LES DISQUES
Qu’il s’agisse d’un simple petit texte tout nu, dit à la Radio, d’un texte avec indicatif musical ou sur fond sonore, d’une chanson publicitaire, on ne doit donner à retransmettre qu’un disque.
L’enregistrement préalable à toute retransmission vous permet de vous assurer de ce qu’elle sera exactement. A condition bien entendu de remplacer le disque, s’il se répète souvent, dès qu’il commence à donner des signes de fatigue. Rien n’empêche en effet de recommencer l’enregistrement jusqu’à ce qu’il soit parfaitement au point. Tandis qu’un texte dit par un speaker n’est jamais répété strictement de même, sans préjudice des erreurs d’élocution auxquelles ces messieurs sont fréquemment sujets. D’autre part, en faisant enregistrer, vous pouvez choisir votre « diseur » ou votre chanteur, au lieu de subir V « homme de service » au poste émetteur. Or, vous avez peut-être remarqué, qu’à part deux on trois exceptions, les speaker sont des gens ayant certainement des relations, mais ayant aussi une mauvaise voix, un timbre déplaisant, une diction systématiquement fausse et, parfois (j’en ai compté au moins trois), un asthme douloureux pour l’auditeur. De plus, ils cherchent à nous faire croire que le fin du fin de la microdéclamation consiste à remplacer tous les e muets par une apostrophe. De sorte que leur français a Tair natif de la rue de Lappe.
Les disques en usage à la Radio sont établis selon deux fabrications différentes :
Pour la musique employée dans les « quarts d’heure » ou les concerts patronnés, on utilise les disques durs, édités par les grandes firmes d’enregistrement.
Pour la publicité (textes, indicatifs, présentation des concerts), on enregistre au studio du Poste sur disque souple. Celui-ci a l’avantage d’être réalisable sans délai, puisqu’il, ne comporte ni
IJÎS PROCÉDÉS d’impression
matrice, ni « père et mère », en somme aucune opération de « moulage » ou clichage. Et ceci, en publicité, a bien son prix, surtout lorsqu’il y a lieu de saisir l’occasion d’un événement fortuit ou d’une opportunité. Mais il a l’inconvénient d’être moins fidèle que le disque dur et de s’altérer à l’usage très rapidement. Il est dès lors nécessaire de « surveiller » constamment ses émissions sur disques souples afin de les remiilacer avant qu’ils dénaturent l’audition.
Donc, si vous prévoyez une assez large répétition du même disque et que vous disposiez des quelques jours nécessaires à son exécution, n’hésitez pas à faire la dépense du disque dur. Votre émission y gagnera en qualité. Et votre enregistrement, n’ayant pas lieu au studio du Poste, vous pourrez avoir un bon diseur (il n’en manque pas au théâtre) ou un bon chanteur.
En ce qui concerne la partie technique de l’enregistrement, à moins que vous ne soyez vous-même assez versé en déclamation (pour les textes) et en instrumentation (pour la musique), laissez diriger les opérations par un spécialiste, dont il vous revient de choisir le plus qualifié.
GÉKIN.
Précis de Publicité.