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DILATATION DE L'AORTE

ment reconnaissable par un battement simple, fort, qu’il est difficile de confondre avec les battements du cœur, vu que ce dernier ne se propage jamais avec autant d'intensité jusqu’au dos. En outre, on y entendra un bruit de soufflet ordinairement assez éclatant, ou le bruit de râpe, si les parois de la poche contiennent beaucoup d’aspérités; et on trouvera une matité anormale. L’anévrisme de l'aorte abdominale est trés facile à reconnaître, d’abord par la sensation de battements que les malades éprouvent ordinaïrement eux-mêmes; par l’auscultation, ce battement'deviendra encore plus sensible, et il sera accompagné d’un bruit de soufflet, et presque toujours de frémissement vibratoire. En même temps la percussion permettra quelquefois de trouver une matité anormale sur le trajet de l’aorte sur la face postérieure du dos. Au moyen du palper, on reconnaîtra presque toujours une tumeur, dont les pulsations superficielles et frappant directement la main, serviront à la distinguer de celles d’une autre nature qui, se trouvant sur le trajet de l’aorte, pourraient être soulevées par les battements de ce vaisseau.

I. La dilatation de l'aorte donne lieu à beaucoup de signes qui lui sont communs avec l’anévrisme faux. C’est ainsi que, lorsque la dilatation occupe l'aorte ascendante, nous avons entendu le double bruit analogue à celui que nous avons constaté dans l’anévrisme ; ces deux bruits étaient cependant peut-être plus éclatants dans la dilatation que dans la tumeur anévrismale, En outre, dans la dilatation de cette portion de l'aorte, l'impulsion se manifeste surtout auprés de la terminaison sternale des clavicules, et toujours simultanément sur les parties latérales du cou. Lorsque la dilatation n’occupe que la portion ascendante de l'aorte, l'impulsion est plus prononcée à droite qu’à gauche.

Enfin toutes les fois qu'il n’y a qu'une dilatation du vaisseau sans véritable anévrisme, on ne trouve pas du tout, ou à peine une légére malilé sur la région correspondant à cette lésion, On a remarqué en même temps que le frémissement vibratoire est loujours plus sensible dans la dilatation de l'aorte que dans un anévrisme de ce vaisseau, ce-qui se Conçoit assez facilement, les aspérités contre lesquelles le sang, en se brisant, donne lieu à ce phénomène, étant plus ou

. moins éloignées de la surface de la tumeur par les caillots

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