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DILATAT[ON DES BRONCHES

taire fortiliant en ia|i|)prt avec làge de IViilanl. On leva l'aire matin et soir sur tout le corps des frictions sèches, térélientiiiuëes ou alcoolisées.

On ordonnera de 1 huile de foie de morue, du sirop iodotanniijue. du siroj» antiscorhutique, de 1 iodure de jtotassium ou de sodium à petites doses prolongées alternant avec des |)réparalions arsenicales (arséniate de soude, cacodylate de soude, de liodure d'arsenic.

Si les sécrétions hronchiijues sont ahondantes. on donnera du lienzoate de soude, de la terpine, du haume de loin, de la teinture d'eucalyi)tus, de l'eucalyptol; si la toux est gênante, de la helladone, de laconit, de Teau de laurier-cerise.

Enlin il y aura souvent indication de cures thermales faites aux eaux sulfureuses (Eaux-Bonnes, Cauterets, Saint-Honoré. Saint- Sauveur, etc.). ou aux eaux arsenicales Mont-Dore, la Bourhoule).

lY. — DILATATION DES BRONCHES

D"après les auteurs classiques, la dilatation des lironches. maladie surtout fréquente chez lailulte et le vieillard, ne joue quun rôle minime en pathologie infantile. En réalité, loin d'être lare, cette affection est assez commune chez l'enfant (Hutinel). Une des observations les plus caractéristiques de Laënnec, qui, le premier, <lécrivit la tlilatation des hronches, est celle d'un enfant de 3 ans et demi: Laënnec. d'ailleurs, lavait rencontiée assez communément chez les enfants, et les éludes de Rilliet et-Barthez, de Comby. de Delacour (1894), de Sotirofl' (1897). d'Hulinel (i90o), pour ne citer (pie les principales, nous ont appris à la bien connaître. Elle mérite une desci'ijition sjtéciale. car le plus souvent ses allures clinifjues diiïèrent de celles qu'elle revêt à un âge plus avancé.

Étiologie. — Surtout fréquente de 3 à o ans (Rilliet et Barthez), la dilatation îles bronches s'observe à toutes les périodes de l'enfance, même dans la première année.

Sa cause la plus habituelle est la broncho-pneumonie. D'une part les bronchites et les broncho-pneumonies aiguës déterminent, particulièrt'ment chez Tenfant, des dilatations aiguës passagères (.^ndral. Rilliet et Bartliez, etc.). dont il ne sera pas (jueslion ici; d'autre ])art les bronclio-pneumonies subaiguës, notamment celles qui compliquent la rougeole, la coqueluche, la grippe, créent des

dilatations ciironiques. liées aux lésions clestructives des bronches cl à la sclérose i»ulmonaire périljronclii(iue ; elles [leuvent se développer chez des enfants vigoureux, mais souvent elles trouvent des causes prédisposantes dans la misère physiologique, les gastroentérites chroniques, le rachitisme.

Les roi'ps étrangers des bronches, qui déterminent de la bronchite et de la broncho-pneumonie, sont une cause assez commune de dilatation des bronches (Combv) : on la observée à la suite de la pénétration dun tube de verre, d'un clou de girofle, d'un petit caillou, dune pointe de toupie, etc.

Les rétrécissements des bronches, réalisés généralement par une adénopathie trachéo-bronchique tuberculeuse, rarement d'origine syphilitique, interviennent quelquefois.

La tuberculose en est plus rarement la cause chez l'enfant que chez l'adulte. La tuberculose pulmonaire fibreuse, qui, chez ce dernier, détermine fréquemment des dilatations des bronches, est en effet exceptionnelle dans le jeune âge.

La s'jphilis héréditaire intervient quelquefois en créant une sténose bronchique ou une sclérose broncbo-jmlmonaire. Elle est, d'après Balzer et Grandhomme. la cause habituelle des bronchectasies congénitales, décrites par ^Virchow. GraAvitz. etc., qui pour d'aiitii's Heller seraient dues à l'atélectasie pulmonaire.

Anatomie pathologique. — A l'autopsie, on trouve des adkérences pleurales, de l'emphysème, et. généralement à l'une des bases, surtout à gauche, quelquefois aux deux, le poumon dur. violacé, rougeàlre. C'est à ce niveau, sur les moyennes et petites bronches, que siègent les dilatations, qui sont habituellement mu! tiples et peuvent atteindre le volume d'un pois, d'une noisette.

Les trois formes de dilatation décrites jiar Laënnec, Andral. Cruveilhier, peuvent se rencontrer: mais les dilatations monilifurmes sont exceptionnelles et les dilatations ampullaires ianévrismes bronchiques) j)lus rares que chez l'adulte. Les dilatations cylindriques sont les plus fréquentes : à la coupe, on voit, au milieu du lobe pulmonaire carnilié, les bronches dilatées sous forme d'orifices ou de tubes plus ou moins volumineux; on recon naîtra l'étendue de la dilatation en sectionnant la bronche suivant sa longueur (La-Minec): assez souvent, à l'extrémité des bronches élargies, il y a de petites dilatations ampullaires.

Les bronches dilatées sont renqdies île muco-pus. Leur surface est rouge, lisse, plus rarement granuleuse, recouverte de végé-

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