ALBUMINURIE
l'ail mal, quelijiiefois dyspepliques el à eslnmao dilaté. Elle paraîl être sous la (léi)eu(lauce de Iroubles vaso-moleurs du rein et est assimilable aux albuminuries provoquées expérimentalement par le ralentissement de la circulation rénale. L'étude de la fonction rénale, révolution, la fjjuérisou, etc.. permettent d'écarter Tidée (Tune lésion rénale (Courcoux). La cliloruralion alimentaire a pu dans un cas la faire apiiaraiire, tandis qu'elle disparaissait par le régime déchloruré (Vaquez).
Dans ce groupe rentre Valhumimirie ci/clique drs ji:'U)te-s gen.s (Teissier et Merley) ou maladie de Pavy. Elle a}qiarait dès que le malade est levé, augmente jusqu'à quatre à six heures de l'après-midi, puis diminue et disparaît de six à dix heures du soir, après le coucher. La quantité d'albumine varie de 0 gr. ï?0 à Ogr. 60. Les urines sont en quantité normale, de densité élevée, de réaction neutre ou alcaline, graissent le verre et présentent un cycle urologique spécial : 1" matières colorantes, "2" albuminurie, 3° uraturie, 4° azoturie (Teissier). Cette variété s'observe surtout de huit à dix-sept ans. chez des sujets sains ou neurasthéniques, pâles, sujets aux essoul'tlements el aux palpitations, à la cé[)halalgie, aux vertiges, (juelquefois aux épistaxis. Elle peut se rencontrer chez plusieurs frères et sœurs, ou chez un des parents en même temps que chez l'enfant. On note l'hérédité arthritifiue ou goutteuse {albuminurie prérjouttcuse de J. Teissier). La j)alhogéuie a donné lieu à plusieurs hypothèses.
Les albuminuries intermittentes, quel que soit leur tyiie, jteuvent guérir sans aboutir ultérieurement à la néphrite. Il en est ainsi le plus souvent pour l'albuminurie cyclique, qui guérit en deux ou trois ans. D'autres fois, au contraire, elles deviennent permanentes et se transforment en albuminuries de néphrite caractérisée. Leur dilTérenciation avec les albuminuries de néphrites n'est d'ailleurs pas toujours facile à établir en clinique. En effet, dune part, les mêmes causes, des troubles digestifs par exemple, peuvent déterminer des albuminuries intermittentes et des lésions rénales; d'autre part, il y a des albuminuries intermitteutes, qui sont liées aux néphrites des maladies infectieuses aiguës (scarlatine, di}thtérie, etc.) et de la tuberculose commençante {albuminurie du début de la tuberculose, albuminurie prétuberculeuse de J. Teissier), ou qui dépendent d'une néphrite chronique. La curabilité n'exclut pas non plus la lésion rénale, car il existe des néphrites curables.
Quant aux albuminuiies observées dans les maladies de Vencéphale (hémorrafïies, tumeurs, etc.), dans la chorée, Vépilepsie, on ne doit les attribuer à ces états patbolof^àques qu'après avoir éliminé, pour certains d'entre eux tout au moins, rhypothèse d'accidents nerveux d'origine rénale.
B. — Albuminuries d'origine rénale évidente.
Si, dans les albuminuries (jui viennent d'être décrites, la question de l'existence d'une lésion rénale reste discutée, celle-ci est sans conteste la cause des albuminuries suivantes, dont l'étude sera faile à propos des népbrites. Ces albuminuries se rencontrent dans les maladies infectieuses aiguës (diplitérie, [»neumonie, broncho-pneumonies, scarlatine, fièvre tyithoïde, infections gasti'ointestinales, etc.), dans les maladies infectieuses chroniques (tulierculose, syphi"lis), dans les états dyscrasi(iues (diabète, obésité, hérédité goutteuse), dans les intoxications aiguës (cantharide, chloroforme, sérums thérapeutiques, etc.), dans les intoxications chroniques (saturnisme).
Dans les alluuninuries dues à des lésions rénales rentrent également celles qui sont liées à la congestion rénale dans les maladies du cœur et des j)Oumons [albuminurie des asijstoliques).
De l'exposé qui vient d'être fait découle cette conclusion que, chez l'enfant comme chez ladulte lalbumiiuirie ne comi)orte pas de ]>ronostic et de traitement qui lui soient projtres, mais que ceux-ci résultent de la cause (jui en pro\oque rai>paritiou.
Il faudra, quand l'albiuninurie auia été constatée, doser la quantité d'albumine, rechercher si elle est permanente ou intermittente, et, dans ce cas, préciser Tes conditions qui règlent sou ajqiarition, étudier les éliminations urinaires (volume des urines, niée, chlorure de sodium, bleu de méthylène), faire l'examen cytologique du dépôt de ceutrifugation (recherche des cylindres, des leucocytes, des hématies). On devra eu outre explorer l'ajipareil cardio-vasculaire (volume du cœur, pression artérielle) et jechercher les conditions étiologiques.
HÉMATURIE 443