STÉTHOSCOPE
Aujourd’hui celui de M. Piorry, auquel ce praticien a réuni, avec beaucoup d'avantage, le plessimètre, nous paraît pour cela le plus avantageux; il ne différe presque pas du stéthoscope de M. Louis, ces deux instruments se composent d'un cylindre de sept à huit pouces, percé dans sa longueur d’un tube plus ou moins rapidement évasé à sa base, et se terminant par un disque en ivoire contre lequel l'oreille est appliquée.
Tous ces instruments conservent, d’après le premier type donné par Laënnec, l’embout ou l’obturateur. L’utilité de cette piéce solide, dont l’addition paraissait à l’auteur de l’auscultation rendre cet instiument plus propre à l'examen du cœur, est loin de nous être démontrée.
Nous nous servons du stéthoscope de M. Piorry; mais comme l’embout de cet instrument ne nous paraît avoir aucune utilité réelle, nous avons cru utiliser cette portion du stéthoscope, dont la fabrication est, pour ainsi dire, consacrée par l'habitude, en introduisant, dans le canal central de ce morceau debois , un tuyau métallique, pour conserver un crayon de nitrate d'argent, dont chaque praticien peut se servir aisément pour limiter la circonférence des organes.
Nous sommes convaincu des avantages incontestables de cette amélioration.
Quelques médecins qui ont bien voulu, d’après notre avis, faire cette modification à leur stéthoscope, n’ont eu qu'à s’en louer.
M. Montdezert a modifié le stéthoscope ordinaire, de maniére à l’approprier à l'exploration de la face postérieure du tronc d’un malade couché sur le dos, en lui donnant un tube flexible fait en baudruche, contenant un fil de fer roulé en spirale.
Dés que l’auscultation parut sur le théâtre de la médecine, tous les médecins de la capitale reconnurent son importance
du son, dans une direction déterminée, que le nombre et l'étendue des autres rayons sonores sont plus considérables.
k Mais si l'air est limité latéralement, comme une poutre de bais, ce qui existe lorsqu'il est séparé de l'air ambiant par les parois d’un tuyau , le plus faible son, produit à l’extrémité de ce tuyau, s’entend à des distances excessivement grandes , pourvu que ce dernier