‹ Précis pratique et raisonné du diagnosticChapitre 29 sur 240 · SIGNES TIRÉS DE LA COUENNE · texte numérisé non relu

SIGNES TIRÉS DE LA COUENNE

proportionnelle d’aibumine ni de fibrine. Nous verrons même par la suite, en parlant des méthodes chimiques, qu’il est à peu près démontré que ces deux éléments n’augmentent pas de quantité dans les inflammations en général, et dans le sang couenneux en particulier. |

Touten attribuant, en grande partie, la formation de la couenñe à l'augmentation de la plasticité du sang et de la rétractilité du caillot, nous ne pouvons pas regarder cette condition comme la seule cause de coucenne, vu qu’il est démontré par les expériences, et surtout par des observations de MM, Piorry et Mondezert, que la croûte inflammatoire peut également se former sur le sérum décanté. Cette production serait-elle due au développement anormal d’un acide qui coagulerait Palbumine? Cette hypothèse nous parait au moins probable. En effet, M. Donné a remarqué que la sérosité devient acide dans les inflammations.

Ce que nous avons vu se former dans le sérum de la saignée ne pourrait-il pas également s’effec-" tuer sur la surface des membranes séreuses enflammées? Les fausses membranes ne peuvent-elles pas être regardées comme de véritables couennes du sang” Nous soumettons aux lecteurs cesréflexions, qui, pour nous, ont un haut degré de probabilité.

Quoique , d’après ce qui précède, nous nous

croyions autorisés à diagnostiquer une inflammation toutes les fois que nous rencontrons une couenne franche sur le caillot du sang, il s’en faut cependant que l’absence de celle-ci repousse com plétement l'idée de Pinflammation.

Il est démontré par les observations et les expériences de beaucoup de médecins distingués qu’il y à plusieurs causes qui peuvent empêcher la formation de la couenne, malgré toutes les dispositions du sang nécessaires à cette production pathologique..

. C’est ainsi que M. Gendrin a observé quatre fois que le sang .couenneux, avant et après, cessait de se couvrir de couenne au moment d'une syncope. Cullen dit également avoir vu un épileptique dont le sang, tout-à-fait dissous pendant le paroxysme, était couvert d’une croûte : inflammatoire fort épaisse si on le tirait immédiatement avant ou après l’aceès, Les faits de ce genre nous paraissent avoir une bien plus haute importance que celle que leur accordent la plupart des médecins qui en parlent. Ils nous semblent confirmer complétement la théorie de la formation de la couenne que nous venons d'exposer. Lorsqu’en effet toute la contractilité musculaire devient anéantie dans une syncope, ou lorsqu’elle

se concentre sur un certain ordre de muscles dans

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