CHAPITRE IL DE LA STRUCTURE DES POUMONS
Avant de parler des divers phénomènes que présentent les organes respiratoires, tant à l’ état normal qu’à l’état anormal, nous croyons en préparer et aplanir l'intelligence en rapportant les différentes recherches auxquelles se sont livrés plusieurs auteurs, et surtout Reisseisen , au sujet de la struclure interne des poumons.
Malpighi présumait déjà que le parenchyme pulmonaire n’était formé que des derniéres ramifications des bronches. « Unde fortassè tunica illa interna tracheæ in sinus et vesiculas terminata consimilem incohatis vulgo spongiis vesicularum molem efficit.»
Mais Helvétius fit rejeter l'opinion de son iticéaaiei en soutenant que les vésicules de Malpighi n'étaient autre chose que du tissu cellulaire, à cellules communiquantes de tous les côtés et attachées aux extrémités des bronches. D’ après cette théorie il concevait l'inspiration par le passage de l'air d’ une
STRUCTURÉ DES POUMONS.
cellule à l’autre , d’un lobule à celui toutle poumon. Mt nt
Tel était à peu prés l'avis de Haller. |
Nous allons rapporter les expériences Conceluantes, par lesquelles Reisseisen a rétabli et développé l'opinion de Malpighi, aujourd’hui généralement adoptée, et que M. J. Cloquet a reproduite succ inctement dans son excellent Traité d’anatomie. é
Première expérience. — Aprés avoir incisé selon leur longueur la trachée, les bronches et leur division , il observa que la tunique muqueuse, à partir de la trachée, où elle n’est déjà que la continuation de celle de la bouche et du larynx, se continue-jusqu’à la surfacedes poumons, en formant, dans ce trajet, un canal d’abord simple, divisé ensuite en canalicules de plus en plus Courts et nombreux, canalicules terminés en cul-de-sac et Commniquant entre eux, par leur orifice, à l’origine de leur ramification » Mais sans communication aucune avec le reste du poumon.
. Cette terminaison , en Cul-de-sac, des derniéres ramifications des bronches, constitue les vésicules pulmonaires, lesquelles rassemblées , en certain nombre et juxta-posées, forment des lobules , dont chacun est séparé, de celui qui l’avoisine , par une couche mince de tissu cellulaire , parcourue par des vaisseaux et des nerfs.
Deuxième expérience.—Le même observateur ayant séparé un tuyau bronchique correspondant à un des lobes du poumon, insuffla de l'air par la trachée, jusqu’à remplir le poumon entier ; il fil ensuite la ligature de cette broncheet cessa
l’insufflation.
Alors, tout le poumon revint sur lui-même, excepté le lobule qui recevait ses canaux aériféres du tuyau bronchique, dont 1 ligature s’opposait au passage de l'air, exception qui n’eût pas eu lieu, si les poumons étaient formés de cellules com. muniquant toutes ensemble.
Troisième expérience, — Resseisen isola d’abord un lobule pulmonaire, et en Sépara avec soin le tissu cellulaire ambiant. Ce lobule insufflé, puis lié à sa partie supérieure et abandonné à lui-même en cet état, resta distendu par l’air.
Il répéta l'expérience sous l’eau ei n’aperçut aucune bulle d'air traverser le liquide.
. Le tissu cellulaire interlobulaire $6 Comporie d'une mas bière tout-à-fait différentes |
MONS, 919 qui l'avoisiné, et ainsi à