II. — PARALYSIES OBSTETRICALES DES NOUVEAU -NÉS
Les paralysies obstétricales des nouveau-nés sont dues à des altérations des nerfs périphériques ou des plexus réalisées pendant le travail de r accouchement. On en distingue les paralysies consécutives à des lésions encéphaliques ou médullaires, dues à des causes analogues, qui sont décrites avec les maladies qu'elles déterminent.
Ces paralysies atteignent, par ordre décroissant de fréquence, la face, le membre supérieur, le membre inférieur.
Etiologie. — La paralysie faciale obstétricale est fréquente chez le nouveau-né. Elle s'observe presque toujours après Tapplication du forceps, qui détermine la compression du nerf facial à son émergence du trou stylo-mastoïdien ou au-devant de l'oreille, comme l'ont démontré P. Dubois, Landouzy (1839), Pajot (1853), Vernois ('18o7), Huchard (1866), etc. Beaucoup plus rarement la paralysie survient après un accouchement spontané, sans application de forceps, la compression se trouvant réalisée alors par une disposition vicieuse du bassin, une tumeur du bassin, etc.
La paralysie obstétricale du membre supérieur a été décrite par Duchenne (de Boulogne), iXadaud (187:2), Erb (1874), RouUand (1887), Budin (1888), J. Gomby (1801), etc. Le plus habituellement elle est la conséquence de manœuvres obstétricales : application du forcejis, dégagement de Fépaule avec le doigt ou avec un crochet dans la présentation du sommet, tractions énergiques pour extraire la tète ouïes bras dans la i»résentation du siège ou de l'épaule. Exceptionnellement elle survient dans laccouchement spontané (Jacquemier). La |jaralysie est due soit à la compression du plexus brachial au jioint d'Erb, soit, jdus fréquemment, sinon toujours (Fieux), à l'élongalion et au tiraillement ilu plexus brachial.
La paralysie obstétricale du membre inférieur est rare et due à un traumatisme grave de la colonne vertébrale avec hémorragies iiilia-rai Indiennes. Elle diffère donc des paralysies précédentes.
Symptômes. — 1. Paralysie faciale. — Les synq)tùmes n'ont rien de sjjécial au nouveau-né. Us apparaissent aussitôt après raccouchf'iiirnt. Peu manjués au repos, ils s'accusent quand l'en-