PEMPHIGUS VÉGÉTANT
lésion, qui évoluait d'abord en huit jours, traîne en longueur et les placards éruptifs restent longtemps couverts d'une suppuration croûteuse qui, jointe aux complications diverses ; lymphangites, adénites, abcès phlegmoneux, etc., épuise le malade bientôt atteint de diarrhée, d'escliares du décubitus et mourant dans le marasme ou par suite d'une complication quelconque.
Pronostic. — Rares sont les cas où la lésion, au lieu de procéder ainsi, garde ou reprend un caractère bénin permettant au malade de guérir.
Étiologie. — Le pemphigus chronique, plus fréquent chez les vieillards, est certainement influencé dans sa production par l'arthritisme.
PEMPHIGUS VÉGÉTANT (de Neumann)
Nedmann a appelé joemy»/«"^2<s foliaceus vegetans une afl'ection huileuse dans laquelle, après la rupture des bulles, se produisent de petites élevures fongueuses, reposant sur une surface rouge, dénudée, entourée d'une auréole de tissu exulcéré en dehors duquel se montrent de nombreuses vésicules disposées en circinations.
Les végétations sécrètent un liquide fétide se concrétant en croûtes minces.
Les lésions débutent chez l'homme par la muqueuse buccale puis envahissent le pubis, les fesses, les mains, les pieds, etc.; chez la femme, c'est la région génitale qui est
PEMPHIGUS FOLIACÉ.
atteinte tout d'abord; plus tard, les grands plis articulaires sont affectés et enfin, lorsque, plus tard encore, le tégument est pris entièrement, les végétations fongueuses diminuent d'intensité et l'affection prend l'aspect de l'herpétide exfoliatrice ou du pemphigus foliacé.
PEMPHIGUS FOLIACÉ (Cazenave)