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SIÈGE ET NATURE DE L'HYSTÉRIE

duire un désordre. Or, le maximum de sensibilité ütérine se trouve certainement chez les jeunes filles, chez qni toutes les stimulations paraissent retentir sur le centre nerveux utérin, que la moindre excitation met en mouvement, Chez les vieilles femmes,

au contraire, dont le système nerveux se trouve gé-

. néralement endurci, des lésions, même profondes,

de l'utérus restent presque sans effet sur l’épanouissement des filets nerveux. Toute la différence repose, dans les deux cas, sur les dispositions du système nerveux utérin. Dans quelques circonstances , il est tellement impressionable, que toute influence un peu forte, physique ou morale, directe ou indirecte, le met de suite en érection et provoque quelquefois des convulsions ; dans d’autres, au contraire, il est tellement insensible que des affections de l’utérus qui écorchent profondément cet organe ne suffisent pas pour le chatouiller. En envisageant ainsi dans ses véritables couleurs le sujet en question, il ne nous paraîtra pas impossible d'admettre au moins & priort, avec quelques auteurs, comme Hoffmann, MM. Louyer-Willermay, Broussais, Georget, etc., la possibilité des accès hystériques chez l’homme. Nous trouvons dans les deux sexes à peu près la même expansion nerveuse dans laquelle nous avons localisé l'hystérie chez la femme; la seule différence pourrait

done ne consister que dans la fréquence proportionnellement plus grande de ces accès chez Jes femmes que chez les hommes; disproportion qu'il n’est pas difficile de concevoir, par l'impressionabilité du système nerveux en général, moindre chez les hommes, par l'absence, chez eux, d’une voie de perception qui est peut-être le plus en rapport avec le développement de lhystérie.

Siége et nature des fièvres iniermittentes et pernicieuses.— Une foule d'opinions ont été émises sur ce sujet. Au lieu d'entreprendre la tâche fastidieuse de les énumérer toutes , nous nous bornerons à en établir une, à laquelle nous parviendrons par l'analyse des symptômes de cette affection. Nous ferons, en un mot, ce que nous avons fait à l'égard de toutes les autres affections qui nous ont occupé jusqu'ici. Lorsqu'on étudie bien les symptômes de la fièvre intermittente dans leur développement progressif, il est impossible de ne pas s'apercevoir que les troubles qui s’y présentent en premier lieu, appartiennent évidemment aux fonctions organiques se trouvant sous la dépendance du système ganglionpaire. Par conséquent, d’après ce simple aperçu; on est de suite porté à reconnaître dans ce système le siége de la fièvre intermittente, Cependant il ne

nous reste pas moins à résoudre si elle siége dans

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