SOMMEIL
qüres, ne réussirent à nous donner un signe de sensibilité. Le galvanisme fut employé sans que la malade montrât quelque contractilité; M. Frank, même, la crut morte, mais en’conseillant toutefois de la laisser dans le lit. Pendant viugt-huit heures aucun changement ne survint, on croyait déjà sentir un peu de putréfaction ; la cloche des morts était sonnée; ses amies viennent de l’habiller en blanc et de la couronner de fleurs , tout se disposait autour d’elle pour l’inhumation. Voulant me convaincre des progrès de la putréfaction, je reviens auprès de mademoiselle de M**°”*; la putréfaction n’était pas plus avancée qu'auparavant ; au contraire, quel fut mon étonnement lorsque je crus apercevoir un faible mouvement de respira= tion ! Je l'observai de nouveau, et je vis que je ne m'étais pas trompé. Aussitôt je pratique des frictions, j'ai recours à des irritants, et, après une heure et demie, la respiration augmente , la malade ouvre les yeux , et, frappée de l'appareil funèbre, elle revient à la connaissance et me dit en riant : Je suis trop jeune pour mourir. Get état fut suivi d’un sommeil de dix heures. La convalescence marcha rapidement, et la malade se trouva bientôt débarrassée de toutes indispositions ner-
veuses. Pendant son sommeil, elle entendit tout;
tlle rapporta quelques paroles latines prononcées