‹ Précis pratique et raisonné du diagnosticChapitre 215 sur 240 · MALADIES SIMULÉES · texte numérisé non relu

MALADIES SIMULÉES

presque sur toutes les questions que nous avons adressées à la premiére visite de l’état actuel du malade.

L’attention doit se porter en premier lieu sur les organes que nous avons trouvés principalement lésés ; sur toutes leurs fonctions, et ensuite passer à d’autres organes et surtout à ceux qui nous offrent le plus souvent des troubles coïncidant avec l’affection principale.

Dans cet examen on porte encore spécialement son attention sur les évacuations, si la veille on les avait jugées

nécessaires. C’est ainsi que l’on doit examiner attentivement

le sang tiré par la vénésection et par les ventouses et les sangsues. Nous avons dit en effet que, dans beaucoup de eas au moins, le sang présente des altérations qui plus d’une fois peuvent guider le médecin dans le diagnostic. On doit dé la même maniére soumettre à l'examen les évacuations alvines, les urines, les vomissements, etc. En un mot l'examen que l’on doit répéter tous les jours, dans le cours de chaque maladie, a la même étendue et même une étendue plus grande sous certains rapports que celui de l’état du malade à la premiére visite. De quoi s'agit-il en effet , en interrogeant le malade tous les jours , si ce n’est de constater son état, et faire le diagnostic de chaque jour ? Ce n'est que tout-à-fait à la fin de la maladie, dans la convalescence , lorsque toutes les fonctions promettent un rétablissement prochain, qu'on peut se dispenser de l'examen de tous les appareils et se borner à l’investigation des organes principalement malades, car un organe peut ne pas être assez affecté pour exciter des troubles dans d’autres fonctions, et l'être suffisamment pour amener par la suite, par les progrés de la maladie, de désordres trés profonds.

Maiadies simulées. Après avoir achevé l’examen de l'état actuel, on acquiert, comme nous avons dit, connaissance de j’état de l'économie entiére. Quelquefois cependant il arrive de rencontrer des cas où, malgré l’assertion et les plaintes des malades, on ne trouve rien à leur examen. Dans ces cas, deux choses peuvent avoir lieu : ou les individus soumis à l’examernr sont réellement malades, mais leurs affections sont de nature à ne pas se traduire aux sens, et alors il faut croire aux malades; ou, ce qui arrive assez souvent, ces individus simulent les maladies.

Toutes les fois que quelqu'un simule une maladie se mani«

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