SÉRUM ET CAILLOT. JE
physique qui peut être observé dans tous Îles liquides, la déposition des corps suspendus. Il est indispensable de tenir aussi compte, dans ce phénomène, de la contractilité du caillot que nous allons faire comprendre en parlant de la couenne. Plus l’inflammation est intense, plus la contractilité est grande ; les globules s’attirent plus fortement et adhèrent plus intimement les uns aux autres; le caillot se rapetisse, exprime la sérosité contenue dans ses aréoles , devient ferme au toucher et sa circonférence se détache des parois du vase. Or, en supposant l'existence d’une vive inflammation chez une personne, qui présente la sérosité et la globuline dans les proportions normales, nous trouverons, d’après ce que nous venons de dire, la sérosité plus abondante par rapport au caillot, et au lieu de former les cinq huitièmes de la masse to- , tale du sang tiré de la veine, comme cela arrive dans une saignée ordinaire, elle en formera Îles deux tiers, au moins. D’un autre côté, le sang peut être aqueux, très pauvre en globuline, et le sérum de la saignée paraitre très peu abondant et laisser dominer le caillot, Il en sera ainsi toutes les fois que l’on tirera du sang à une personne anémique ou cachectique, libre de toute affection capable de donner au caillot cette contractilité que
nous lui avons vu donner par les inflammations
intenses des organes. Les globules du sang n'ayant plus, alors, autant d'attraction les uns vers les autres que dans l'exemple précédant, laissent séjourner entre elles une certaine quantité de sérosité qui est exprimée du caillot chez le premier malade et augmente la quantité de sérum libre,
Dans ces deux exemples, nous voyons l'inverse des propositions établies précédemment sur les proportions relatives de la sérosité à la globuline dans la masse totale du sang. Un autre cas peut encore se présenter, lorsqu'on ouvre la veine à un malade cachectique ou anémique, atteint d’une inflammation intense. Alors le sérum de la saignée sera très abondant, par la double raison que sa quantité relative est déja plus considérable par rapport à la globuline dans la masse totale du sang, et que la contractilité du caïllot étant augmentée par linflammation, exprime une très grande partie de la sérosité qui, sans cela, serait restée emprisonnée entre ses mailles. Cest ce qui s’observe surtout dans les inflammations intenses traitées par des saignées coup sur coup: plus on saigne alors les malades, plus le sérum devient abondant et plus le caïllot devient petit.
Ainsi, l’on voit : 1° que pour que le volume du caillot indique la prédominance de la globuline
dans la masse totale du sang, il faut qu'il soit, en