‹ Précis intégral de publicitéChapitre 30 sur 174 · C. - L^aération · texte numérisé non relu

C. - L^aération

L’aération. — Ce mot sert à désigner les espaces non imprimés d’un moyen, et contribuant à la mise en valeur de la partie imprimée.

L’aération extérieure. — Cette désignation s’applique aux blancs entourant la partie imprimée du moyen.

ES PROCÉDÉS d’impression

L’aération extérieure est utilisée même pour l’annonce; nous l’étudierons à ce moment.

L’aération intérieure. — Celle-ci comprend l’ensemble des blancs à l'intérieur de la partie imprimée du moyen.

L’interligne. — L’interligne est un espace qui sert à séparer entre elles les lignes de caractères.

La pratique de l’interlignage, par suite du dégagement qu’il opère entre les lignes, rend leur texte un peu plus lisible.

Pratiquement, le mot « interligner » s’applique seulement au texte courant qui est interligné en 1, 2 ou 3 points. Au-dessus de 3 points, il n’est plus question, à proprement parler, d’interlignage, mais de disposition typographique. L’iinterligne de 3 points est trop accentuée pour les lignes en corps 5 ou 6. Nous indiquerons comme extrêmes l’interligne de 1 point pour des compositions en corps 6 et de 3 points pour celles en corps 12.

Corps plein. — Lorsqu’il n’y a pas d’interligne, on dit que le texte est composé en corps plein.

D. - Les lois de la composition

La composition typographique a des lois qu’il est difficile de transgresser sans danger pour le résultat.

L’unité de famille. — Rigoureusement, le texte d’un moyen ne doit être composé qu’à l’aide de caractères d’une seule famille.

L’harmonie d’un texte typographique dépend essentiellement de l’observation de cette loi qui, en outre, évite à l’œil la fatigue d’« accommodations s> trop fréquentes sur des formes différentes.

Les titres. — Les titres seront composés dans la même famille que le. reste du texte. — Selon une bonne technique, on choisira des caractères gras pour les titres, et maigres, sans exagération, pour le texte.

LA TYPOGRAPl

Lorsque la famille ne comportera pas de caractères gras, nous pourrons adopter, pour les titres, un caractère gras aussi approchant que possible de la famille maigre. Mais il n’est pas impossible d’obtenir un heureux effet en composant titres et texte dans une famille maigre. Pour frapper, on compose quelquefois les titres en caractères manuscrits ou dessinés. C’est une tactique délicate à utiliser.

L’unité de corps. — Les caractères employés respectant Vanité de famille pour le texte, seront d’un même corps.

C’est là une bonne technique. Elle est absolue pour chaque paquet de texte qui ne saurait comporter plus d’un corps. Toutefois, il est possible, avec une grande habileté, de s’y dérober, et d’obtenir de beaux résultats.

Les corps décroissants. — Les caractères employés pour le texte peuvent être de corps différents, à la condition que ces caractères soient employés dans Tordre décroissant.

Les grossissements et le so'ulignage. — En aucun cas, dans un paquet de texte, les mots ne seront grosisis ni soulignés. S’ils sont importants, âls doivent être l’objet d’un titre. Autrement, ils doivent avoir suffisamment d’expression pour n’avoir pas besoin d’être mis en vedette.

Dans cet ouvrage, qui n’a pourtant qu’un caractère d’étude, c’est à regret quei nous employons le grossissement qui, pour simplifier le travaiil de recherche et d’étude, n’en est pas moins désagréable à l’œil.

Nota pour tes titres. — Ces mêmes remarques s’appliquent aux titres.

Les initiales. — On peut avoir, mais sans abus, en tête de chaque alinéa, une initiale d’un corps supérieur à celui du texte, et quelquefois pris dans le caractère gras des titres. Mais ce procédé n’est employé avantageusement que pour des longs paquets de texte insuffisamment coupés par des titres, et c’est une complication pour le typographe.

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