ŒDÈME DES NOUVEAU-NÉS
Cette affection qui se montre dès les premières heures ou les premiers jours de la naissance a été distinguée par Parrot du sclérème des nouveau-nés.
Elle peut être localisée à quelques régions : mollets, cuisses, mains, organes génitaux, atteignant surtout les parties déclives, ou quelquefois généralisée.
La peau, de couleur pâle, dépressible sous le doigt, l'cprendpeu à peu son aspect et sa consistance primitifs quand la maladie est localisée et doit guérir; dans le cas contraire, l'enfant meurt ordinairement dans un étatcomateux.
Traitement. — Depaul conseille une bonne hygiène, surtout au point de vue alimentaire, et des frictions, du massage, des bains chauds aromatiques, l'usage de la couveuse, l'enveloppement ouaté, etc., destinés à faciliter la résorption du liquide épanché dans les mailles du tissu cellulaire.
ONYCHATROPHIE
Synonymie. — Atrophie des ongles.
Cette atrophie unguéale est souvent congénitale; elle peut être totale ou partielle et due souvent aux causes qui engendrent l'onychogryphose. (Voy. ce mot.)
ONYCHATROPHIE.
L'ongle est petit, lamelleux, aminci, mou, se détache en s'effritant.
L. Broco a observé « une aflfection singulière qui survient surtout chez les enfants et chez les jeunes sujets, et clans laquelle on voit la matrice unguéale se gonfler, se tuméfier en quelque sorte, devenir plus ou moins douloureuse; puis l'ongle se soulève peu à peu, se casse, s'effrite, disparaît complètement, de telle sorte qu'il n'en reste plus qu'un léger vestige sous la forme d'une petite lame cornée striée, laquelle peut elle-même manquer. Peu à peu la matrice revient sur elle-même et l'atrophie définitive est constituée. Cette affection envahit d'ordinaire progressivement plusieurs doigts delà main, quelquefois tous; elle est symétrique.
Il est probable qu'il s'agit dans ces cas de troubles trophiques sans doute en rapport avec une lésion peu appréciable des centres nerveux : on en est encore réduit aux hypothèses. Les malades étudiés ne présentaient en effet ni chez eux ni chez leurs ascendants aucun antécédent morbide qui pût donner quelque indication sérieuse. »
Kaposi signale un état particulier des ongles qu'il a observé chez une jeune fille à la suite d'un psoriasis des doigts ayant duré plusieurs années et dans lequel « les ongles formaient des plaques molles, membraniformes, et ne présentaient pas la plus légère tendance à la kératinisation ». Il désigne cet état sous le nom àliapalonychie.
Tous ces troubles unguéaux sont au-dessus des ressources de la thérapeutique.
ONYCHOGRYPHOSE.
ONYCHAUXIS
Ce nom désigne l'hypertrophie régulière des ongles, sans déformation.
Le traitement doit être purement mécanique. On pourrait toutefois employer, ditL. Brocq, l'arsenic à l'intérieur et l'acide salicylique à l'extérieur, ces deux médicaments paraissant avoir une certaine action sur les hyperkératoses.
ONYCHOGRYPHOSE
Définition. — On désigne ainsi l'hypertrophie unguéale se produisant d'une façon irrégulière et ordinairement acquise.
Symptomatologie. — L'ongle peut être épaissi, rugueux, opaque, jaunâtre ou noirâtre, ou mince, cassant et lisse ; recourbé [onychogryphose) ; agrandi transversalement et irritant les rebords unguéaux [jparonychie); d'autres fois inégal, bosselé, creusé de sillons longitudinaux ou transversaux [asperitas imguhmietscabrities iingicium) ; parfois soulevé et décollé.
Le gros orteil est le plus souvent atteint, mais tous peuvent l'être à des degrés divers.
OSMIDROSE.
Étiologie. — Les altérations unguéales sont dues soit à des causes externes : traumatismes, professions ; soit à des causes physiologiques : âge avancé ; ou pathologiques : eczéma, psoriasis [psoriasis unguéal, Anderson), syphilis {pnychie syphilitique, Hutchinson) , lèpre, ichthyose, etc. , etc.
Pronostic. — Le pronostic de l'onychogryphose dépend de sa cause ; il est parfois sérieux en raison des douleurs que l'affection occasionne pendant la marche.
Traitement. — Voir l'article précédenl.
OSMIDROSE
On désigne plus particulièrement sous ce nom le trouble de la fonction sudorale caractérisé' par la sécrétion d'une sueur odorante non désagréable.
Cette odeur est variable : de musc, de violette, d'ananas.
On l'a vue disparaître, en même temps que l'hyperidrose qui coexistait avec elle, à la suite de l'administration de 25 centigrammes de salicylate de soude (W. A. Hammond) !
PAPILLOME
Définition. — Le papillome consiste en une hypertrophie limitée de la couche papillaire du derme.
Symptomatologie. — Il se présente généralement sous l'aspect d'une saillie plus ou moins proéminente, composée d'excroissances papillaires plus ou moins élevées, distinctes, d'oii un aspect spécial en chou-fleur, et parfois recouvertes d'un épiderme sec et corné ; dans d'autres cas, elles sécrètent un liquide visqueux, d'odeur nauséabonde ; la couleur varie du blanc grisâtre au brun.
Le volume du papillome est variable : il peut être gros comme une tète d'épingle ou avoir plusieurs centimètres de diamètre.
Parfois indolent, il peut être le siège de violentes douleurs.
Siège. — Le papillome simple se rencontre principalement à la main et aux pieds.
Étîologie. — L'état papillomateux peut compliquer un grand nombre d'affections cutanées : eczéma, lichen, éléphantiasis, lupus, etc.
11 peut succéder à des irritations locales répétées [papillome des raffineurs de pétrole, Derville et Guebmonprez).
Marche. — Diagnostic. — Pronostic. — Sa marche,
PEvVU LUMINEUSE.
son diagnostic et son pronostic varieront donc suivant les causes qui l'ont engendré.
Traitement. — Apres avoir décapé la lésion à l'aide des cataplasmes, des bains, des enveloppements dans le savon noir, on la détruit avec la curette, le thermo-cautère ou l'électro-puncture.
Nous avons obtenu une fois, au moyen de quatre badigeonnages à l'ichthyol pur, la disparition de papillomes de la verge.
PAPULOSE FILARIENNE
On désigne sous ce nom une affection rare décrite par DA SiLVA Araujo ct NiELLY, duc à dcs parasitcs qui produisent aux mains et aux avant-bras, sur les cuisses, le dos, une éruption vésiculo et papulo-croûteuse.
Le traitement consiste dans l'application de pommades parasiticides.