‹ Précis iconographique des maladies de la peauChapitre 70 sur 120 · LUPUS ÉR YTHÉM A TO- FOLLICULAIRE · texte numérisé non relu

LUPUS ÉR YTHÉM A TO- FOLLICULAIRE

LUPUS ÉRYTHÉMATO-FOLLICULAIRE

Ces auteurs distinguent dans le lupus érythémato-folliculaire ou lupus érytJiémato-acnéique , le plus commun, deux formes distinctes: 1° « le lupus éry ihémaleux discret^ en plaques, en disques [lupus érythématcux discoïde), en îlots solitaires ou limités, occupant les divers points de la face avec une prédominance pour le nez et la partie attenante des joues, les oreilles, le cuir chevelu ; à marche lente, àévolution excentrique, limitée mais pouvant atteindre localement en intensité et en profondeur dermique, aussi bien qu'en reliquatsatrophiques, le degré des formes plus graves.

2° <( Le lupus érythémateux agminé, ou agrégé se répandant sur des surfaces d'une tenue plus large, formant de vastes nappes qui peuvent occuper une grande portion de la face, du cuir chevelu, ou envahir une région particulière comme la portion velue du visage ou la plus grande partie du cuir chevelu. Les nappes peuvent être serpigineuses, irrégulières ou régulièrement discoïdes, formant des aires à marche excentrique, extensive, érythémateuses à la périphérie pendant que le centre est devenu exfoliant, crétacé ou cicatriciel.

<( Quelques variétés de cette forme sont particulièrement graves, non seulement par leur malignité locale relative, mais en ce qu'elles coexistent, à une période de leur évolution, avec des manifestations sur la muqueuse buccale : face interne des lèvres, des joues, voûte palatine, et même sur le larynx; avec des localisations pulmonaires et des déterminations synoviales. »

Objectivement les lésions sont variables : disques complets ou non, confluents ou non, vastes placards à sur-

LUPUS ÉRYTHÉMATEUX LIVIDE.

faces centrales, lisses ou atrophiées ou cicatricielles, ou encore couvertes d'exsudats crétacés, plâtreux, plus ou moins considérables, ou d'un enduit croûteux jaunâtre [lupus séborrhéique ou séborrhagique) à bords plus ou moins rouges, plus ou moins élevés, parfois pigmentés, exceptionnellement effacés.

Marche. — La marche du lupus érythémateux est essentiellement lente, l'affection évoluant par poussées successives.

Pronostic. — Le pronostic diffère suivant la forme, l'intensité, la marche de la lésion ; il doit toujours être réservé en raison des complications pulmonaires tuberculeuses qui l'accompagnent fréquemment.

Diagnostic. — Le diagnostic du lupus érythémateux, souvent facile, peut, dans certains cas , être rendu très difficile.

Les principales affections qui peuvent simuler le lupus érythémateux sont :

Divers érythèmes : iris, pernio, trichophijlique dont le lupus érythémateux se distingue surtout par la lenteur de sa marche, la dépression centrale des taches, les commémoratifs.

La marche de l'affection et les cicatrices consécutives élimineront aussi le "psoriasis et Xeczéma.

La desquamation crétacée et la sensibilité du lupus érythémateux le séparent de la couperose.

La dépression centrale et l'érythème distinguent le lupus de la séborrhée huileuse pure.

Sur la région péri-buccale, le diagnostic entre le lupus érythémateux et la syphilis est parfois objectivement impossible.

LUPUS ÉRYÏHÉMATEUX

Enfin, diverses formes du lupus érythémateux ressemblent tellement par certaines lésions au lujpus tuberculeux que ces cas doivent être décrits sous le nom de lupus énjlhêmato-tuher mieux ou, comme le veulent E. Besnier et A. DoYON, sous celui de lupus tuberculo-érythémateux.

Étiologie. — Évidemment en rapport avec la scrofule [scrofulide érythémateuse), le lupus érythémateux s'observe chez les adultes, plus souvent chez les femmes que chez les hommes, coïncidant avec la dysménorrhée, la dyspepsie, etc.

Nature. — Quelques auteurs le considèrent actuellement soit comme une véritable manifestation tuberculeuse (E. Besnier et A. Doyon) ; soit comme un érythème infectieux bacillaire (Boeck); d'autres (H. Leloir, L. Brocq) comme un genre morbide dont la nature de certaines variétés au moins est encore inconnue.

Anatomie pathologique. — La seule constatation nette sur laquelle s'accordent aujourd'hui les anatomo-pathologistes, c'est que les lésions observées sont de nature inflammatoire, attaquant tous les éléments constitutifs de la peau.

Traitement. — Exception faite pour les formes de lupus érythémateux qui évoluent pour ainsi dire spontanément vers la guérison, il y a lieu d'instituer un traitement à la fois général et local.

Le traitement général comprend les indications fournies par l'étiologie particulière : dysménorrhée, dyspepsie, ou l'état du sujet : chlorotique, anémique, tuberculeux, strumeux, etc. Les médicaments les plus recommandables

LUPUS ÉRYTHÉMATEUX.

sont l'huile de foie de morue à haute dose, créosotée ou non, le fer, l'arsenic, riodoforme que l'on peut donner jusqu'à la dose d'un gramme par jour.

Localement, il faut d'abord avoir recours au savon mou de potasse en frictions et en applications plus ou moins prolongées suivant la susceptibilité du malade, aux savonnages avec le savon de naphtol soufré, aux applications méthodiques de pâtes sulfureuses, de goudron, de teinture d'iode, de glycérine iodée, de glycéré caustique de

RiCHïER,

Glycérine 10 grammes.

lodure de potassium o —

Iode 5

aux pommades à l'acide pyrogallique, à l'acide salicylique, à la chrysarobine, aux emplâtres divers, en particulier les emplâtres mercuriels.

Si le traitement irrite trop les lésions ou si celles-ci sont irritées dès l'abord, il faut employer les cataplasmes, les compresses émollientes, le liniment oléo-calcaire , le glycéré d'amidon, la pommade à l'oxyde de zinc, etc. Kaposi recommande les vessies remplies de glace ou les compresses d'acétate de plomb, les douches et les bains froids.

Plus tard, si l'affection résiste, il faut recourir aux méthodes dites chirurgicales : rugination, scarifications, cautérisations au thermo-cautère , au galvano-cautère , enfin les caustiques divers, en particulier l'acide lactique. Gamberini et Monasi de Bologne auraient, dans deux cas, obtenu une guérison complète au moyen d'un curettage suivi de badigeonnages avec une solution aqueuse d'éthylate de soude à 10 p. 100.

LUPUS VULGAIRE

LUPUS VULGAIRE

(Voir la planche XXX.)

Synonymie. — Lupus tuberculeux, simple, commun, profond, tumidus, famelicus, de Willan. — Dartre rongeante. — Esthiomène. — Tuberculose cutanée lupique. — Scrofulo-tubcrculose de la peau (E. Besnier et A. Doyon).

Définition. — Rangé par les dermatologistes antérieurs à l'époque actuelle dans les scrofulides [scrofulide tuberculeuse), le lupus vulgaire est une des formes de la tuberculose cutanée; il est constitué ordinairement par des tubercules (ce mot pris dans le sens de lésion élémentaire) évoluant vers un pi'ocessus ulcératif ou cicatriciel.

Suivant que ces tubercules s'ulcèrent ou non, on a le lupus tuberculeux ulcéré [lupus exedens, scrofulide tuberculeuse avec ulcération de Hardy) ou le lupus tuberculeux non ulcéré {lupus non exedens, scrofulide tuberculeuse superficielle de Hardy) , le premier n'étant parfois que la deuxième phase du second.

Les tubercules lupiques, dans les deux formes, consistent en petites nodosités miliaires au début, du volume d'un grain de millet ou d'une tête d'épingle, plus ou moins saillantes à la surface du tégument dans lequel elles semblent enchâssées, d'une couleur assez spéciale, jaune-rouge transparent, vieux cuivre, comparée à la couleur du sucre d'orge, disparaissant parfois un peu sous la pression du doigt [lupus plan, lupus maculeux de Neumann) ; quelquefois, elles ont une teinte violacée qui se rapproche de la couleur brun foncé des tubercules syphilitiques.

On peut arriver à rendre visibles les plus petites de ces

LUPUS VULGAIRE

nodosités par l'emploi cic l'huile d'aniline et de l'essence de girofle qui rendent complètement transparentes les surfaces lupiques (Unna).

Ces saillies lupiques. parfois isolées [hipiis tuberculeux solilaire, disséminé, discret), sont presque toujours réunies par groupes [lupus agminé) formant de petites agglomérations plus ou moins arrondies, discoïdes [lupus discoïde lenticulaire , en plaques) , des placards irréguliers [lupus tuberculeux agminé), parfois de petites tumeurs [lupus turgescent) .

Les tubercules du lupus sont généralement indolents, parfois un peu sensibles à la pression; dans tous les cas, ils sont toujours rénitents et élastiques, doués d'une mollesse remarquable ; ils sont le siège d'une vascularisation plus ou moins grande [lupus înyxomateux) parfois considérable [lupus angiomateiix).

La marche des tubercules lupiques varie dans les deux formes, suivant qu'ils s'ulcèrent ou non.

Dans le second cas (lupus tuberculeux non ulcéré), le tubercule peut rester stationnaire très longtemps ou progresser d'une façon très lente; puis le tubercule s'affaisse, se décolore; l'épiderme, de tendu et lisse qu'il était, se plisse et s'exfolie [lupus exfoliant) ; enfin, la nodosité disparaît peu à peu en laissant à sa place une cicatrice légère englobant ou non des tubercules encore en activité.

Nombreuses sont les variétés admises de lupus tuberculeux non exedens.

On a décrit : le lupus exfoliant ou exfoliatif, le lupus eczématiforme, le lupus squameux, le lupus psoriasiforme, suivant l'apparence offerte par la lésion; le lupus excentrique, en corymbe, circiné, marginé, linéaire, serpigineux.

H. Leloir a décrit une variété colloïde dans laquelle les

Pl. XXX, — Lupus vulgaire.

LUPUS VULGAIRE

tubercules, comme vitreux, renferment de petits kystes de dégénérescence colloïde partielle.

Quand le lupus tuberculeux s'ulcère [lupus tuberculeux exedeyis, lupus tuberculeux ulcéré), il se produit des poussées inflammatoires au cours desquelles la nodosité tuberculeuse se ramollit peu à peu, se tuméfie et s'ouvre à la surface du tégument; bientôt se forment des croûtes plus ou moins épaisses, impétiginoïdes(/^</)^^5■ impétigo, impétigo roclens de Devergie; impétigo malin de Bazin, scrofulide pustuleuse de Hardy, hipus tuberculo-gommeux à petits foyers d'E. Besnier et A. Dovon), d'une couleur jaune-noirâtre, recouvrant des ulcérations plus ou moins arrondies, à bords mous, aplatis, rouges, d'étendue et de profondeur variables, souvent creusées, anfractueuses, fongueuses, mollasses, sécrétant une sanie purulente et fétide ; d'autres fois, les lésions sont absolument rupioïdes, entourées d'une aréole rouge et recouvertes de croûtes brunes ou noirâtres conchyliformes [lupus rupioïde).

Quand la suppuration est nulle ou peu considérable, la surface lupique est dure, fendillée, avec production papillomateuse ou veri'uqueuse, entourant un centre sclérosé [scrofulide verruqueuse ào. Hardy, lupus scléreux d'E. Vidal, lupus papillomateux, verruqueux, corné), et déformant parfois d'une façon considérable les régions atteintes [lupus hypertropJdque, lupus éléphantiasique , lupus pachydermique, etc.).

Ces formes que l'on rencontre surtout aux extrémités des membres, comprennent aussi les variétés de tuberculose cutanée décrites sous les noms de tubercule des anatomistes et de tuberculose verruqueuse de la peau àe, G. Riehl et R. Paltaiif.

Parfois, le bourgeonnement charnu de l'ulcération,

LUPUS VULGAIRE

excité par deshémorrhagies, prolifère d'uue façon exagérée [luptis papillaire, hqms exubérant de Fuchs, lupus végétant mûr if orme , frambœsiaforme , hypertropJiiqiie , tuberculose papillomateuse de la peau, de Prince A. Morrow).

Ces phénomènes ulcératifs peuvent se produire d'emblée et marcher parfois avec une rapidité désespérante, détruisant successivement, de la surface à la profondeur, la peau et le tissu cellulaire sous-cutané, les muscles, les cartilages, les os [lupus vorax ou phagédénique, perforant, galopant)

Suivant la forme de l'évolution, on a décrit le lujms tubercido-gommeux en nappe, \e lupus serpigineux, etc.

Siège. — Chacune de ces variétés de lupus affecte de préférence des sièges spéciaux; c'est ainsi que le lupus vorax atteint le nez et les joues; la forme agminée ou isolée, nummulaire, atteint la joue; la forme serpigineuse, les membres; la forme élépliantiasique, les jambes et les pieds.

Le lupus peut se répandre çà et là sur la surface du corps [lupus midtiple) ou se cantonner de préférence à une seule région.

Dans ce cas, les tubercules lupiques siègent le plus habituellement à la face, sur les ailes du nez, les joues, le menton, le pavillon de l'oreille, les lèvres, les paupières; on peut les rencontrer néanmoins sur diverses parties du tégument, le tronc, les fesses, les parties génitales, plus rarement sur les membres.

Sur les muqueuses, on le rencontre au nez, aux gencives, à la voûte palatine, au voile du palais, au pharynx, à l'œil qu'il envahit ordinairement par extension.

Marche. — La marche du lupus est toujours lente, sauf dans le cas de lupus vorax; c'est une affection qui débute ordinairement dans la première enfance, de trois à six ans, tout au moins dans l'adolescence, évolue durant des mois

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et des années, peut rester stationnaire fort longtemps ou progresser indéfiniment ; toutefois, on a observé la terminaison spontanée; dans tous les cas, la médication peut en arrêter les progrès et la guérison a toujours lieu par cicatrices parfois accompagnées d'une induration {ihreuse [lupus sclérosé de H. Leloir), véritable cicatrice hypertrophique rapportée surtout par cet auteur au lupus non ulcéreux.

Le lupus vulgaire donne lieu à une série de complications locales ou générales : adénopalhies, érysipèle, lymphangite, épithéliome, tuberculose viscérale.

Pronostic. — Le pronostic varie dans chaque cas sui vant l'intensité de la lésion, son siège, sa marche plus ou moins rapide; il devra donc toujours être réservé; dans tous les cas, il est sérieux d'une façon générale, puisque le lupus est une affection d'essence tuberculeuse, et au point de vue local, puisqu'il peut donner lieu à des mutilations plus ou moins graves, qu'il ne guérit jamais sans laisser une cicatrice indélébile et qu'enfin ses récidives sont d'une fréquence remarquable.

Diagnostic. — Le lupus tuberculeux dans ses formes planes, ressemble au lupus érythémateux avec lequel il se confond sous le nom de lupus érythémato-tuberculeux.

H. Leloir a décrit récemment une forme mixte et spéciale sous le nom de lupus vulgaire érythématoïde et observée communément chez les vieillards.

Les tubercules lupiques diffèrent des syphilides tuberculeuses en ce que dans le lupus ils sont plus jaunes, plus transparents, plus mollasses; les tubercules syphilitiques sont d'une couleur plus cuivrée; les ulcérations syphilitiques ont des bords réguliers, sont recouvertes de croûtes brunes et verdàtres et entourées d'une aréole violacée ;

LUPUS VULGAIRE

dans le lupus, les ulcérations, entourées d'une aréole rouge, sont irrégulières, les bords déchiquetés et décollés, les croûtes molles et d'un rouge jaunâtre: les cicatrices consécutives à la stjphilis sont régulières, lisses et pigmentées; elles sont plus inégales, gaufrées, dans le lupus.

Enfin la marche de l'alfection à évolution lente chez les lupiques, rapide chez les syphilitiques, éclairera encore le diagnostic que le traitement spécifique viendrait juger en dernier ressort.

Les bosselures du cancer, à bords durs et perlés, se distinguent des tubercules lupiques, mous et rénitents; la douleur n'existe pas dans le lupus alors qu'on la rencontre dans le cancer qui ne se développe d'ailleurs que chez les gens d'un certain âge, tandis que le lupus est une affection de la première moitié de la vie.

Le diagnostic du hqnis des muqueuses envahies ordinairement par extension est presque impossible au début, lorsque le lupus est primitif; plus tard, le diagnostic deviendra plus facile par suite de l'aspect de la surface malade rouge, granuleuse, ulcérée, saignant facilement et par la présence des rétractions cicatricielles.

Étiologie. — Le lupus vulgaire est une affection qui débute ordinairement dans l'enfance et la jeunesse, rarement après trente ans; il semble plus fréquent chez la femme.

La bactériologie a démontré que le lupus était une affection inoculable, bacillaire et due au bacille tuberculeux,

Anatomie pathologique. — Le nodule du lupus offre de grandes ressemblances avec le nodule tuberculeux ; c'est à peine cependant s'il renferme des bacilles de Koch.

Traitement. — La nature tuberculeuse du lupus vulgaire montre la voie à suivre dans le traitement de cette

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affection. On donnera donc tous les toniques et reconstituants : huile de foie de morue, iode, fer, quinquina, arsenic, etc. ; on pourra recourir aux eaux sulfureuses, salines, arsenicales, iodurées.

La lymphe de Koch, qui avait semblé, au premier abord, donner de bons résultats, paraît être actuellement tombée dans un oubli profond.

Le traitement externe est ici de beaucoup le plus important; il est surtout chirurgical et comprend les méthodes sanglantes : extirpation (recommandée par W. Kramer, mais dans certains cas bien déterminés), rugination, curettage, raclage, scarifications linéaires ; et les méthodes non sanglantes : cautérisations ignées à l'aide du cautère actuel (cautérisation ignée en masse) ou mieux du thermo ou de l'électro-cautère (cautérisation interstitielle et fragmentée, tatouage et scarifications électro-caustiques ou thermocaustiques d'E. Besxier) ; électrolyse (A. Wilbur Jackson, de New-York, G. Gautier, Delineau) ; caustiques chimiques, le lysolpur (L. Philipps, de Birmingham).

J. Fédokow a, dans deux cas, essayé avec succès des injections hypodermiques, au pourtour des ulcérations lupiques, d'une solution de chlorure de zinc à iO p. 100 (formule de Lannelongue).

A. Harrison, de Bristol, fait appliquer pendant la nuit

une compresse imbibée de :

Hyposulfite de soude 16 grammes.

Eau distillée 200 —

recouverte de taffetas gommé ;

et, le matin, il fait faire un badigeonnage avec

Acide chlorhydrique : . V goultes.

Eau dislillée 30 grammes.

et, au bout de quelque temps, des applications de pommades indifférentes ou légèrement antiseptiques.

298 LYMPHANGIECTASIES CUTANÉES.

H. G. Brocke, de Manchester, emploie avec succès et conseille toujours, au moins comme traitement préliminaire, des frictions biquotidiennes pendant une dizaine de minutes avec :

Oléate de mercure (2 1/2 à 5 p. 100) 30 grammes. Acide salicylique. 0 i;r.70 centigr. à 1 —

Ichlhyol 0 gr. 50 cent.

Huile de lavande q. s.

LYMPHANGIECTASIES CUTANÉES

VARICES LYMPBATIQUES DERMIQUES

Les lymphangiectasies cutanées sont superficielles, intermédiaires ou profondes ; elles occupent les troncs, les réseaux, les lacunes; souvent plusieurs points à la fois.

Superficielles, on les voit former de petites tumeurs (dilatations ampuUaires) de grosseur variable, allant de celle d'un grain de millet à celle d'un pois, de coloration variable aussi.

Quand elles occupent les troncs, elles sont ou perçues à la palpation seulement ou visibles sous forme de cordons ou de saillies, de volume ou d'aspect divers.

La pathogénie et le mode pathogénique des lymphangiectasies restent très obscurs et paraissent dépendre surtout de causes irritatives diverses : parasitaires, septiques, virulentes.

Dans tous les cas, le caractère prédominant cliniquement est l'écoulement de la lymphe « la lymphorrhagie, continue ou intermittente, périodique, accidentelle ou artificielle ». (E. Besnier et A. Doyon.)

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