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BRONCHITE CAPILLAIRE. BRONCHO-PNEUMONIES AIGUËS

pratiquée avec légèreté, révèle tantôt une sonorité normale ou. exagérée d'emphysème aigu, tantôt de la submatité, généralement limitée aux parties postéro-inférieures. A rauscultation, on entend des râles sonores et humides de bronchite disséminés; par places, généralement des deux côtés, il y a des foyers de râles sous-crépilants fins avec ou sans souffle; ce souffle est tantôt peu intense, doux et voilé (formes à noyaux disséminés), tantôt franchement tubaire (formes pseudo-lohaires) . Ces signes sont d'ailleurs variables, mobiles, ap|iaraissent et disparaissent successivement en différents points des poumons; souvent ils ne sont dus qu'à de simples poussées congestives (p, 3:20).

Terminaisons. — La marche est très irrégulière, et le jjIus souvent se fait par poussées successives pendant 15 jours, 3 semaines

Fig. 34. — Broncho-pneumonie 'enfant de 9 mois).

et })lus. Il est cependant des formes, souvent à lésions pseudolobaires, où la maladie évolue en 8 à 10 jours, rappelant la pneumonie par son évolution cyclique. Suivant sa durée, la bronchopneumonie est dite suraiguë, aiguë ou subaiguë.

La 7norl est fréquente; elle survient plus ou moins rapidement suivant Tintensité des idiénomènes asphyxiques et de la toxi-iufeclion générale ou les complications éventuelles.

Quand la maladie se termine par guérison, la convalescence est longue et parfois entrecoupée de poussées aiguës passagères.

Dans certaines conditions. TafTection passe à Vétat chronique : la fièvre et les signes [thysiques persistent; le malade se cachectise; des signes de dilatations bronchiques (j). 317) apparaissent.

Formes cliniques. — A côté des formes signalées au cours de la description, il y a des formes éliologiques, qui sont décrites à proi»os de la rougeole, de la coqueluche, de la grippe, etc.

Quant aux formes microbiennes., si elles présentent ipielques

particularités dans leurs symptômes et leur évolution, elles ne peuvent être établies (|ue par Texamen bactériologique.

Complications. — Ce sont des pleurésies purulentes, complications fréquentes et très inqtortantes, — le pneumo-thorax par rupture d'une vésicule enq)hysémateuse, la gangrène pulmonaire, complications exceptionnelles, — des adénopatbies tracliéo-broncliiques, des otites, des phénomènes méningés, <les néphrites, des péricardites, etc.

Toutes ces complications relèvent soit de la propagation de Finfection broncho-pulmonaire aux parties voisines, soit de la toxiinfeclion généralisée.

Au cours des accidents méningés, la ponction lombaire retire généralement un liquide abondant, clair, pauvre en chlorure de sodium, contenant des lymphocytes et des ]tolynucléaires en plus ou moins grand nombre, amicrobien (Nobécourl et Roger Voisin), mais pouvant cependant contenir des germes, tels que des streptoco(|ues (Nobécourt et Du Pasquier) ; plus rarement le liquide est louche ou purulent, avec des streptocoques, des })neumoco({ues, etc.

Pronostic. — Les broncho-pneumonies sont toujours des affections graves. Elles le sont d'autant plus que Tenfant est plus jeune, (ju'il présente des tares antérieures. Il faut tenir compte également des conditions étiologiques : rougeole, coqueluche, grippe, etc.

La mort survient dans un tiers ou deux tiers des cas. Un traitement bien conduit atténue la gravité du pronostic.

Diagnostic. — La broncho-pneumonie peut être méconnue dans les formes latentes ou dans les formes à symjitômes généraux et fonctionnels masqués par la maladie primitive: une auscultation attentive la décèlera le plus souvent.

Dans les formes avérées les causes d'erreur sont nombreuses.

La bronchite capillaire se distinguera de la bronchite aiguë simple par Tintensité des symptômes fonctionnels et i)ar les signes physiques, des affections laryngées aiguës, qui s'accompagnent de dyspnée et de tirage, jtar les caractères de la voix et de la toux et par l'auscultation.

La congestion pulmonaire^ qui est fréquente au cours d'une bronchite aigup simple (\). 302), ne s'accompagne pas de dyspnée aussi vive; d'ailleurs le souffle, qui est doux, disparaît rapidement.

La congestion pulmonaire à forme de pneumonie {splénopneumonie) et la pneumonie lohaire ont leurs caractères ])ropres (p. 3:21 et 331).

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Vaccès d'asthme peut être coiifondu, au début, avec le commencement dune l)ronclio-i>neumonie; mais un certain nombre de caractères difTérencient ces deux affections (p. 392 .

La pleurésie inimlenie et la tu/jpvrulose pitlmonaire simulent surtout les bronclio-pneumouies subaiguës et prolongées (p. 3('»o et p. 344).

Traitement. — A. Puophylaxie. — Elle doit être individuelle et coUeotivi.'.

n. Individuelle, elle comprend le traitement rigouieux de toutes les affections susceptibles de se compliquer dinfection des voies respiratoires et de la bronchite qui précède habituellement la broncho-pneumonie (p. 303 : eu particulier elle comporte l'antisepsie du nez et du naso-jdiarvnx. points de départ fréquents de ces infections (p. 48).

b. Collective, elle s'inspire de la notion de contagiosité des infections des voies respiratoires. Il faut isoler autant que possible les enfants atteints de broncho-pneumonies dans des chambres séparées ou dans des boxes, assurer Taération des salles, exiger du personnel des précautions minutieuses (changement de blouse, lavage des mains, etc. i.

B. Traitement de la broncho-p.nei monte confikmée. — L entant sera couché <lans une pièce bien aérée, à la température de 16'^ à 18°, ensoleillée: on fera évaporer de l'eau pour humidilier l'air. On prescrira du lait, du bouillon, des tisanes, suivant Tàge.

On exigera des soins de propreté de la peau et on fera l'antisepsie du nez. du pharynx, de la bouche et des oreilles.

On prescrira des révulsifs : ventouses sèches et au besoin scarifiées, s'il y a des phénomènes congestifs intenses: cataplasmes sinapisés.

Surtout, quand la température rectale atteindra 38". 8-39", on aura recours à Yhydrol liera pie : envelopi»ements du thorax dans des compresses imbibées d'eau froide, renouvelées toutes les heures ou toutes les deux heures: — enveloppements du corps dans le drap mouillé froid appliqué toutes les 3 ou 4 heures pendant une demi-heure; — bains chauds (38°), tièdes (3:2°-34°), frais ou froids i2o°-30°), de o à 10 minutes de durée toutes les 3 ou 4 heures. Pour le choix de ces m»^dications, on se réglera sur l'âge <le l'enfant, sur sa résistance, sur l'intensité de la fièvre et des troubles fonctionnels, sur la façon dont le sujet réagit.

Les vomitifs, qui peuvent avoir leurs indications pour éviter la

broncho-inioumoniê. sont souvent dangereux, quand celle-ci est déclarée, car ils déiuiuient les forces du petit malade. Les purgatifs. |iro|)Osës dans un but de dérivation intestinale, ne seront prescrits quautant que l'état de l'intestin lindiquera.

Contre lu di/.s/)iirr et la cyanose, on aura recours aux inhalations répétées d'oxygène à haute dose, 8 à 10 litres toutes les deux ou trois heures (Dumas). Si la tuux est pé)iibh\ on donnera la belladone, lacouit. Comme antithermiques, on prescrira la quinine. Pour faciliter rexjiulsion des sécrétions bronchiques, on prescrira l'oxyde blanc d'antimoine.

Souvent il sera nécessaire de donner des stimulants : alcool, quinquina, café, acétate d'ammoniaque, etc.

Le rœid- doit être surveillé avec attention. Pour le soutenir on aura recours à la (hgitale, aux injections sous-cutanées de caféine, de sérum caféine, d'huile cam})hrée; celle-ci sera préférée, s'il y a des phénomènes d'excitation cérébrale. S'il se produit des accidents menaçants, on fera des injections déther sulfurique.

Quand la phase aiguë sera terminée et dans les formes subaifjuës. il faudra soutenir l'enfant par une alimentation appropriée, le suralimenter même et instituer le traitement indiqué à propos des broncliites chroniques ([>. 314) et de la dilatation des bronches (p. 319).

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