, croûtes, etc. Donc, dans le premier cas, la dermatite herpétiforme type, et dans le second cas, suivant la prédominance de tel ou tel genre de lésion élémentaire les variétés suivantes : Dermatite herpétiforme érytJiémateiise, dermatite herpétiforme érythémato-papuleuse , dermatite herpétiforme érytJiémato-vésiculeuse, dermatite herpétiforme érytJiématobulleuse , pustuleuse, hémorrhagique , gélatineuse , papillomateuse.
2° Les phénomènes douloureux sont presque toujours constants; ce sont des sensations variables d'hyperalgésie, d'hyperesthésie, de chaleur, de fourmillement, de cuisson, de brûlure, de picotement, mais surtout de démangeaison.
Ces phénomènes douloureux sont toujours plus intenses à la tombée de la nuit; ils deviennent plus accentués au
(1) Nous disons que ces phénomènes existent presque toujours et non toujours, comme tous les dermatologistes, car nous avons souvenance d'un cas observé à l'hôpital Saint-Louis dans le service de M. le Tenneson pendant les mois de mai et juin 1891, dans lequel la dermatose à diagnostic d'abord indécis, non douloureuse, prit plus tard tous les caractères d'une dermatose herpétiforme de Duhring typique.
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moment des poussées; ils peuvent précéder l'éruption, se manifester en même temps qu'elle et persister après la disparition des lésions tégumentaires.
3° La maladie a pour caractère essentiel sa chronicité; elle peut durer plusieurs mois ou plusieurs années (de six mois à vingt ans et plus) ; elle est composée d'une série indéfmie de récidives espacées ou subintrantes.
4° Enfin, la bénignité relative de la dermatite herpétiforme de Duhring est encore un de ses grands caractères. L'état général du sujet reste bon pendant très longtemps : la fièvre et les complications du côté des séreuses, des reins, du tube digestif, sont rares ; toutefois, en dehors des cas mortels qui ont été observés, la récidive des éruptions et les douleurs qui en sont la conséquence ne laissent pas que de tourmenter singulièrement le malade.
Marche. — La dermatite herpétiforme de Duhring, généralement précédée par des douleurs prémonitoires, par une dermalgie localisée ou généralisée, semble débuter ordinairement par les membres qu'elle envahit d'une façon symétrique. On voit d'abord au voisinage des articulations (genoux et coudes) des taches érythémateuses ou des papules, des vésicules; les bulles surviennent communément plus tard; mais, d'une façon générale, toutes ces lésions existent simultanément ou alternativement, et persistent plus ou moins longtemps, de un à plusieurs mois [variété chronique à poussées successives); elles sont assez superficielles, laissant à leur place non pas des cicatrices, mais des macules qui s'éteignent elles-mêmes peu à peu.
L'affection s'observe aussi sur les muqueuses, parfois atteintes les premières, et en particulier sur la muqueuse buccale.
Suivant que les poussées sont plus ou moins violentes,
dOO DERMATITE HERPÉTIFORME DE DUHRING.
L. Brocq distingue plusieurs variétés de dermatite herpétiforme de Duhring :
1 ° Variété intense, caractérisée par des douleurs violentes et des lésions multiples;
2" Variété moyenne, à localisations un peu spéciales sur les membres supérieurs et inférieurs, laissant sur le tronc de larges espaces complètement indemnes ;
3° Variété bénigne, à poussées peu intenses, eu égard à la fréquence et à la multiplicité des éléments éruptifs ;
4° Variété latente, dans laquelle l'affection, après avoir présenté le type ordinaire, ne consiste plus ensuite qu'en phénomènes douloureux sans lésions tégumentaires bien nettes.
Le même auteur distingue encore, au point de vue de la marche et de la durée de la maladie, une variété chronique à poussées successives (voir plus haut) et une variété subaiguë ou bénigne, divisible elle-même en deux formes:
1 ° La dermatite polymorphe douloureuse subaiguë récidivante, dans laquelle des poussées éruptives subintrantes, de durée variable, sont séparées par des intervalles de pseudo-guérison ;
2" La dermatite polymorphe douloureme subaiguë ou bénigne, composée d'une grande attaque unique, à poussées éruptives successives et subintrantes, évoluant en un espace de temps qui peut varier entre cinq et dix-huit mois.
Pronostic. — Le pronostic ne saurait être porté d'une façon ferme ; on a noté des cas de guérison, môme chez des sujets chez lesquels l'affection avait été remarquable par son intensité, mais il est des cas rapidement mortels, surtout chez les vieillards.
Diagnostic. — La dermatite herpétiforme de Duhring
DERMATITE HERPÉTIFORME DE DUHRING.
se différencie des affections cutanées vésiculeuses et huileuses [jpem'phigus aigu et chronique, éruptions médicamenteuses, éry thème polymorjjhe, urticaire huileuse), par l'ensemble de ses caractères et, dans certains cas, par les renseignements anamnestiques fournis par le malade.
Étiologie. — La dermatite herpétiforme de Duhring s'observe à tous les âges [hydroa héréditaire^ hydroa des enfants de Unna ; dermatite herpétiforme récidivante infantile de H. Leloir et E. Vidal) et semble trouver une cause prédisposante, très sérieuse, dans le tempérament nerveux. La grossesse constitue encore une prédisposition à une variété de dermatite herpétiforme, herpès geslationis, de Mn.TOA', Bulkley, Living, désignée par L. Broco sous le nom de dermatite polymorphe douloureuse récidivante de la grossesse, dont elle ne diffère que par « son étiologie si singulière et une moins grande fréquence d'apparition des pustules ».
Traitement. — Au point de vue général, les divers médicaments employés contre la dermatite herpétiforme de Duhring sont l'arséniate de soude et les toniques.
Localement, il faut envelopper les malades dans le Uniment oléo-calcaire, ou, au contraire, employer les pansements secs suivant les indications de chaque cas en particulier.
DERMATIÏE PUSTULEUSE CHRONIQUE.