DANS LA TUBERCULOSE VERTÉBRALE
Les compressions de la moelle chez les enfants reconnaissent les mêmes causes qu'aux autres âges. Cependant les unes sont [)lus rares chez eux, tandis que d'autres leur sont plus sj)éciales. Aussi je n'insisterai ni sur les compressions traumatiques (fractures ou luxations des vertèbres, hématorachis), ni sur les tumeurs extraméningées et méningées, ni sur le cancer et la syphilis vertébrales; je me bornerai à étudier les accidents médidlaires qui surviennent au cours de la tuberculose vertébrale ou mal de Pott, afleclion parlicurn'icnifnl fn'-tpK'nlc dans Tenfance, surloiit avant cinq ans.
Anatomie pathologique. — La tuberculose vertébrale peut réalisci' des accidents nn'didlaiics par plusieurs processus.
1" llaremenl il y a roinpri'ssion ou section de la moelle par une vertèbre déviée.
2" (Quelquefois il y a compression par un abcès caséeux ou par un séquestre osseux faisant saillie dans le canal rachidien.
3° Généralement (Charcot et Michaud) la tuberculose envahit resjtacé épidural et réalise une pachyinénintjite externe caséeuse capable d'évoluer vers la sclérose. La dure-mère résiste habituellement, sa face interne reste lisse; quelquefois cependant elle est envahie par des granulations tuberculeuses ou la i»ie-mère est le siège d'une infiltration embryonnaire. La pachyméningite entraîne la compression de la moelle dans sa portion antéro -latérale et des racines. La moelle est atteinte de myélile transverse soit par suite de la compression exercée sur elle, soit par Tintermédiaire de la compression des artères (Ziegler) ou des veines et des lymphatiques (Kahler), soit par suite de Tartérite et de lymphangite tuberculeuses.
4" Enfin, en dehors de toute compression ou lésion vasculaire, la moelle peut être le siège d'une jnyélite parenckymateuse (Philippe et Cestan) ou d'une myélite mixte.
Lésions des racines kachideennes. — Elles sont aussi fréquentes que celles de la moelle; elles sont dues à la compression et à rinflammation névrite radiculaire).
Symptômes. — Les lésions de la moelle et des racines au cours du mal de Potl donnent lieu à des troubles sensitifs, moteurs, trophiques. Je prendrai comme type le mal de Pott de la région dorsale ou dorso-lombaire, qui le plus souvent donne lieu aux troubles médullaires.
1" Tiiouiii.Es SENSITIFS. — lls soul Ics premiers en date.
Douleurs i pseudo-névralgies) . — Si pour certains médecins elles sont plus rares chez Tenlant que chez l'adulte, pour d'autres il n'en est rien. Elles simulent les névralgies intercostales, lombaires, sciatiques, crurales, etc. Elles sont continues avec exacerbations, symétriques, envahissantes. Elles peuvent se localiser au niveau des articulations, notamment au genou.
Sensations anormales. — Ce sont des jùcotements, des fouriiiilleiiients, la sensation de fruid aux extrémités des membres.
Sensibilité objective. — On observe une aneslhésie progressive, attcitcnaut simullanémcnt ou successivement les sensibilités taetile, ihciniique et la sensibilité à la douleur, réalisant parfois la dissociation syringomyélique. Elle alïecte la topograpiiie radiculaire et remonte de l'extrémité vers la racine du membre.
!:2" TuoiBLEs motelus. — lls apparaissent généralement plus ou moins longtemps après le di-biil des troubles de la sensibilité, d'une fa(;on progressive.