D': E. CHATELAIN
hup. Becipiet fr.Pans.
Pl. I. — Lésions élémentaires
F MEHEUX del:
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est punctiforme, comme dans la fièvre pétéchiale, ou typhus exanthématique ; 3° les vibic es, quand les lésions se montrent sous une forme linéaire.
C. La macule ou tache (voir la planche I, fig. 2, h, c) est une coloration anormale et variable, rouge, jaune, brune, noire [nigritie, jnélanose), etc., en général non saillante, disparaissant ou non à la pression du doigt et évoluant lentement.
E. Besnier et a. Doyon conseillent de réserver le nom de macule aux taches consécutives à diverses éruptions, (( macules hématiqiics Qxxhémaphéiques succédant aux pétéchies ou aux ecchymoses, macules pigmentaires qui survivent à la rougeole, à diverses roséoles, aux bulles et aux phlyctènes, au lichen vrai, à l'eczéma chez certains sujets, au psoriasis, à la plupart des syphilides, aux irritants physico-chimiques, vésicatoire, teinture d'iode, etc. », appelant taches les colorations primitives de la peau.
H. Leloir désigne sous le nom de macule un trouble de coloration éphémère et passager et sous celui de tache un trouble permanent ou de longue durée.
2" La vésicule [petite phlyctène) (voir la planche I, fig. 3) est une saillie de l'épiderme distendu par de la sérosité, circonscrite, arrondie ou acuminée ou irrégulière, quelquefois ombiliquée, tantôt grosse comme une tête d'épingle, miliaire, comme dans l'eczéma (voir la planche 1, fig. 3, é), tantôt de la dimension d'un pois comme dans la dysidrose (voir la planche I, fig. 3, c); elle est plus ou moins consistante. La coloration de la vésicule varie avec son contenu ; translucide normalement, lorsqu'elle contient un liquide transparent et cristallin, presque toujours neutre ou alcalin, la vésicule devient trouble, rouge, noirâtre, hémorrhagique dans certains cas. Lorsqu'elle se rompt,
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soit spontanément, soit sous l'influence du grattage, son contenu se répand sur la peau oià il se concrète en forme de croûtes ; d'autres fois, la vésicule se ride et s'affaisse par suite de la résorption du liquide ; dans les deux cas, il n'existe jamais de cicatrices consécutives.
La vésicule est multiloculaire.
On la rencontre dans l'eczéma, l'herpès, etc.
3° La bulle {grosse phlijctène) (voir la planche I, fig. 4) est comme la vésicule un soulèvement épidermique mais ordinairement plus considérable ; la forme et la grandeur en sont variables : les bulles sont arrondies, ovalaires, hémisphériques, irrégulières, grosses comme un pois, comme une noix, comme un œuf et même davantage. Parfois vides et ridées (voir la planche I, lig. 4, é), les bulles sont le plus souvent distendues par un liquide tantôt séreux et transparent (voir la planche I, fig, 4, a), tantôt opaque ou purulent, quelquefois môme sanguinolent (voir la planche I, fig, 4, c), ordinairement neutre ou alcalin.
Les bulles peuvent se rompre ou suppurer ; dans ces deux cas se produiront des croûtes d'aspect variable et souvent suivies elles-mêmes de macules ; quand leur contenu se résorbe, elles s'affaissent et se terminent par exfoliation épidermique.
La bulle qui^, objectivement, n'est qu'une vésicule monstre, en diffère anatomo-pathologiquement en ce qu'elle est uniloculaire.
On rencontre surtout les bulles dans le pemphigus, Térysipèle facial, la dermatite herpétiforme de Duhring.
4° La pustule (voir la planche I, fig. S) est une élevure épidermique multiloculaire à contenu purulent. Les pustules sont tantôt petites, arrondies ou acuminées, sans
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aréole inflammatoire, groupées {piistiilcs psijdraciees) (voir la planche I, fig. S, a), tantôt plus volumineuses, larges et aplaties, reposant sur une base érythémateuse, distinctes les unes des autres {pustules phlyzaciées) (voir la planche I, fig. 5, b). On donnait jadis le nom à'achores k celles qui sont traversées par un poil. On les distingue encore en pustules épidermiques (E. Besnier), exitlcéreiises (H. Leloir), catarrhales (les Allemands), superficielles et en ptislules dermiques (E. Besmer), ulcéremes (H. Leloir), parenchymateiises (les Allemands), profondes^ suivant la profondeur de la lésion envahissant ou non le derme. La coloration des pustules peut être jaune, jaune-vert, brunvert, brun-noirâtre, suivant la nature de leur contenu. Quand celui-ci se répand sur la peau, par suite de la rupture de la pustule, il se dessèche sous forme de croûtes de couleur variable. Si la pustule était superficielle, il ne reste pas de cicatrice, mais une pigmentation plus ou moins foncée et de durée plus ou moins longue ; si elle était profonde, la croûte laisse à découvert une ulcération toujours suivie de cicatrice.
Les pustules s'observent dans l'impétigo, les folliculites, l'acné, l'ecthyma.
5" La papule (voir la planche I, fig. 6) est une petite élevure, pleine, ferme et résolutive de la couche superficielle du derme, « infiltrat de la couche supérieure ou papillaire du chorion, s'élevant de bas en haut » (E. Besnier). La grosseur des papules peut aller de celle d'une tête d'épingle à celle d'un pois et même plus ; leur coloration est variable : rose clair, rouge, rouge vif, jaune, brun. Les papules sont tantôt arrondies, tantôt coniques, tantôt aplaties, tantôt acuminées ; elles sont parfois brillantes ; d'antres fois excoriées à leur sommet.
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H. Leloir distingue les papules néoplnsiqiies [papules vraies d'E. Besnier), non réductibles pai'lapression du doigt, des papules congestives [papules fausses d'E. Besnier), qu'une pression prolongée fait disparaître.
La papule se termine ordinairement par résolution.
On la considère comme le résultat d'une inflammation papillaire.
On rencontre les papules dans le lichen, le prurigo, la kératose pilaire, etc.
6° Le tubercule (voir la planche I, tig. 7, a, c) est une petite nodosité globuleuse, saillante ou non, solide, très souvent enchâssée profondément dans le derme, à évolution intra-dermique lente. Les tubercules disparaissent soit par résorption, soit par ulcération, d'où cicatrice consécutive. Ils sont anatomiquement comparables aux papules.
On les rencontre dans le lupus, la lèpre, etc.
1" Les tumeurs (voir la planche I, fig. 7, b) sont des nodosités pathologiques circonscrites, saillantes, de coloration variable, plus volumineuses que les papules et les tubercules, à marche très lente.
Elles constituent le moUuscum, le sarcome, etc.
8° Les squames (voir la planche I. fig. 8) sont constituées par une exfoliation épidermique et varient à l'infini dans leur forme, leur épaisseur, leur coloration, leur disposition, etc. La desquamation épidermique peut se faire sous forme de poussière constituant les squames pityriasiques, furfuracées, farineuses (voir la planche I, fig. 8, a), d'écaillés plus ou moins grandes [lamelles) (voir la planche I, fig. 8, c), parfois sous forme de lambeaux^
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atteignant d'autres fois une épaisseur relativement considérable (voir la planche I, fig. 8, b). Les squames peuvent être sèches, graisseuses, blanches, jaunes, nacrées, etc., etc.
Elles sont tantôt primitives, comme dans le psoriasis, Fichthyose ; tantôt secondaires, comme dans certains eczémas.
Toutes ces lésions élémentaires ne restent pas toujours à l'état simple; elles peuvent s'allier les unes aux autres et donner alors naissance à des éléments nouveaux (formes mixtes des lésions élémentaires), tels que les suivants :
Ëlémeiit érythémato-vésiculeux, quand la tache érythémateuse est surmontée d'une vésicule ;
Élément érylhémato-bulleux , quand une bulle se développe sur la plaque d'érythème;
Elément érythémcUo-pusliileiix, quand c'est une pustule qui recouvre le placard érythémateux ;
Elément vésiculo-bulleux, lorsque, par ses dimensions, la vésicule prend l'apparence objective d'une bulle;
Élément vésiculo-pustuleux , quand le liquide contenu dans une vésicule est devenu purulent ;
Elément papulo-vésiculeux , lorsque la papule est surmontée d'une vésicule;
Élément papulo-pustuleux, lorsque c'est une pustule qui couronne la vésicule ;
Elément papulo-tuberculeux, nom sous lequel on désigne (à tort, selon L. Brocq) les éléments papuleux volumineux et saillants;
Élément papulo-sqiiameiix, si la papule est recouverte d'une squame ;
Élément papulo-croûteux, lorsque c'est une croûte qui recouvre la papule;
Élément tuberculo-squameux^ lorsque le tubercule est surmonté de squames sèches ;
Élément tuborculo-pmtuleux, quand la partie supérieure du tubercule subit la fonte purulente ;
Élément tuberculo-cro7}teux, lorsque le tubercule est recouvert de croûtes;
Élément pustulo-croiUeux , quand la pustule est surmontée d'une croûte à sa partie centrale.
Lésions élémentaires secondaires. — On décrit ordinairement quatre variétés distinctes de lésions élémenlau'es secondaires, savoir :
1° Croûtes;
2" Excoriations;
3° Ulcérations;
4° Cicatrices.
1° On désigne sous le nom de croûtes (voir la planche I, fig. 9) les dépôts dus à la dessiccation des divers cxsudats (sérum, pus, sang) fournis par les affections cutanées. Ces croûtes sont plus ou moins épaisses {croûtes, planche I, fig. 9, b, c, d, et croâtelles, planche I, fig. 9, a), de couleur variable : blanchâtres, grisâtres, jaunes, d'un jaune sale, brunâtres, noirâtres môme; de consistance variable aussi : molles au début, plus tard dures, sèches et cassantes; quant à leur forme, elle dépend le plus souvent de celle de la lésion qui leur a donné naissance; elles sont plus ou moins adhérentes.
On les rencontre à la seconde période de l'impétigo, de l'ecthyma, dans le lupus, l'eczéma, la séborrhée, etc.
2° Les excoriations (voir la planche I, fig. 10) sont des pertes de substance, ordinairement traumatiques et
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intéressant soit l'épiderme seul, soit en même temps le corps muqueux et même la couche papillaire du derme : l'aspect de la lésion, de forme et d'étendue variables suivant l'intensité de la cause productrice, diffère dans ces divers cas.
Si la couche cornée est seule intéressée, on constate une ligne blanche accompagnée de traînées rouges, disparaissant progressivement (voir planche I, fig. 10, a); si le corps muqueux est atteint, il se produit un exsudât séreux et la couche muqueuse apparaît humide et jaunâtre (voir la planche I, fig. 10, A); enfin, si le corps papillaire est lésé, les vaisseaux donnent lieu à un léger suintement séro-sanguinolent, se concrétant en croûtelles (voir la planche I, fig. 10, c).»
Dans les trois cas il n'existe jamais de cicatrice, quelquefois une pigmentation plus ou moins intense.
On observe les excoriations dans un grand nombre de dermatoses prurigineuses.
3" Les ulcérations (voir la planche I, fig. 11) sont des pertes de substance plus ou moins profondes de la peau. On en distingue trois variétés.
A . L'exulcération ;
B. L'ulcération;