I. — CONSTIPATION
La constipation, c'esl-à-diie révacualion en ({uanlilé insuflisante dos matières fécales, mérite une étude spéciale. Fréquente en effet à toutes les périodes de Tenfance, relevant de causes diverses, elle entraine parfois par son intensité des troubles tels qu'elle constitue presque une maladie. a\('c laquelle le médecin doit compter dans sa |trali(pie journalière.
Étiologie. — Cette éliolof^ie est comi)le\(*.
1" Il y a une conslipalion accidentelle^ passagère, que je ne cite que pour mémoiie: on la lencontre chez des snjets sains ou atteints de maladies aiguës (lièvres (■■i'u|)tiv('s, i,Mi|ipi', iincumonie, broncho-pneumonies, etc.).
^° Il y a des conslipalions m/injjldmdticjîies des affections cért'bro-méningées, et en particulier des méningites tul)erculeuses; — • des péritonites aiguës ou tuberculeuses ; — des occlusions aiguTs de Fintestin (invagination, hernie étranglée, etc.).
3° 11 y a des conslipalions habituelles ou chroniques., dues soit à des altérations analomiqnes ou à des troubles fonctionnels de l'estomac et de Tinteslin, soit à des causes alimentaires. Ces différents facteurs sont souvent d'ailleurs associés et certains d'entre eux engendrent les autres.
a. Altérations .anatomiqu-s et tkoliu.ks fonction.nei.s. — Ce sont d'abord les lésions congénitales : sténoses du pylore, rélré-
cissements de linloslin. dilatation cont^oMiitalo du cùlon 'maladie de Hirschprung), exagération des llexuosités du côlon [telvien.
Ce soûl ensuite la dyspepsie gastro-iutestiuale chronique, les entéro-eolites suhaiguës et chroniques des nourrissons et des enfants plus grands, qui s"accomi)agnent d'atonie ou de spasme de la tiniique musculaire, de dilatation et d'allongement de Tintestin (Marfani, de dilatation de Testomac, de trouhles des sécrétions digestives (hypochlorhvdrie, modifications des sécrétions duodéuales, etc.)- de lésions de la muqueuse.
Le spasme de Tintestin est une cause importante de constipation, non seulement au cours des étals pathologiques de Tintestin, mais encore chez les sujets nerveux. Il se rencontre souvent, chez les filles plus que chez les garçons, à la fin de la seconde enfance.
b. Causes alimentaires. — Chez le nourrisson, il faut tenir compte, dans la ]U'oduction de la cnnstiiiation. de la quantité et de la (jualité' du lait ingéré.
Chez lenfant au sein, la quantité de lait ingérée influe sur l'ahondance des résidus intestinaux : il existe une constipation jiar insuffisance d'apport, si la sécrétion lactée de la nourrice est minime; chez le nouveau-né la privation de lait, (juand la mère n'en a pas, est une cause de retard dans l'évacuation du méconium. La qualité du lait a aussi sou importance : un lait trop aipieux a une action conqiarahle h celle d'un lait troji jieu ahondant; un régime échauffant, la constipation chez la nourrice sont souvent cause de constipation chez le nourrisson.
Chez l'enfant nourri au lait de vache, la consti]»ation. qui est fréquente, est souvent la conséquence d'une alimentation trop ahondante ou constituée par nu lait trop riclie.
Dans certains cas on peut incriminer une alimentation |)rémalurée avec des féculents.
A partir du sevrage la constipation est moins frtMpiente à cause de la variété plus grande dans les aliments: cependant elle est loin d'être rare. L'ahus du lait, de la viande, des sucreries, etc., en est souvent la cause: il s'y associe d'ailleurs souvent la dyspepsie si fré(pi('iili' à ct'l âge. et (jui peut être la consé<|uence des mêmes causes.
Chez les grands calants iMl('r\ icuuenl fréquemment, surtout chez ceux (pii \ivcMl en pciisidii. la vie sédentaire et la mauvaise haltilude de la rélenliun colonlaire des fèces.