LA VITRINE
Il y a deux catégories de vitrines : celles d’extérieur contenant l’étalage qui mérite dès maintenant quelques mots; celles d’intérieur destinées à l’étal et que nous examinerons plus loin.
La loi de la dimension appliquée à la devanture se reporte sur la vitrine.
La vitrine doit être aussi dégagée que possible. Sa profondeur dépend des choses à y exposer.
La vitrine peut, soit s’arrêter à environ 80 centimètrets, soit descendre jusqu’au ras du sol. Cette dernière technique est indispensable lorsque les choses sont de grandes dimensions. Par contre, la première technique sera parfaite pour les choses de petites dimensions qui ont heisoin d’être approchées de l’œil.
Des vêtements demandent une vitrine jusqu’au ras du sol, alors que la bijouterie ne peut être descendue plus bas que 0 m. 80.
Enfin, si haute que soit la vitrine, elle ne saurait contenir de choses au delà d’un plan un peu supérieur au plan visuel horizontal. En pratique, en supposant un recul moyen de deux mètres, sur le trottoir, les choses exposées ne dépasseront pas 1 ni. 80 si elles sont de dimensions moyennes, 2 m. 50 si elles sont très grandes, ces mesures étant comptées depuis le sol. Les choses de toutes dimensions se tiendront toujours dans la vitrine, entre 1 mètre et 1 m. 50, au ras du sol.
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C’est pourquoi nous considérorns comme exagérées les vitrines trop hautes qui ne font que déjauger la chose, l’écraser.
Si nous préconisons une devanture englobant au besoin le rezde-chaussée et l’étage immédiatement supérieur, nous demandons à ce que la vitrine d’exposition puisse ne pas être exagérément haute à l’aide d’un stratagème d’architecture qui conserve quand même son intégralité à l’aspect de la devanture.
Les glaces séparant la vitrine de la rue seront de ijréférence unies et monobloc.
L’ÉTALAGE
L’étalage. — C’est l’exposition, dans les vitrines, de tout ou partie des choses proposées dans un magasin. Les choses de l’étalage ne sont pas retirées pour la vente.
L’étal est une exposition extérieure de tout ou partie des choses proposées dans le magasin, en vue d’une vente immédiate.
L’étal intérieur est l’exposition, en rayons ou sous-vitrine intérieure, de tout ou partie des choses proposées dans le magasin, en vue d’une vente immédiate.
De ces deux moyens, seul le dernier est logique. L’étal proprement dit, reste de vieilles coutumes commerciales, nuit à l’étalage et devient, aux saisons extrêmes, un supplice pour les employés.
L’étalage à distance. — Cet étalage est constitué comme un étalage-type placé loin du magasin. Il possède une certaine force buggestive et prospective. Si l’enseigne n’est pas suffisamment indicative (lu magasin principal, des pancartes d’étalage appelleront l’attention sur le magasin.
Le rôle de l’étalage. — L’étalage a pour mission de suggérer par la chose (et très accessoirement à l’aide des autres éléments de la suggestion objective et de la suggestion subjective) l’achat d’une chose identique placée dans le magasin.
L’étalage n’arrive que très indirectement et très faiblement à faire vendre d’autres choses que celles exposées. Certaines choses disparaissant de l’étalage et non mentionnées dans d’autres moyens de publicité cessent d’être achetées. . •
APPLICATION DES PRINCIPES
Le nombre ët la nature des choses mises à l’étalage. —^ L’étalage doit contenir un minimum de choses. Ces choses seront,, autant que possible, d’une même nature ou d’une na-