EXPLORATION DU POULS
pouce sur la face dorsale de l'extrémité inférieure de l’avantbras , tandis que les quatre derniers doigts placés parallèlement les uns aux autres, et de telle sorte que l'index se trouve le plus rapproché du poignet, compriment l’artére dans le sens de sa longueur.
La compression doit être assez forte, mais elle ne doit jamais effacer le pouls. Pendant que la main appliquée sur lar-
tère apprécie les différentes qualités du pouls quant à sa :
force et à son développement, il sera utile , si l’on veut donner plus d’exactitude à lestimation de sa fréquence, de compter le nombre des pulsations sur une montre à secondes tenue dans l’autre main.
Dans ces derniers temps, on à proposé un instrument particulier nommé sphygmomètre pour évaluer les différentes modifications du pouls. Cet instrument consiste en un tuyau de verre gradué , contenant du mercure; son fond est une mince membrane propre à propager facilement l'impulsion. Il pourrait peut-être devenir de quelque utilité dans l'appréciation de la force du pouls ; mais en général la main est habile à apprécier ces qualités ; à quoi bon alors la remplacer par des instruments d’un prix assez élevé ?
La première impression produite sur les doigts par le pouls, c’est la distance qui sépare les pulsations successives , ou la fréquence du pouls, sa régularité ou son irrégularité ; puis le degré de son développement, l'égalité ou l'inégalité de son développement dans un certain nombre de pulsations.
Le nombre de pulsations qui ne dépasse pas ordinairement soixante-quinze à quatre-vingts par minute Chez un adulte, est généralement plus élevé dansle méme intervalle de temps chez les enfants. Ce nombre s’éléve ordinairement à cent vingtou cent trente dans la premiére enfance; vers la deuxième année , il descend à cent; à trois ans, il est de quatre-vingt-dix à quatre-vingt-quinze ; à sept ans, de quatre-vingt-dix.
Le ralentissement considérahle du pouls chez les vieillards est un de ces faits admis sur parole, comme il en est des croyances religieuses. Les travaux de MM. Leuret et Mitivié ont démontré, au contraire, que le cœur des vieillards bat plus rapidement que celui des deux autres âges. Il fautavouer que plus sera grand le nombre des personnes sur lesquelles