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BRONCHITES CHRONIQUES

elle ('Si rare (Conibv). Elle est le plus souvent consécutive à des bronchites aiguf^s banales répétées, moins souvent aux bronchites aiguës des maladies infectieuses, rougeole, coqueluche, grippe, etc. . qui sont généralemenl l'ugaces: ces maladies interviennent cependant parfois par les infections bronchiques secondaires qui les compliquent. La persistance des infections est due aux causes prédisposantes signalées à propos des bronchites aiguës (p. 301) : maladies chroniques du nez. du jiharynx i végétations adénoïiles. hypertrophie des amygdales, etc.), qui sont le substratum du tempérament lymphatique, auquel on a fait jouer un si grand rôle: maladies cachecti.santes telles que les infections intestinales chroniques, elc. Sur 100 cas de bronchite chronique. Carrière a noté comme causes 28 fois la rougeole. :24 fois la coqueluche. o(5 fois des végétations adénoïdes.

Les microbes trouvés dans les bronchites chroniques sont les mêmes que dans les bronchites aigui's : streptocoques, pneumocoques, piieumobacilles de Fiiedlander. etc.

Symptômes. — Ce qui diiïérencie la bronchite chronique de" lenfant de celle de Tadulte et du vieillard, c'est labsence habituelle denqdiysème. le peu d'atteinte de l'état général et la curabilité (Comby .

Lenfant tousse d'une façon habituelle, surtout le matin: la toux est grasse et, chez les enfants de plus de 6 à 8 ans, s'accompagne d'une expectoration niuco-iturulente, jaunâtre: elle^esl parfois quinteuse. co<|utducho"ide. surtout quand la bronchite a succédé à la coqueluche: elle s'atténue ou disparait à certaines périodes. Généralement, il n'y a pas de dyspnée.

L'insjiection du thorax, la percussion et la palpatiou ne révèlent rien d'anormal. A l'auscultation, on entend des râles sibilants, rontlants, sous-crépitants. disséminés, sans localisations sjiéciales. variables suivant les moments, .se modifiant d'un jour à l'autre. Suivant les cas, la bronchite est sèche (râles sonores) ou humide (râles sous-crépitants i. Il n'y a pas de signes d'emphysème.

L'état général est satisfaisant. L'apyrexie est la règle.

Une variété de bronchite chi'onique. plus rare encore chez l'enfant que chez l'adulte, est la bronchite membraneuse. Bien qu'elle ait été observée chez le nouveau-né. à i ans (Ménétrier), elle ne se rencontre guère qu'après 7 ans. De temps en temps le malade expectore des membranes avec ou sans accès de d} spnée.

L'auscultation décèle des siMlances. quelques foyers de râles sous-crépitants. des zones de silence respiratoire.

Évolution. Pronostic. Complications. — La marche est lente, entrecoupée de poussées aiguës avec lièvre, augmentation de la taux, de Texpectoialion et des signes d"auscultation. L"a(Tection dure des mois, des années.

Le plus souvent la maladie bien traitée se termine par la ^uérison. Il est exceptionnel, en dehors de conditions spéciales (déformations thoraciques. asthme), de voir la hronchite aboutir à lemphvsème. à la dilatation cardiaque et à lasystolie.

Mais il faut craindre la bronchite fétide, avec ou sans gangrène des bronches, la broncho-pneumonie, la pleurésie purulente, la tuberculose piilmonaire. La dilatation des lironches est rare, à moins qu'à la bronchite ne soit associée une broncho-pneumonie.

Anatomie pathologique. — Le calibre des bronches est souvent augmenté. Leur muqueuse est épaissie, violacée, grisâtre, ardoisée ou rougeàtre. lecouverte île mucus ou de muco-pus.

A Texarnen microscopique, les cellules épilhéliales sont gonflées : un grand nombre d'entre elles sont transformées en cellules caliciformes ou cubiques: les glandes sont saillantes et présentent des lésions cellulaires analogues: le chorion est intiltré de cellules rondes. Les autres tuniques des bronches sont peu modifiées.

Diagnostic. — 1° Diagnostic difféuentiel. — Le diagnostic de bronchite chronique s"impose par l'auscultation et Ihistoire du malade : celle-ci permettra d'établir lancienueté des phénomènes. La tuberculose pulmonaire est généralement facile à éliminer (p. 345). Il n'en est pas de même pour la dilatation bronchique (p. 319),

i° Diagnostic étiologique. — 11 se fera par Tanamnèse. Il imiiorte surtout d ailleurs de reconnaître les conditions de terrain, qui favorisent la chronicité et «jui conduisent à une thérapeutique sjiéciale.

Traitement. — 1. Li^-s j)oussé^'s di' bronchite anjup seront traitées comme il est dit ailleurs (p. 301).

11. Létal chronique comporte un traitement étiologique. un traitement général et un traitement médicamenteux.

A. Traitement étiologique. — Il s inspirera des causes énumérées à léliologie : ii- est surtout inqnirtant quand la bniuchite est entretenue par des lésions du nez et du pharynx.

B. TiuiTEMENT GÉNÉRAL ET MÉDICAMENTEUX. — Ou |)rescrira la vie au grand air, dans un climat sec et tempéré, un régime alimen-

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