‹ Précis pratique et raisonné du diagnosticChapitre 156 sur 240 · MOUVEMENTS DU COEUR · texte numérisé non relu

MOUVEMENTS DU COEUR

le choc ou le battement de la pointe du cœur contre les parois de la poitrine, entre les cinquième et sixième côtes. L’ébranlement qu’il produit dans la région précordiale est sensible à la main (1).

Pendant la diastole, le cœur s'éloigne des parois de la poitrine (2).

Ces quatre mouvements de systole et de diastole se suivent À

et reviennent périodiquement. Chaque série de ces mouvements, ou pour ainsi dire chaque révolution du cœur, offre donc une contraction des ventricules, et partant un choc de la pointe du cœur contre les parois de la poitrine. On compte les révolutions par les chocs, ou par les contractions des valvules, comme on aurait pu le faire par tout autre des mouvements qui l’accompagnent, s’il eût été sensible à la région précordiale. On peut également compter les battements par les pulsations artérielles, avec lesquelles ils coïncident.

Les mouvements valvulaires consistent dans l’abaissement et le redressement successifs des valvules auriculo-ventriculaires et artérielles pendant la systole et la diastole du cœur.

Les mouvements de redressement et d’abaissement des premiéres coincident avec les mêmes mouvements inverses dés secondes. ù

Aprés avoir étudié chaque mouvement en particulier, et pour ainsi dire en détail, examinons de quelle maniére ils sont enchaînés les uns aux autres.

(1) Nous avons déjà dit plus haut que l'opinion de M. Beau est contraire à celle que nous venons d’exposer d’après le sens de l’opinion générale. M. Beau regarde les oreillettes, comme le cœur proprement dit. Si, chez les mammifères, on n’aperçoit qu’une légère contraction dans les oreïllettes dans leurs appendices, cela tient, selon M. Beau, à leur position anatomique ; il pense qu’elles sont situées derrière les ventricules, qui les cachent en grande

artie.

(a) M. Beau se distingue encore, sous ce rapport, de l'opinion générale; d’après lui, c’est pendant la diastole que le cœur frappe le thorax, et c’est pendant la svstole qu’il s'en éloigne. Nous nous contentons du simple exposé de ces faits, et nous nous comporte rons de même à l'égard de tous les autres points de la physiologie du cœur, dans lesquels M. Beau a essayé de faire quelques modifications; car, n'ayant pas eu l’occasion de vérifier les assertions d ce médecin, nous ne pouvons pas les juger ;

Page 1