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I. — Polyadénopathie aiguë

Elle oxisie dans un giaiid iininlMc de maladies infeclieuses : scarlatine, rougeole, lulx-oje, (''iysi|>èle, di|iht(''i'ie, fièvre lyi»lioïde, peste, iideclions l)ioucho-|)uliiioiiaii(is, ele. Elle est surtout marquée dans celles qui s'accompagnent de multiples manil'eslalions (Milanées et muqueuses. Dans la rubéole elle constitue un symptôme utile pour le diagnostic.

Les ganglions profonds du médiastin et du mésentère, les ganglions superficiels cervicaux, inguinaux, axillaires se tuméfient. Les premiers donnent lien à des symptômes particuliers, les seconds sont plus ou moins gros et douloureux.

Habituellement les adénopatbies rétrocèdent avec la maladie causale; quelquefois elles suppurent.

Fièvre ganglionnaire. — Cette dénomination a été attribuée par Emil Pfeifi'er (1889) à un syndrome, sinon à une maladie, qu'il est assez commun d'observer cliez Tenfant. Elle débute assez brusquement, comme une infection aiguë, par de la fièvre (39°-40"). de Tagitation, quelquefois de l'anorexie et des vomissements. Puis les mouvements du cou et la déglutition deviennent douloureux, en même temps que les ganglions situés le long du bord postérieur du muscle sterno-cléido-mastoïdien et moins souvent ceux situés le long du bord antérieur se tuméfient. Au bout de 1 à 3 jours la température tombe et l'adénopathie régresse. Ou bien la fièvre persiste pendant 8 à 10 jours, le foie et la rate se tuméfient, ainsi que parfois les ganglions axillaires, inguinaux, trachéo-broncbiques, mésentériques. Dans certains cas même l'affection revêt une marche subaiguë.

Fréquemment au début on observe de la rougeui' des amygdales ou des symptômes d'infiammation de l'amygdale pharyngée; mais ces phénomènes locaux peuvent être très atténués et passer inaperçus. Il n'est pas rare de constater pendant l'évolution de l'albuminurie simple ou accompagnée d'autres signes de néphrite aigui\

Les ganglions ne suppurent pas.

On a beaucoup discuté sur la nature de la fièvre ganglionnaire. Il ne paraît pas s'agir d'une infection spécifique, mais d'une infection banale par des streptocofjues, des jtneumocoques, etc. Le [loint de dc'part en est le plus souvent la muqueuse pharyngée, prédisposée par l'hypertrophie du tissu lymphoïde (p. 66). Mais

la localisation de rinleclion et sa persistance au niveau des ganglions n'en sont pas moins intéressantes au point de vue clinique. L'existence de la fièvre peut en effet, dans certains cas, en imposei' jiour la luberculose, parfois même pour- une fièvre t^plloïde.

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