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SPASME IDIOPATIQUE DE LA GLOTTE

entrecoupée, et la respiration reprend en même tenijis que les symplôines d'asphyxie disparaissent.

Très souvent les accès, petits ou grands, sont précédés on accompagnés de convulsions généralisées ou de contractures (étanif'ormes des extrémités; aussi a-l-on considéré le spasme glollique comme la manifestation d'une tétanie évidente ou latente (Escherich), opinion d'ailleurs discutée.

L'accès de spasme glotlique est rarement unique. Généralement les accès se répètent de façon sultcontinue jusqu'à 30 ou 50 dans les vingt-quatre heures et à intervalles plus ou moins longs. La durée de l'affection varie de quelques jours à quelques mois.

Les accès de spasme glollique peuvent se terminer par la mort subite ou par Vasphyxie progressive; ils constituent une des causes les plus fréquentes de mort suhite chez les enfants (Marfan, Baginsky). Si, d'une façon générale, le pronostic est surtout grave pour les grands accès, il ne faut pas oublier que des accès légers }teuvent être suivis d'accès graves. La mortalité serait de 40 p. lUO (Reiil), plus grande chez les garçons que chez les filles (45 et 8^ p. 100, Lorent).

Anatomie pathologique. — On ne trouve pas à rautoi)sie de lésions susceptibles d'avoir causé le spasme glollique, mais seulement des lésions dues à des maladies concomitantes ou conséquences du spasme. Ces dernières consistent principalement en de la stase veineuse au niveau des différents viscères, notamment des poumons, des sinus crâniens, de la pie-mère et du cerveau. Dans certains cas, le thipnus est hi/perlrophié.

Pathogénie. — Les théories patbogéuiques proposées sont nombreuses; certaines d'entre elles n'ont plus guère qu'un intérêt hislori({ue.

1" A la suite de Kopp (1829) on a attribué le spasme de la glotte à l'hypertrophie du thymus [asthme Ihymique) ; plusieurs exjjlieations de son mode d'action ont été j)roposées (p. 512); elle n'est d'ailleurs pas constante.

2° L'existence d'un spasme des muscles du larynx (»rovoqué jiar la compression du ()eumogaslrique ou du récurrent par des ganglions trachée-bronchiques hypertrophiés est exceptionnelle.

3" La théorie rachilique [asthme rachitlque d'Ojqienheimer) n'est plus admise, qu'on su[ipose avec Elsilsser une compression cérébrale favorisée par le craniotabes (rachitisme crânien), ou avec kassowitz la propagation aux méninges et à lécorce cérébrale

(rime hyp'^ï'liPiiii'- inflammatoire des os du crâne. On peiil cepcn danl admellre, avec Condjy, que rauto-intoxication gaslro-inlestinale, cause du rachitisme^ joue un rôle dans la production du spasme glottiqne.

4° La théorie la plus admissihle est celle qui considère le spasme idioj)alhiqu(^ de la glotte comme une convulsion partielle des muscles respiratoires (Blache, Yalleix, Trousseau, Hérard), comme une convulsion interne^ dont la palhogénie est identique à celle des convulsions externes (p. 636).

Diagnostic. — Le diagnostic de spasme de la glotte s'impose }»ar les caractères mêmes de Taccès. La dyspnée provoquée par un abcès rétro -pharyngien^ un corps étranger des voies aériennes, un œdème de la glotte, s'en différencie par les symptômes et révolution de ces affections.

Ce qu'il importe de préciser, c'est s'il s'agit d'un spasme idiopathique, d'une convulsion interne, ou d'un spasme symptowah'gwe d'une laryngite aiguë simple (faux croup) ou diphtérique (crouj)).

Traitement. — I. Au moment d'un accès de spasme gloltique, il faut débarrasser l'enfant des vêtements qui le gênent, le redresser, lui faire des aspersions et des flagellations d'eau froide sur le visage et sur le tronc, lui appli(}uer des compresses chaudes sur le cou, le mettre dans un bain chaud sinapisé, et au besoin lui faire inhaler quelques gouttes de chloroforme. On peut encore provoquer des mouvements de déglulion en introduisant le doigt dans le pharynx, chatouiller la pituitaire avec une iilume. Si la respiration ne revient pas, on [iratiquera la respiration artificielle, des tractions rythmées de la langue, le tubage, et, au cas d'impossibilité de faire celui-ci, la trachéotomie.

n. Pour un enfant sujet au spasme, on conseillera la vie au grand air, une hygiène alimentaire bien réglée, l'application du drap mouillé tous les jours pendant vingt à trente minutes (Comby), les bromures, au besoin à haute dose, le chloral, le musc, la belladone (Trousseau), la morphine (Henoch).

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