COMPRESSIONS DE LA MOELLE
Le malade se plaint de faiblesse dans les membres inférieurs. Puis ceux-ci deviennent raides; jM'udanl la marche la pointe des pieds traîne sur le sol. Bientôt la paralysie s'accompagne de contracture, d'exagération des réilexes, de trépidation épileptoïde {paraplégie spasmodique)^ du signe de Babinski ; la marche devient impossible sans le secours de béquilles {démarche pendulaire).
Vexagération des réflexes rotuliens et achilléens est précoce et peut être le premier symptôme.
11 y a généralement constipation et rétention d'urine^ avec parfois incontinence j)ar regorgement.
La paraplégie flasque permanente avec abolition des réflexes et aneslhésie totale par section de la moelle est exceptionnelle.
3" Troubles trophiques. — L'atrophie musculaire est tardive.
Il y a parfois des éruptions huileuses, du zona, des escarres dans la région fessière, des arthropathies passagères (hydarthrose, hémartlirose).
Formes cliniques. — Elles sont en rapport avec le siège du mal de Pott : cervical, dorsal, lombaire. Les jdus intéressantes sont liées au mal de Pott de la région cervicale supérieure ou mal de Pott sous-occi|)ital.
Mal de Pott sous-occumtal. — Les douleurs siègent dans la nuque, au cou, aux épaules. Elles s'accompagnent de contractures des uuiscles de la nuque, qui immobilisent la tète (torticolis). Puis apparaît la jiaraplégie spasmodique des membres su])érieurs et plus tard celle des membres inférieurs. Souvent il survient des phénomènes bulbaires, qui font la gravité de cette localisation : pouls lent avec attaques syncopales et épileptiformes, troubles de la phonation, de la mastication, de la déglutition, accès de suffocation, etc.
Pronostic. — La paraplégie spasmodique aggrave, en pronostic du mal de Pott en immobilisant le malade, en l'exposant aux escarres, à la rétention d'urine et à leurs complications. La paraplégie cervicale peut causer la mort subite.
Cependant les parai)légies potticjues, y compris les itaraplégies cervicales, sont curables même après plusieurs années (Charcot).
Diagnostic. — Au début les pseudo-névralgies peuvent être prises pour des névralgies vraies. Mais ces dernières sont exceptionnelles chez Fenfant; d'ailleurs on notera que les points douloureux de Valleix sont moins nets, que la diffusion des douleurs est plus grande, que ces douleurs sont bilatérales. L'existence de ces
douleurs peut même mettre sur la voie du diagaostic de mal de Potl au début.
A la période de la paraplégie spasmodujue. le diagnostic s'impose généralement chez l'enfant, où les déformations rachidiennes sont habituelles. Ou ne confondra pas la paraplégie jiotfique avec la maladie de Little. avec la sclérose en plaques, etc.
Traitement. — C'est celui du mal de Pott. Rarement se poseront les indications d'uni^ intervention chinirgicale : tré|ianation, lamineclomie, etc.
CHAI'ITUE IV