DIAGNOSTIC DIFFÉRENTIEL DES LÉSIONS DES ORIFICES
à droite que dans la région précordiale ? Nous concluons, en dernier résumé, qu’il est difficile de se guider d'aprés le siége des bruits , dans le diagnostic du siége des lésions du cœur ; la configuration du thorax , l’état des organes qu’il contient, peuvent faire varier considérablement les points où l’on entend les bruits à leur maximum. Pour notre compte nous nous guidons dans ces recherches d’après le calcul des probabilités. Les lésions du côté gauche étant sans comparaison plus fréquentes que celles du côté droit, nous penchons généralement vers les premiéres, à moins qu’il n’y ait, en même temps que le bruit est plus fort au-dessous du sternum qu’à gauche, un pouls veineux dans les jugulaires, des hémoptysies, etc.
Est-il possible de reconnaître si un bruit anormal appartient à la lésion des orifices et des valvules auriculo-ventriculaires, ou à celle des valvules artérielles ?
D'après M. Rouanet , l'observation du rhythme du cœur et la détermination des parties de la région précordiale où s’entendent le mieux les bruits de cet organe , peuvent donner plus ou moins de présomption à ce sujet; car si le bruit anormal s'entend pendant la contraction des ventricules, il y aura de la probabilité que c’est l’orifice aortique qui est ma-
Jade. La présomption deviendra encore plus forte si le bruit ‘anormal s'entend vers l'ouverture aortique.
Cependant le souffle qui provient du reflux du sang dans les
oreillettes, accompagne également la contraction des ven-
tricules ; mais, dans ce dernier cas, M. Rouanet prétend que : le bruit anormal s’entendra mieux vers la pointe du cœur, que vers l’orifice aortique.
Si le bruit anormal accompagne la dilatation des ventricules, il est probable que la lésion existe dans un des orifices auriculo-ventriculaires, et que le bruit anormal est dû au passage du sang par cetorifice lésé.
Mais le mémemouvement du cœur peut être accompagné d’un autre bruit anormal, provenant de l'insuffisance des valvules sygmoïdes; cependant, en s’attachant bien attentivement à reconnaître le lieu où ce bruit se manifeste avec plus d'intensité, on pourra , jusqu’à un certain point, déterminer celui de son origine, comme dans le cas précédent.
D'un autre côté, M. Bouillaud prétend que le souffle qui provient du reflux du sang, àtraversunorificeincomplètement
fermé, présente ceci de particulier, qu'ils’ opére uniquement,