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PARALYSIES OBSTETRICALES DES NOUVEAU-NES

faut crie ou tèle. On note Fasymétrie de la face, la déviation de la bouche, rinocclusion des paupières. La tétée est généralement possible.

Habituellement la paralysie ne tarde pas à régresser et à guérir, à moins, ce qui est rare, qu'il n'existe des lésions profondes du nerf; en ce cas, ïa paralysie peut être détlnjtive.

La paralysie est quelquefois bilatérale.

IL Paralysik du .membre supérieur. — Elle se manifeste aussitôt après la naissance et présente les caractères des paralysies radiculaires du plexus brachial.

Exceptionnellement, la paralysie est totale. Il existe alors une paralysie flasque de Tépaule, du bras, de Tavant-bras, de la main, de Tanesthésie au niveau de Tavant-bras et de la main, des troubles oculo-pupillaires (rétrécissement de la fente palpébrale, myosis, etc.), et ultérieurement de l'atrophie musculaire, la réaction lie dégénérescence.

Le plus habituellement la paralysie est partielle et du type supérieur (Duchenne, Erh). Elle porte sur les muscles thoracoscapulaires, le deltoïde, le biceps, le brachial antérieur. L'épaule est abaissée, le bras et l'avant-bras tombent inertes, la main en pronation. Les mouvements des doigts, le mouvement d'extension de Tavant-bras sur le bras sont conservés. La sensibilité est intacte. L'atrophie musculaire ne survient que tardivement et s'accompagne de réaction de dégénérescence.

Rarement il existe une paralysie funiculaire du nerf circonflexe, du nerf radial.

L'évolution des paralysies du membre supérieur est variable suivant les cas. Elles peuvent être, et c'est le cas le plus fréquent, passagères et guérir en deux ou trois semaines ou seulement en deux ou trois mois, ou elles sont définitives, incurables. Les paralysies consécutives à une présentation du sommet sont [tins bénignes que celles qui surviennent après un accouchement par le siège. L'étude des réactions électriques et la recherche de la réaction de dégénérescence aident à fixer le pronostic.

Diagnostic. — L Paralysie faciale. — Elle peut passer inajterçue, quand l'enfant est au repos; elle devient évidente dès que l'enfant crie ou tète.

La cause est facile à reconnaître grâce aux commémoratifs de l'accouchement et à l'existence d'une contusion ou d'une plaie audevant de l'oreille. D'ailleurs la para/ysje/aoia/e obstétricale par

compression cérébrale (Builin) est exceptionnelle, «le même que la paralysie faciale conijénitale.

II. Paralysies du membre sipérieuii. — Elles se reconnaissent facilemenl à rimmohilifé el à la déformalion du membre. Leur moment d"ajt]iarition et les commémoratil's de raccoucliemenl révèlent leur origine.

Les parahjsies iV origine cérébrale sont presque toujours hémiplégiques.

Les pseudo-parabjsies obstétricales par traclure ou luxation n'aiïectent pas la même localisation, sont douloureuses et décelables par la radiographie.

La pseudo-paralysie syphilitique de Parrot n'apparait guère avant un mois et a des symytômes caractéristiques (p. 710).

La paralysie infantile à type scapulo-huméral ne se montre qu"à un âge plus avancé: elle peut être difllcile à différencier, en labsence de commémoratifs.

Traitement. — I. Paralysie faciale. — Habituellement, elle guérit toute seule. Dans les cas persistants on aura recours à Télectrisation des muscles (courants faradiques ou continus).

IL Paralysie pu membre supérieur. — Le traitement électrique doit être commencé de suite et prolongé dans les cas qui ne guérissent pas rapidement. On apiiliquera soit les courants faradiques iDuchennei, soit les courants continus (Erb, Onimus), Ony joindra les frictions et le massage.

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