IX. — ÉRYSIPÈLE
L'érysipèle est une maladie de tous les âges; chez Tenfant Vén/sijjèle des nouveau-nés présente seul des particularités intéressantes.
Étiologie. Pathogénie. — L'érysipèle des nouveau-nés apparaît du 10 au lo- jour aju-ès la naissance, au niveau des solutions de continuité de la peau : érosions, plaies, piqûres de vaccin, plaie ombilicale. Il est lié à Vinfection puei-pérale de la mère et depuis longtemps on a noté la coexistence d'épidémies de ces deux maladies dans les maternités (Lorain, Hervieux). Les recherches bactériologiques en ont fourni la raison en montrant que l'une et l'autre sont dues à un même germe, le streptocoque.
On a admis la possibilité de Vinfection intra-utérine par la voie placentaire ou d'une contagion pendant le passage dans le vagin ; ce sont en tout cas des processus exceptionnels. L'infection se réalise presque toujours, sinon toujours après l'accouchement.
Anatomie pathologique. — Les lésions de lérysipèle du nouveau-né dilïèreut notablement de celles de Térysipèle des enfants plus âgés et des adultes. Tandis que, chez ces derniers, il y a un afflux abondant de leucocytes qui phagocytent les streptocoques, chez le nomediU-né^h leucocytose fait défaut (Achalme). L'examen histologique montre un grand nombre de streptocoques dans le tissu sous-cutané et seulement quelques-uns dans la couche profonde du derme; ils se trouvent dans les gaines lym- ])hatiques périvasculaires et dans les troncs lymjdiatiques, qu'ils distendent et qui, de même que les espaces interstitiels, ne contiennent que très peu de leucocytes.
Les ganglions lymplia tiques de la région ne sont pas tuméfiés. Il y a souvent de la phlébite ombilicale.
Généralement il y a streplococcie généralisée et on trouve une si'rosili' Iduclie dans le i>éritoinc, les plèvres, le jiéricarde.
Symptômes. — L'érysipèledu nouveau-né débute généralement