PURPURA. 2 À I
mentaire de cette affection est pustuleuse. Il se développe d’abord un certain nombre de pustules, surtout sur la face , les aines, les aisselles, à la marge de l'anus, se couvrant ensuite de croûtes plus ou moins épaisses. En général, au milieu d'un nombre plus ou moins considérable de pustules, on en aperçoit ane plus grande qui domine toutes les autres et que l’on appelle: Mére-Pian où Marma-Pian, Les croûtes se détachent par la suite, et laissent à nu des ulcérations couvertes de fongosités plus ou moins rouges, représentant quelquefois l'aspect de framboises (frambæsia ) ou dechoux-fleurs. Après être resté quelque temps dans cet état, le fongus disparait, et il ne laisse souvent que des cicatrices très superficielles, excepté sur les endroits très enflammés, où ilse forme des cicatrices ressemblant à celles de la vaccine. Quelques auteurs ont regardé cette affection comme une forme particulière de l'affection syphilitique, parce qu’elle s'accompagne souvent de douleurs ostéocopes et de carie des os. Cependant beaucoup d’autres faits affaiblissent cette manière de voir. Le pian parait pouvoir se communiquer
par le contact.
$ X. Purpura.
Purpura. — On donne ce nom à une affection
de la peau qui se caractérise par des taches plus où moins étendues d’un rouge plus ou moins foncé. |
Les membres en sont le plus souvent le siége. On en distingue deux variétés : Purpura simplex, dans laquelle les taches sont peu nombreuses, et purpura hemorrhagica. C'est cette dernière variété qui est encore connue sous Le nom de rnaladie tachetée de Werlhooff.
On observe alors des ecchymoses plus ou moins larges qui proviennent , comme dans le cas précédent, de l’épanchement de sang dans du tissu cellulaire. Le purpura hemorrhagica est souvent accompagné d’hémorrhagies internes par différentes voies; il accompagne quelquefois les fièvres éruptives : nous l'avons vu deux fois accompagner la petite vérole. Des taches semblables accompagnent assez souvent le scorbut, quelquefois aussi les fièvres graves. On distingue ces taches de celles produites par les piqûres de puce, par l'absence d’un point blanc central qui se trouve toujours dans ces dernières et qui est dû à la piqüre. On les distingue de toutes les taches exanthématiques qui pourraient, à priort, avoir avec elles quelque ressemblance, en ce que ces dernières, n'étant que le résultat d’une congestion,
disparaissent sous la pression, tandis que la pres-