‹ Précis pratique et raisonné du diagnosticChapitre 170 sur 240 · DIAGN. DIFFÉRENTIEL DES LÉSIONS DU PÉRICARDE · texte numérisé non relu

DIAGN. DIFFÉRENTIEL DES LÉSIONS DU PÉRICARDE

soit pendant la dilatation des ventricules, lorsque les valvules insuffisantes sont les sygmoïdes, soit pendant la systole ventriculaire , lorsque l'insuffisance réside dans les valvules ventriculaires : tandis que le bruit de soufflet est souvent . double dans les cas de rétrécissement organique d’un orifice. .

M. Littré pense qu’on peut distinguer le bruit anormal provenant du rétrécissement de l’orifice aortique, de celui qui provient de l'insuffisance de la valvule mitrale. Selon lui, dans ce dernier cas, le pouls sera ordinairement petit. Cependant nous croyons que le caractère que M. Littré assigne à cette lésion est bien plus applicable au rétrécissement de l’orifice aortique , vu que, n'importe quelle soit la force du eœur, elle est en grande partie brisée par l'obstacle que présente au cours du sang le rétrécissement ; c’est méme l’opinion que nous admettons d'autant plus volontiers que, lorsque nous avons trouvé le pouls petit coïncidant avecles battements forts, l’'autopsie nous a présenté généralement le rétrécissement de l’orifice aortique. Il est plus facile de distinguer le souffle dépendant du rétrécissement de l’orifice auriculo-ventriculaire de celui qui tient au reflux dusang de l'aorte dans le ventricule. Ces deux bruits s'entendent, il est vrai, au second temps, maïs celui qui tient à l'insuffisance des valvules sygmoïdes se propage dans l’aorte ascendante, les carotides et les sous-clavières ; il est accompagné de pulsations artérielles visibles au cou et aux membres supérieurs, surtout lorsqu'ils sont relevés , et le pouls est alors fort et vibrant (1).

Ces caractères ne se trouvent pas lorsque le souffle tient au rétrécissement de l’orifice auriculo-ventriculaire, et alors le pouls sera ordinairement petit, quoique les battements du cœur soient forts; car le ventricule ne se remplit pas d’une grande quantité de sang.

D'après M. Littré, le premier bruit anormal ne se propage jamais dans les carotides, si ce n’est dans la dilatation de la portion de l'aorte, ou de l’artère pulmonaire située immédiatement au-dessus des valvules, sans lésion cependant de ces soupapes (2).

(1) De l'insuffisance des valvules sygmoides aortiques, par Aristide Guyot. Thèse soutenue à la Faculté de Paris, en 1834. N° de la thèse 163.

‘ (2) Nous avons vu souvent se confirmer, à à l’autopsie, la justesse du diagnostic fait d’après les idées énoncées ci-dessus, Nous devons

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