FRÉQUENCE DU POULS
incontestables de la maladie, on a vu l'artère ne pas offrir plus de pulsations qu’à l’état normal.
Voici, d'aprés M. Piorry, les circonstances qui augmentent la fréquence du pouls; 4° l’irritation, la souffränce vive d’un organe et surtout la douleur ; 2 les altérations survenues dans l’hématose ou dans la composition du sang; 30 Les pertes de liquides ; 4° principes délétères ajoutés au sang ; 90 un obstacle au cours du sang près du cœur.
Les quatre premières influences sont trop manifestes pour que nous ayons besoin d’y ajouter quelque commentaire. Nous devons seulement faire remarquer que c’est probablement sous l'influence de la deuxième et troisième cause, que le pouls acquiert ordinairement, dans les convalescences, aprés une résolution complète des maladies, une fréquence qu’on aurait tort de regarder comme fébrile. En conséquence, on doit se garder de soumettre, en pareil cas, les malades à un régime sévère qui ne ferait que s’opposer de plus en plus au rétablissement des forces.
Lorsque dans un point assez rapproché du cœur, et surtout dans son orifice aortique , il y a quelque obstacle à la cireulation libre du sang, on trouve dans cet obstacle la cinquième condition d'accélération du pouls.
En effet, le cœur, en raison de cet obstacle, ne peut, pour entretenir la circulation, envoyer, en un temps donné, assez de sang dans l'arbre circulatoire; il est alors obligé de répéter plus souvent ses contractions, pour faire au moins, en plusieurs temps, sije peux m’exprimer ainsi, ce qu'il aurait dû faire en un seul.
La fréquence du pouis n’est nullement un signe de fiévre; car, comme nous l’avons déjà dit, le pouls peut étre accéléré par différentes influences, à l’état normal, et, d’un autre côté, les malades peuvent présenter tous les caractères de la fiévre avec un pouls dont la fréquence est au-dessous de celle de l’état normal.
Pour bien déterminer si, dans les maladies, il existe ou
non accélération du pouls, il faudrait connaître le nombre.
des pulsations chez chaque individu à l’état de santé. En effet, s’il est des personnes qui, à l’état normal, n’offrent que trente-cinq à quarante pulsations, il serait inexact de dire que la fièvre n’a pas produit chez elles une accéléra- ‘tion dans le pouls, lorsqu'il offre, dans certaines affec-