LES FILMS
L’exécution matérielle des films, quels qu’ils soient, comporte la collaboration nécessaire de l’auteur du scénario, du dialoguiste, du « découpeur » et du metteur en scène (qui peuvent être la même personne ou les collaborateurs de la même lirme) et dir musicien (compositeur et chef d’orchestre).
Pour les films nettement publicitaires de très courts métrages, les frais d’exécution ne sont pas très importants et c’est le circuit des salles qui représente le gros du budget. Vous pouvez donc vous risquer, lorsqu’on vous soumet une « idée » de film, ou si vous en avez une, à ne la juger qu’après réalisation. Quitte à remédier par la suite à certains détails.
Mais il en va autrement pour un documentaire qui ne peut être intéressant qu’à partir de 600 mètres minimum. Là les frais d’exécution sont importants. Dès lors il est bon que vous étudiez de près le scénario d’abord. Lorsque vous l’aurez approuvé, vous demanderez à étudier ensuite le dialogue et le découpage. Et ce n’est qu’après les mises au point que vous aurez jugées nécessaires que vous permettrez de donner le premier tour de manivelle et engagerez les frais.
Nous ne pouvons ici entrer dans les détails de l’exécution matérielle d’un film. Si le dessin animé s’élabore à l’atelier, le petit film publicitaire, comme le documentaire, peut se tourner pour partie au studio, dans des décors appropriés, pour partie en plein air s’il y a des « extérieurs ».
Si les clichés ont un tarif syndical au centimètre carré, le prix d’un film ne peut s’établir au mètre. Sa réalisation est toujours un cas d’espèce et les dépenses varient selon de nombreux facteurs : vedettes plus ou moins onéreuses, déplacements plus ou moins importants, temps plus ou moins perdu à attendre de belles