POULS RARE, VITE, LENT
tions, soixante à soixante-quinze battements par minute.
La rareté du pouls est due aussi à différentes causes. Les affections cérébrales ont, en général, une tendance à dimiover le nombre des pulsatiors dans un temps donné. Que Von prenne dans la méningite, dit M. Andral, la somme des cas où le pouls se présente, sous le rapport de sa fréquence, à l’état normal ou au-dessous, ce chiffre dépassera celui qui représenterait la somme des cas où le nombre des/'pulsations devient plus considérable.
L'inspiralion de certains gaz, tels que l’acide carbonique, et ja rareté de l'acte respiratoire , rendent aussi, d’après M. Piorry, le pouls plus lent. Enfin, d’après le même auteur, la pléthore produit encore cet effet.
Quelques pathologistes de l’ancienne école, et la plupart des pathologistes allemands, distinguent encore, outre le pouls fréquent et rare, le pouls viteet lent , rapide, etc. Que le pouls soit fréquent ou rare, l'artère donnera des sensations différentes aux doigts. Une fois la diastole du vaisseau se fait avec une grande promptitude ( pouls vite); une autre fois cette diastole s'exécute plus lentement (pouls lent ); une autre fois enfin, le pouls est très fréquent, et l’artére se dilate avec une extrême rapidité pendant chaque pulsation ; c’est ce qui constitue le pouls rapide, pulsus velox. {1 m'est arrivé quelquefois de rencontrer toutes ces variétés du pouls dans des affections tellement différentes , que je n’ose attribuer aucune importance à ces nuances sous le rapport du diagnostic.
Il est difficile d'apprécier la vitesse du pouls trés fréquent; car, comme le remarque Dance , la systole , la diastole et le repos de l’artére occupent chacun un tiers de seconde, à l'état normal : or, si la fréquence est deux fois plus grande, il faudrait distinguer un sixième de seconde, ce qui est extrémement difficile, même impossible.
La deuxiéme qualité qu’on apprécie dans le pouls dès qu'on parvient à compter plusieurs pulsations consécutives, c’est la régularité, l'irrégularité et les intermittences.
Dans l’état normal, le pouls est régulier, c’est-à-dire que les intervalles de temps qui séparent deux pulsations voisines sont les mêmes pour toutes : dans ce cas, que l’on compte autant que l’on voudra les pulsations, on en trouvera tou-
jours un nombre fixe dans un temps donné. Lorsque; au