‹ Précis pratique et raisonné du diagnosticChapitre 213 sur 240 · PE PO PE RE · texte numérisé non relu

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à l’ordinaire® Avez-vous craché, et quoi? De quelle couleur étaient vos crachats? Avez-vous craché facilement? Ea toux était-elle douloureuse? Dans les intervalles de lu toux vous n'avez pas éprouvé de point de côté? De quel côté vous couchiez-vous de préférence ? Est-ce votre position habituelle , ou né la prenez-vous que depuis le commencement de cette maladie?

Circulation. Sentiez-vous battre votre cœur? Habituellement le sentez-vous? Le sentez-vous dävantage depuis que vous êtes malade? Avez-vous eu beaucoup de fièvre au commencement? En quoi consistait-elle? A-t-elle duré depuis? Avez-vous éprouvé des battements dans la tête? Le sang que l’on vous à tiré (en supposant que le malade ait été déjà saigné dans cette maladie quelque temps avant votre visite ), comment était-il? Etait-il noir ou rouge? épais ? Était-il couvert d'une croûte blanchätre ou jaunâtre, de quelle épaisseur à peu prés?

Système nerveux. Avez-vous eu mal à la téte, et dans quel endroit? Votre sensibilité n'est pas devenue ou plus vive où plus obtuse? Avez-vous éprouvé des étourdissements, des éblouissements? Des tintements d'oreilles? Avezvous saigné du nez? Avez-vous éprouvé quelque goût particulier dans la bouche? Etes-vous devenu faible? Avezvous pu marcher le premier jour de votre maladie? Vous êtes-vous senti courbaturé? Avez-vous pu vous servir de vos bras comme à l'ordinaire? Votre faiblesse est-elle générale, ou est-elle plus prononcée dans quelque partie? Dormiezvous bien? Votre sommeil a-t-ilété agité par des rêves, et de quel genre étaient-ils? Vous n'avez pas battu lu campagne (4)?

Si c’est une femme: Avez-vous eu des enfants,et combien? Combien y a-t-il de temps que vous avez accouché du dernier? Vous étes-vous promptement rétablie? Etiez-vous bien portante depuis ? À quel âge avez-vous commencé à étre réglée? Étiez-vous bien réglée depuis? Les règlesviennent-elles facilement et sans douleur? Combien y a-t-il de temps que vous les avez eues pour la derniére fois ? Cette fois-ci sont-elles venues à l'époque ordinaire, et ont-elles duré

(1) Nous employons à dessein des expressions le plus intelligibles, | mais qui seraient trop communes pour les intelligences plus élevéese,

EXAMEN DES MALADES, 879 comme de coutume ? Le sang de vos régles est-il abondant? Est-il bien rouge, coule-t-il pendant long-temps ? N'avezvous pas depuis quelque temps des fleurs blanches? Y étes-

vous habituée, à quoi les attribuez-vous? De quelle couleur est l'écoulement? Vous fait-il mal aux parties?

On peut, si on le juge nécessaire, adresser aux deux sexes des questions sur les maladies syphilitiques. dé t Appareil urinaire. Urinez-vous toujours bien? Vous me souffre; pas en urinant? Vos urines déposent-elles? De quelle couleur sont-elles? urinez-vous souvent, et en quelle quantité?

Voici quelles sont les questions qu’il faut adresser aux malades, lorsqu'on veut s’éclairer par son état passé sur le siége

et la nature de la maladie,

Si, au lieu de l’entéro-mésentérite, l'habitude extérieure et lattitude du malade font déjà présumer une lésion organique du cœur , on insistera surtout dans l'interrogatoire sur l’examen de l'a circulation, et l’on cherchera jusqu’à quel point on peul trouver l'application des symptômes de cette affection'au malade que l’on a devant soi. C’est pourquoi on lui demandera: Avez-vous éprouvé autrefois des douleurs dans cette région (on lui indique le cœur avec la main)? Etes-vous sujet aux palpitations? Vous essoufflez-vous facilement? Pouvex-vous monter facilement un escalier? N'avez-vous pasew quelquefois les jambes enflées? ete, ete.

Néanmoins, il y a beaucoup de questions qui ne se trouvent Pas consignées dans ce catalogue, et que l’on sera souvent obligé d'adresser aux malades, selon l'exigence de leur position particuliére.

Aprés ayoir achevé cet examen , on peut, dans la majorité des cas, avoir l'idée de la maladie dont l'existence va être bientôt démontrée par l’examen de l’état actuel. Mais avant de passer à celui-ci, il est bon de demander aux malades s'ils ont déjà subi quelque traitement contre la maladie actuelle, en quoi il consistait, et comment ils s’en sont trouvés. Cette connaissance est nécessaire. Il arrive quelquefois que, malgré la plus grande attention, il est impossible de déterminer au juste la maladie : par conséquent si le malade s'est déjà bien trouvé de quelque moyen thérapeutique, le médecin sera obligé de le lui prescrire.

La troisième partie de la formule de M. Bouillaud est l'exa-

men de l'état actuel. Cette partie de l'interrogatoire est Ia plus importante; c’est d’elle que dépend, en dernier résumé, le diagnostic; les parties qui nous ont occupés jusqu’à présent, ne pouvaient que le faciliter, mais jamais l’établir » d’une maniére positive, incontestable. Il y a même des cas où l’on est obligé de procéder immédiatement à l'examen de l’état actuel; par exemple, lorsqu'on est appelé auprés d’un sourd et muet , auprés d'un malade dans un état comateux, d’un étranger dont on ne connaît pas la langue, etc.; sans qu'on puisse espérer obtenir quelques renseignements des assistants. 11 y a plus, dans toutes ces circonstances , on est toujours forcé de se borner à mettre à l'épreuve les méthodes physiques ou chimiques, car l'interrogation ne peut pas retirer plus de renseignements sur l’état actuel que sur l’état passé.

D'abord , nous avons le soin de noter l'habitude extérieure du malade, son attitude, l'expression de sa figure, son teint, l’état des yeux, des lévres , etc., et nous procédons ensuite à l'exploration des fonctions que nous examinons l’une aprés l’autre, en commençant par celle que le malade accusait le plus dans l’examen de l’état passé.

Ainsi, en continuant toujours à examiner le malade que nous avons choisi pour exemple précédemment, nous allons. d’abord noter : l’état de sa langue, des dents, les qualités et la quantité de la salive, l'appétit, la soif, la déglutition, si elle est facile ou non; en un mot, nous passerons en revue toutes les fonctions de l’appareil digestif, et nous procéderons successivement à l'examen des autres appareils en interrogeant le malade sur ses fonctions, et en faisant l’'application des différentes méthodes que nous connaissons pour constater l’état de ses organes.

En suivant ce procédé, on arrive trés facilement à établir un diagnostic certain, à connaître, non seulement l'affection d'un organe, mais toutes les complications ainsi que les différentes modifications que peuvent exiger, dans la thérapeutique, les circonstances tenant à l’âge, à la profession, au sexe, etc.

Pour mieux se rappeler l’ordre dans lequel les questions

. doivent être adressées, nous allons les exprimer dans le tableau ci-dessous, et nous en élaguerons toutes les questions qui ne sont pas d’une importance majeure pour le diagnostic.

Érar ANTÉRIEUR À LA MALADIE, Age, profession, date de l& maladie, mode d’invasion.

Du côté de l'appareil

Du côté de l'appareil respiratoire.

Appareil circula-

Quels furent les troubles au commencement de la maladie.

Système nerveux,

Appétit.

Dégoût.

Soif.

Déglutition.

Vomissements, leur nature.

Nausées.

Douleurs d'estomac.

Douleurs de ventre, préciser le point.

Evacuations alvines, \ Ascite, Liberté, ou gêne de la respiration.

Toux rare, ou fréquente, par.accès, où par quintes.

Expectoration, sa nature, sa quantité, Douleurs de côté, Décubitus.

Voix, parole.

Battements du cœur.

Fièvre.

Battements dans la tête, L'état du sang, si on l’a déja saigne pour cette maladie.

Jambes enflées ou non,

Céphalalgie,

Injection des yeux.

Eblouissements.

Affaiblissement de la vue,

Tintement d'oreilles.

Surdité.

Coryza.

Epistaxis.

Sensibilité générale.

Faiblesse.

Courhbaturese Paralysie.

Convulsions,

Délire.

Insomnie, Assoupissemente

Appareil digestif.

urinaire,

Quels furent Ise troubles, ete,

Appareil génito-

Nutrition générale,

Urines , leur quantité, qualité, le rod d’excrétion, etc.

Date de la première menstruation , la suite de la première mens on , régularité, abondance , qualité du sang , durée, état concomitant,

Enfants, fausses-couches, flueurs blanches, écoulements, sécrétion de lait,

Transpiration,

Appareil cutané, {Ernptions.

Température.

Embonpoint.

Amaigrissement.

Traitement employé.

ÉTAT ACTUEL. Habitude extérieure , attitude, expression de la figure, des yeux, état des lèvres, teint de la face.

Appétit.

Soif.

Goûts,

Dents,

Gencives,

Langue,

Salivee

Volume. - Forme.

Direction.

Couleur,

Augmenté,

Aboli.

Perverti.

| Idem.

1 Amen Pâteux , acide, bouche sèche, etc.

Leur nombre.

Leur état,

Couleur.

Gonflement.

Enduits.

Sécheresse.

Humidité.

Liberté de mouvements.

Abondante. - Acide.

Alcaline.

| Neutre,

Mastication et dé-

ie | Faciles , ou pénibles,

Douleurs,

Nausées.

Vomissement, Matières vomies, Volume de l'estomac.

Tumeurs épigastriques.

Estomac,

Etat des parois abdominales.

Volume du ventre.

Douleurs du ventre.

Borborygmes.

Gargouillement,

Coliques.

Constipation.

| Dévoiement.

Quantité et qualité des selles, Hémorroïdes, En

| Tumeurs dans le trajet de l'intestin.

| Quantité de gaz.

Epanchement abdominal,

Ventre.

Appareil digestif,

Volume, Hauteur, Largeur.

. Tumeurs du foie,

Foie.

Rate. | Zdem (1).

Bile. | Ictère,

(1) C’est au moyen de la percussion, de la palpation et de la dépression , que l’on constatera les tumeurs de la rate et du foie; si leur volume est réellement augmenté, on doit l’exprimer par la mensuration, Si les méthodes précédentes font soupconner un épanchement pleurétique , on doit mesurer et comparer les deux demi-périmètres du thorax. Dans le même cas on appliquera la main sur le côté où l’on soupçonne | épanchement + pour constater il ÿ à ou non des vibrations,

Appareil respiratoire.

Appareil circulatoire.

Respiration observée à l'œil.

Percussion.

Auscultation,

Cœur.

Facile.

Fréquente.

Égale.

Indolente.

Dyspnée.

Orthopnée.

Toux.

Crachats.

Résonnance du thorax en avant, des deux côtés et en arrière , envisagée isolément et comparativement,

Matité.

Bruit de pot fèlé.

La matité trouvée derrière le dos persiste-t-elle en couchant le malade sur le ventre ?

Perméabilité des vésicules pulmonaires.

Proportion entre les deux bruits de la respiration.

Respiration puérile.

Râles sur différents points du thorax qu'il faut bien préciser.

Résonnance de la voix.

Auscultation pendant la toux.

Voussure de la région précordiale.

Mouvements du cœur observés à l'œil et leur étendue.

Impulsion du cœur.

Frémissement cataire.

Etendue de sa matité.

Fixité,ou mobilité de la matité lorsqu'on change l'attitude du malade.

Mensuration de l'étendue dans chaque sens,

Auscultation des bruits.

Tic-tac normal, bruits anormaux appartenant au cœur, Ou au péricarde, au cœur droit, ou gauche, aux orifices aurieulo-ventriculaires , ou artériels.

Etendue dans Jaquelle on entend les bruits anormaux.

Le point de leur maxynum,

Rhythme. |

Régularité.

| Palpitations;

À ppareil nerveux

Appareil circulatoire,

EXAMEN DES MALAPES, 885

Artères,

Veines,

Sensibilité générale et spéciale.

Pouls fréquent. vif.

grand, fort.

dur.

égal.

régulier.

vibrant.

Bruit des carotides.

— des sous-clavieres.

— des crurales.

— de l'aorte abdominale.

Battement anormal de l’acrte ; palpation, dépression, percussion et auscHbbss de l’endroit correspondant, Mensuration de la matité s’il y a une tumeur. Nodosités des arteres.

Frémissement vibratoire des artères,

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