‹ Précis pratique et raisonné du diagnosticChapitre 137 sur 240 · TA · texte numérisé non relu

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soit prolongé suffisamment,

AUSCULTATION IMMÉDIATE. 2Y] et la mirent généralement en usage. Il n’en fut pas de même de l'emploi du stéthoscope.

En lisant l'ouvrage de Laënnec, on serait tenté de croire qu'il attachait plus d'importance à l'instrument qu'à sa découverte, qui est devenue d’une utilité inappréciable. D’autres médecins essayérent de suppléer au stéthoscape par l'oreille nue, et parvinrent au même résultat. Ceux-ci contestérent l'utilité du stéthoscope, et les uns et les autres ont encore aujourd’hui leurs partisans exclusifs.

Comme il est toujours plus commode de se servir des instruments que la nature nous a donnés,on pourra ausculter avec l'oreille seule, toutes les fois que des causes étrangères à la propagation du son ne s’y opposeront pas.

Lorsqu'il s’agira d'explorer la respiration dans une surface étendue et plane, comme, par exemple, sur les faces antérieure et postérieure de la poitrine, l’auscultation immédiate sera même plus avantageuse, parce que toute la moitié de la face qui correspond à l'oreille appliquée propagera le son , au moyen des os de la mâchoire supérieure, de la pommette et des os du crâne.

Mais lorsqu'il s’agit d’ausculter les parties sus-claviculaires et sous-axillaires des poumons, ou bien de déterminer le caractère des bruits artériels et du centre circulatoire, lesquels se passent dans une petite étendue et sont mélés aux bruits de la respiration, dans tous ces cas, si nous ajoutons encore l’humidité ou la malpropreté de la peau, le stéthascope sera employé avec beaucoup plus d'avantage. Peut-être aussi que la congestion cérébrale, plus facile dans une position déclive que dans une position élevée, opprime assez l’ouïe, comme le pensait Laënnec, pour la rendre moins sensible, et pour que nous y trouvions un motif de plus pour engager au moins quelques médecins d’un tempérament exces sivement sanguin à préférer l’emploi du stéthoscope.

Soit qu’il se serve du stéthoscope, ou de l'oreille seule, l’explorateur doit se placer du côté de la partie qu’il veut exami-ner, et éviter toute espèce de bruit étranger capable de distraire ses sens.

On peut ausculter en appliquant l'oreille ou le stéthoscope, soit immédiatement sur la peau, soit sur une légére couche de linge. L'application doit étre trés exacte et cependant» faite avec légéreté, L'instrument sera maintenu en position

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