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FORMATION DE LA COUENNE

quart d'heure, toute la masse parait prise, et se présente sous l'aspect d’une gelée tremblante, adhérente de toutes parts à la circonférence du- vase. La surface de cette masse offre alors une teinte blanchâtre ovaline tirant un peu sur le jaune. En la regardant contre la lumière, on y aperçoit une pellicule très mince qui touche immédiatement à la masse sous-jacente et au-dessus de laquelle on ne voit point de sérosité. Voici la première période de la coagulation du sang; jusqu’à présent on ne peut même pas se douter d où sortiront les éléments de la couenne. Mais ce doute disparaîtra

après l'examen attentif du caillot. On verra alors que celui-ci subit une espèce de retrait progressif, et que par suite de la rétraction graduelle de ses molécules, il diminue de plus en plus de volume, qu'ilse détache progressivement de Ja circonférence du vase, et que la sérosité contenue auparavant dans ses aréoles étant exprimée par suite de sa rétraction se présente maintenant au-dessus de lui. Immédiatement après, cette sérosité , qui est encore loin d’être limpide comme elle lesera plus tard, fournit un dépôt assez abondantsur la surface du caillotet se divise ainsi en deux couches, dont l'inférieure, occupée par ce dépôt, a une densité plus considérable et constitue la couenne,.

Celle-ci cependant est encore molle , car ce n’est

Sos

que par une continuation de plusieurs heures de cette rétraction progressive du caillot que la sérosité étant exprimée en quantité de plus en plus considérable , fournit à la couenne des molécules de plus en plus nombreuses et donne à celle-ci et au caillot leur densité convenable,

D'après ce que nous venons de dire, il est facile de voir que la principale cause de la formation de la couenne est la rapide rétraction du caillot, qui sans cela se serait formé lentement, comme il arrive dans les cas ordinaires, et aurait embrassé dans ses mailles tous les éléments de la couenne.

Nous voyons se vérifier dans ce phénomène, les deux faits d'observationreconnus depuis long-temps, savoir, que, d’un côté, l’inflammation donne lieu à | l'aspect couenneux du sang, et de l’autre, qu’elle en augmente la plasticité. Ces deux phénomènes ne sont, en effet, que la conséquence l’un de Pautre ;et si la couenne reconnait pour cause l’augmentation de plasticité du sang, cette dernière étant généralement le résultat de l'inflammation; nous pouvons diagnostiquer l’inflammation d’après la présence de la couenne.

C’est tout ce que la croûte inflammatoire nous permet de diagnostiquer dans l’état actuel de la science; elle ne présume rien, comme on pourrait

peut-être le croire de prime abord , sur la quantité

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