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CINQUIÈME CLASSE

Les maladies du cœur chez Tentant sont les unes congénitales^ les autres acquises. Les premières, bien que i)Ouvant persister jusqu a Tâge adulte, sont spéciales à Tenfance. Les secondes, moins nombreuses dans leurs variétés que chez Tadulte. sont presque exclusivement d'origine infectieuse, les intoxications, dont le rôle est si important plus tard, nintervenant que d'une façon exceptionnelle: elles méritent une étude spéciale par leur fréquence et par les [iarticularités de leur évolution, tenant aux conditions physiologirpies ]iropres au jeune âge.

Le cœur de l'enfant, comme ses autres organes, suliil en eiTet un dévelo[)pement considérable. Son poids passe, de 20 à to grammes au moment de la naissance, à 2o0 à 300 grammes chez radulte:son volume, de iOà 25 centimètres cubes, à260à SlOcentimètres cubes. L'accroissement est surtout lapide iieudant la première année, puis au moment de la puberté.

D'ime façon générale le cœur de Tenfant est proportionnellement plus pesant que celui de l'adulte, tandis «pie son volume est proportionnellement plus petit; ses parois sont donc plus épaisses et par suite son énergie est plus grande. D'autre part le calibre des artères est très large, ce qui aide son travail en assurant au sang une circulation facile. Mais à la puberté, par suite de l'allongement artériel, que ne compense pas une augmentation itroportionnelle de calibre, et de l'augmentation de la masse du sang, la pression artérielle s'élève et le cœur se dilate. Le type cardio-vasculaire de l'enfant se transforme com- [ilètement à ce moment (Beneke).

Un tail intéressant est encore à noter, c'est «jne les parois du ventricule droit gardent à peu i)rès la même é[iaisseur qu'au moment de la naissance, tandis que le volume de cette cavité s'accroît rapidement.

Ces notions sur le système cardio-vasculaire de Tenfant rendent compte de certaines particularités que présentent chez lui les cardiopathies. Quant aux maladies des vaisseaux, artères et veines, elles sont relativement rares et ne comportent qu'une brève description.

Examen de l'appareil circulatoire à l'état normal.

L'examen de l'appareil circulatoire chez l'enfant se fait à l'aide des mêmes procédés que chez l'adulte.

A. Cœur. — 1° Palpatio.n. Pekcussion. — Elles renseignent sur le siège de la jioinle et sur sa mobilité, sur létendue et la forme de la malité précordiale. La percussion doit être faite légèrement à cause du peu d'épaisseur de la paroi thoracique.

La pointe du cœur siège : chez le nouveau-né, dans le 4*^ espace intercostal eu dehors de la ligne mamelonnaire; jusqu'à sept ans, sous la 5" côte en dehors de la lign(» mamelonnaire; ajirèsse])! ans, dans le o*= espace e-n dedans de la ligne mamelonnaire.

La surface de matilé précordiale, mesurée d'après le procédé de Potain, est de 40 centimètres carrés à six ans, de 52 centimètres carrés à douze ans, de 78 centimètres carrés à dix-sei)t ans (Potain et Vaquez).

2" Auscultation. — Les foyers d'auscultalion sont les mêmes que chez l'adulte. Gomme chez lui on entend à la pointe et à la base deux bruits, le premier systolique, le second diastolique, et à la pointe le [)remier est [dus accentué que le second ( - "^ ) ; mais, par contre, à la base on ne note jias, au moins dans les premières années, raccentiialion du deuxième bruit, normale à un âge plus avancé, non ])lus que la prédominance du deuxième bruit aortique sur le deuxième bruit pulmonaire.

Les bruits du cœur sont aigus et se propagent dans une grande partie du thorax.

Le grand silence est [dus court que chez Tadulle [lar suite de la fréquence des battements cardiaques; le r}lhme fœtal (égaUlé des deux silences et des deux bruits) est l'état physiologique chez le nourrisson.

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